‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 698 sur 1339 · T. I, p. 7 (2 septembr · texte numérisé non relu

T. I, p. 7 (2 septembr

4. AA. SS. August., t. III, p. 439, 428. Une hymne ancienne (AA. SS., ibid., p. 429) fait allusion à la biche qui le nourrit de son lait :

f Vivebat inter bestias Quo cive gaudent angeli. i

5. Mammès, à cause de cela, mais aussi peut-être par suite d'un jeu de mots tiré de son nom (mammœ) et qui n'aura pas nui à la pratique populaire, est invoque par les nourrices pour ne pas man-

saint Arnould multiplier le pain et le vin pour alimenter une foule de peuple qui était venue assister à la consécration d'une église1 ; et comme le vin n'est pas très-usuel en Flandre, on lui aura recommandé la boisson nationale, d'autant qu'il était natif du pays d'Audenarde. En somme, on lui donne comme attribut en outre, soit une vague, soit un bouquet de houblon et d'orge.

Dans les tableaux ou les sculptures, l'instrument de supplice appelé ongles de fer prend souvent la forme d'une fourche à dents recourbées dont on se servait pour déchirer les chairs du patient. On peut rencontrer aussi dans quelque monument le croc (uncus), qui servait dans l'amphithéâtre à entraîner les cadavres de ceux qui avaient succombé.

Le trident {fascina) semble avoir primitivement servi aux pêcheurs pour harponner le poisson, comme on le voit pratiquer encore sur les côtes de la Méditerranée. De là sans doute est venue l'idée de l'attribuer comme sceptre à Neptune. Mais son emploi même dans la pêche l'avait fait introduire parmi les armes offensives qu'employaient diverses espèces de gladiateurs. Le rèliaire, par exemple, lançait un èpervier sur son adversaire pour le harponner ensuite en manière de poisson. J'imagine qu'en conséquence, les veneurs de l'amphithéâtre auront bien pu être armés aussi du trident pour se défendre contre les bêtes farouches, ou pour les achever quand elles étaient blessées mortellement.

La simple fourche de bois ou de fer, pour remuer le fourrage ou la litière des bestiaux, peut figurer parmi les caractéristiques des saints laboureurs, ou de ceux qui ont été condamnés à prendre soin des bêtes de charge. Cf. Ëlable.

Saint Mammès, martyr (Cf. Cerf, p. 185; etc.). Un trident à la main, parce que la relation .langroise de son martyre dit qu'il eut les entrailles percées d'un coup de trident2 (Cf. p. Z|36) par un des valets de l'amphithéâtre (Cf. Entrailles, p. 362). Les bêtes farouches l'avaient épargné dans le cirque ; plusieurs même s'étaient mises à le caresser, comme avaient fait précédemment les animaux de la forêt quand il y cherchait un refuge contre la persécution. Le gouverneur de Césarée, irrité de la protection du Ciel qui se manifestait publiquement en faveur du martyr, ordonna qu'on le tuât sans délai. Le Ménologe grec3 le fait percer d'un coup de lance, et selon d'autres, le saint aurait été décapité; mais un auteur grec est d'accord avec la légende de Langres*.

quer de lait. Cependant sa prose ( Voce, corde, jubilemus) dans le Missel d'Autun de 1530, ne parle guère que du respect des animaux farouches pour notre martyr.

« Devorandus feris datur,

Sed in agnum commutatur

Ferarum sœvitia ;

Hroc submissa pedes lambit,

Hcec amplexn collum ambit,

Pia dans obsoquia, »

Cf. AA. SS. August., t. III, p. 438, sq.

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