Menolog. grœc, 1. 1, p
2. Legenda aur., cap. xlix. Si je ne me trompe, ce serait pour lui qu'on aura inséré dans l'hymne du commun des martyrs cette strophe (ap. Daniel, Thesaur. hymnolog., t. I, p. 109) :
« Ex hoc furor vesanise Jussit perimi raartyrem, Juslumqne terris obrui
évêque de Reims. Il a été publié une petite brochure (à Ypres, 1766, in-12) pour établir que ce patron contre le tonneire, la foudre, grêle et tempêtes, est un martyr (proprtï nominis), dont le corps fut tiré des catacombes de Sainte-Agnès en 16Z|9, et envoyé plus tard à Munster- Eiffel, dans le pays deJuliers. On y raconte que l'arrivée de ce corps saint dans les provinces de Cologne et de Juliers fut accompagnée d'orages terribles qui suggérèrent la pensée de l'invoquer contre ces périls. Le fait est que la plupart des estampes semblent donner raison à l'auteur de cet opuscule ; mais, comme je l'ai dit, tout le monde n'est pas d'accord sur le choix de ce patron et sur ses attributs. Ce ne serait pas du reste la première fois qu'un saint bénéficierait des qualités attribuées plus exactement à son homonyme. Toutefois je l'ai placé en tête de l'article, parce que plusieurs en font un évêque. Selon d'autres ce serait un soldat chrétien de la légion Fulminante (fulminala, ou fulminatrix).
Saint Anschaire archevêque de Hambourg, apôtre du Danemark et de la Suède; 3 février, 865. On rapporte que pendant qu'il prêchait aux néophytes ou aux païens, la foudre éclata sur son auditoire qui prêtait peu d'attention à ses paroles. D'ailleurs un autre récit de ses biographes raconte que, chez les nouveaux convertis, du foin fauché ou recueilli un jour de dimanche fut la proie d'un incendie allumé par le feu du ciel. Ce qui ne contribua pas peu à faire respecter les enseignements du saint homme*.
Les SS. Jean et Paul, martyrs. le suppose que ce sont les deux frères martyrisés sous Julien l'Apostat (Cf. Épée, p. 370) à cause des richesses que leur avait laissées sainte Constance, fille du grand Constantin. Quoi qu'il en soit, bien des estampes allemandes présentent comme patrons contre la foudre deux saints de ce nom revêtus d'un costume de guerriers ; et ce vêtement militaire pourrait être une indication de noblesse.
Saint Fracan (ou Fragan , Francanus, Frecanus, etc.) prince breton ou gallois, père de saint Guennolé. Ses titres à être désigné comme saint ne sont pas bien établis. Voici en tout cas un miracle dont on lui fait honneur, et qui pourrait aussi bien être mis sur le compte de son fils. Fracan avait voué Guennolé à la vie religieuse, puis l'en avait dissuadé lui-même. Au milieu d'un affreux orage qui éclata sur sa tête dans la campagne, il crut reconnaître la colère divine qui voulait punir sa parole violée, et prit l'engagement de réparer cette faute s'il avait la vie sauve. L'ouragan cessa aussitôt, et cette fois il accomplit sa promesse 7.
Quem régna cœli continent. »