FLEURS. — FLOTTE
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laille reprit sa forme primitive, et passa aux mains des malheureux. De quoi le père informé, loua Dieu qui lui avait donné un tel Dis '. De même pour une B,e Thérèse de OunEM (Tarasia, Tareja de Ourem) en Portugal; 3 septembre, 1266. Elle était servante d'un curé, homme très-près regardant ; et comme elle portait aux pauvres une corbeille pleine de pains, son maître voulut savoir ce qu'elle prétendait faire. Soulevant donc le linge, il n'aperçut que des roses. Dans une autre circonstance encore, le prêtre trouva fort mauvais de reconnaître sur le dos d'un mendiant un vieux surtout dont la pieuse fille avait disposé. Il prétendit donc que le vêtement fut réintégré dans sa garde-robe. Grand embarras de la pauvre servante, jusqu'à ce qu'un ange lui apportât ce qu'exigeait le maître. Or celui-ci entrant dans son église le lendemain pour dire la messe, reconnut encore le même surtout porté par le pauvre qui l'avait eu en aumône. 11 en conçut un si grand respect pour la charitable femme que, quand elle fut morte, il disait pour son anniversaire la messe de la Toussaint 2.
La Bm Germaine Cousin, de Pibrac (Cf. Troupeau, p. 36) a reproduit aussi un exemple tout semblable. Sa marâtre la poursuivait, bâton levé, pour empêcher ce qu'elle tenait comme prodigalité chez la pauvre bergère; et fut bien surprise de ne trouver que des fleurs quand la sainte ouvrit son tablier3.
De même on raconte en Toscane que sainte Verdiana (Viridiana) étant servante, distribua aux pauvres quantité de fèves durant une famine. Mais le maître était exigeant et peu aumônier. Dieu permit donc que la sainte trouvât le coffre aux fèves tout rempli, comme si de rien n'était, quand il fallut rendre compte. Cf. Serpent.
Quoi qu'il en soit, les saintes dont nous venons de parler ne sont souvent représentées qu'avec un souvenir abrégé de ces miracles. Ainsi l'on se contente parfois de leur mettre à la main un bouquet de fleurs.