Ibid., item, p
9. Specul. historial., libr. XXIII, cap. eux. Cf. Heussen, Batavia sacra, t. I, p. 31. — AA. SS. Maii, t. II, p. 045, sqq. — Historiœ plurimorum sanctorum (supplément à la Légende dorée), Lovanii 1485; f° lxxij, sqq. J'en passe, et des meilleurs.
FONTAINE
Saini Aimé, abbé de Remirkmont (Cf. Argent, p. 08; Corbeau). Il fait sortir une source d'un rocher1.
Saint Riquier abbé (Cf. Clef, p. 227). Avant son entrée en Religion, il avait déjà obtenu pour un de ses hôtes un ruisseau qu'il fit sortir de terre en y enfonçant son bâton s.
Saint Léonard du Limousin (Cf. Captifs, p. 177; Chaînes). On rapporte qu'à sa prière Dieu fit sortir une fontaine pour ses compagnons, qui jusque-là étaient obligés d'aller chercher de l'eau à la distance d'un mille '. Ce miracle semble avoir donné lieu au choix que les porteurs d'eau de Paris ont fait de lui pour patron ; outre
S. Isidore de Madrid, p. 425.
que leur pays est assez généralement, sinon le Limousin, du moins une province voisine.
Saint Humbert de Maroilles (Cf. Ange, p. 39; Cerf). Il
1. AA. SS. Septembr., t. IV, p. 102, sq. — Calendar. benedicl., 14 septembr.
i. Chronic. cenlul., libr. I, cap. xn (ap. d'Achery, Spicileg., t. IV, p. 436).
3. Suriui, 6 novembr. La grande conflance des fidèles pour ce saint dans presque toute la chrétienté latine, le reconnaissait comme auteur de miracles sans nombre. Ccst ainsi que le Missel de Passau (1505) le range parmi les grands thaumaturges, dont l'intercession est bonne en tous maux.
« Salve mitii et bénigne Ad te clamant; et perpessi
Leonarde, Deo digne Multipliée» labores.
Tuii sacria actibu».
Vinctot atque captivait»,
Casci, muti, lurdi, lésai Compeditoe, ci.eiialo»
obtint une source pour désaltérer sainte Aldegonde qui était venue le visiter *.
Saint Trond (Cf. Église sur la main, p. 3£il). Une fon-
Invocatus libéras. Ventos sedas et procelUs, etc. »
Mais la fontaine est positivement indiquée, avec d'autres prodiges encore, dans une hymne du recueil de M. Mone (t. III, p. 398) :
t Bjus prece fons manavit
Quem natura denegavit,
Dans potum indigenis.
MUS hoc (huic T) non habet parem
Quibus illuDi compararem
Miris in miraculis.
Natn reginœ laboranti Bt in partu deaperanti, Contulit auiilium;
4. C. Cavedoni, Memorie di rêligione... (Modena, 1842), série II, t. XIII, p. 03. — AA. SS. Mari., t. III, p. 50t.
Invoc-atus, vfnculatis Bt tormento depuUtis Confert adminiculam.
Ave, spea o captivorum.
Relaiator vinculorum, Coosolator miserorum,
Adjutor promptiasime. »
FONTAINE
taiiie qu'il fit sourdre en enfonçant son bâton dans le sol1, semblerait indiquer son titre 6' Apôtre de laHêsbaie; mais son biographe dit que cette source s'appelle encore la fontaine de saint Trond.
Saint Aldeiiic, prémontré (?). Cf. Pâtre.
Saint Isidore le laboureur (Cf. Auges, p. 40; etc.). Les Espagnols le pejgnent volontiers faisant jaillir de terre une source; soit avec une bêche, soit avec un aiguillon de bouvier, soit plutôt avec l'instrument que les laboureurs espagnols emploient pour déchausser le soc lorsque la terre s'y attache et qui ressemble un peu à la figure adoptée en blason pour peindre une lance émoussée.
Son maître (car il était au service d'un propriétaire de Madrid) étant venu visiter la terre où travaillait le saint homme, se trouva pressé de la soif, et lui demanda s'il n'y aurait pas de l'eau dans le voisinage. Isidore lui montra une pierre; mais après l'avoir soulevée, le maître, homme difficile, se crut joué en ne trouvant rien. L'homme de Dieu enfonçant alors en terre l'instrument qu'il tenait à la main, il s'éleva une colonne d'eau que les habitants de Madrid visitent encore en mémoire de leur patron *. Ce peut être un des motifs qui ont fait invoquer saint Isidore contre la sécheresse 3. Cf. p. 424. . Saint Philippe Benizzi, de l'ordre des Servîtes (Cf. Couronne, p. 268, sv.). Près de quitter la solitude où il s'était caché en Toscane durant trois mois pour éviter d'être élu pape , il pria Dieu d'accorder quelque bienfait à ces lieux où son cœur avait été comblé de consolations. Puis frappant la terre de son bâton , il en fit sortir la source d'eaux thermales qui s'appelle encore aujourd'hui Dagni di S. Filippo *.
Saint Victor (ou Vittre) d'Arcies en Champagne, prêtre et ermite ; 26 février, vers le vu* siècle. On lui attribue aussi, soit l'éruption d'une source, soit le changement de l'eau d'une fontaine en vin \
Saint Gerlache ermite (Cf. Arbre, p. 67; etc.). Une source près de lui. Longtemps retiré dans le tronc d'un gros chêne qui lui servait de cellule, -il ne vécut que d'un pain grossier mêlé à de la cendre, et d'eau qu'il allait puiser à une fontaine nommée encore aujourd'hui fontaine de saint Gerlache 6.
Saint Leukroi {Lentfridus), abbé; 21 juin, 738. Faisant sortir du sol, au moyen de son bâton, une source (dans le Vendômois) pour récompenser un paysan qui lui avait donné à boire, mais qui se plaignait de la pénurie d'eau '.
Saint Gomer (Gocinacre, Gummarits), patron des mal mariés, parce qu'il avait été marié assez malencontreusement (Cf. Arbre, p. 67). On raconte qu'en frappant la terre de son bâton, il fit jaillir une source pour désaltérer ses moissonneurs. La fontaine est encore visitée dans une chapelle du territoire d'bjnblchcm, près de Lierre', dans la province d'Anvers.
Saint Rouin abbé. Cf. Bâton, p. 128; etc.
Saint Bruno instituteur des Chartreux (Cf. Branche d'arbre, p. l/i6). Une fontaine qui sortit près de son tombeau, devint l'instrument d'une foule de guérisons miraculeuses.
Saint Nicolas de Tolentino, religieux Augustin (Cf. Ange, p. 40; Étoile, etc.). Comme on bâtissait à Tolentino un monastère où l'eau manquait aux ouvriers, il enfonça en terre un roseau qui fit sourdre une fontaine '.
Saint Ladislas, roi de Hongrie (Cf. Bannière, p. 116; Chapelet). Les Hongrois le peignent volontiers faisant sortir d'un rocher avec sa lance une fontaine pour abreuver ses troupes, pendant qu'il poursuivait des voisins turbulents qui avaient envahi son royaume ,0.
Saint Gaucher de Meulan, prêtre (Cf. Plaie). Entre Juziers où le saint passa son enfance, et Gargenville où il allait à l'école chez les moines ou chanoines du prieuré, une fontaine porte encore le nom de Saint-Gaucher. On y vient des environs, surtout le mardi de Pâques; et son eau passe pour guérir les fièvres intermittentes11.
Femmes.
Sainte Begciie veuve, honorée a Andenne (Cf. Coq, p. 251, sv.). Le médaillon fleuronné que l'on a déjà vu
précédemment, ne sera pas de trop ici; pourvu que l'on
i. Snrius, 23 novembr. (libr. II, 4).
2. AA. SS. Maii, t. III, p. S25. — Nieremberg, De miris... in Europa, lib. II, cap. xxxm.