‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 753 sur 1339 · GROUPES (SEPT A SEPT, ETC · texte numérisé non relu

GROUPES (SEPT A SEPT, ETC

saint Jacques le Majeur dans la Péninsule hispanique. Ce sont les saints Torquat, Second, Indalèce, Ctésiphon, Euphrase, Céciuus et Hésychius. Fleury, dans son Histoire ecclésiastique, traite assez cavalièrement cette tradition de l'Espagne; mais il s'est trouvé de doctes Espagnols qui ont amplement débattu et confirmé cela, sans recourir aux témoignages suspects dont se servent parfois leurs compatriotes'. Cf. Pont.

Les sept évêques qui passent pour avoir été envoyés dans les Gaules par saint Clément pape (si ce n'est par saint Pierre). Ce sont saint Gatien de Tours, saint Trophime d'Arles, saint Paul de Narbonne (Sergius Paulus?), saint Saturnin (Sernin) de Toulouse, saint Denys de Paris (l'Aréopagite?), saint Austremoine d'Auvergne, et saint Martial de Limoges. Je sais bien qu'il a été fait plus d'une objection contre l'époque et la simultanéité de cette mission jadis célèbre en France1; mais elle a été fort longtemps reçue comme chose jugée, d'où les artistes se faisaient un point de départ.

La Basse-Bretagne n'a voulu demeurer en reste de patriotisme chrétien avec aucune nation. Les Armoricains peignent donc aussi les évêques primitifs de la population bretonante, sans balancer sur le siège qu'ils assignent à chacun d'eux. Ce sont saint Paul de Léon, saint Samson de Dol, saint Tugdual de Tréguier, saint Corentin de Quimper, saint Paterne de Vannes; avec les saints Brieu et Malo, chacun dans la ville qui en garde le nom. A ce sujet, il ne manquerait pas d'observations à faire, surtout contre ceux qui veulent' que l'Armorique n'ait pas eu d'épiscopat antérieurement aux missionnaires que je viens de nommer.

Les sept Dormants. Cf. Caverne, p. 179.

Les sept fondateurs de l'ordre des Servîtes (Serin B* Marix) : Buonfilio Monaldini, Jean Manetti, Benoit d'Antella, Barthélémy Amideo, Alexis Falconieri, Uguccione et Sostegno 3. On pourra les reconnaître aussi au chiffre de leur Ordre, qui a été indiqué sous le titre Armoiries, p. 84.

Les saints Daniel, Ange, Samuel, Domule, Léon, Nicolas et Hugolin ; tous de l'ordre des Frères Mineurs, martyrisés à Ceuta, en 1227 (13 octobre),

A Windeshoven dans le Limbourg, les saints Landoald, Amance, Julien et Adrien; avec les saintes Vinciana, Adeltrude et Landrade. Tous les sept ont vécu et sont morts dans cet endroit.

VIL H VIT, et au delà.

J'ai appris un peu trop tard que le diocèse de Ravenne a obtenu la permission de fêter en un même office ses douze évêques qualifiés de Cohunbini. Ce que )e disais donc (p. 240) sur la façon ancienne dont s'élisaient les pontifes de cette Église, parait s'être borné à douze d'entre eux. 11 y a déjà là de quoi féliciter suffisamment ce siège, qui s'en est bien des fois fait trop accroire.

Saint Palmace martyr, avec saint Calépode et nombrp d'autres qu'ils avaient convertis; 10 mai, 222. Ses Actes authentiques ont été publiés par les Bollandistes (Maii t. Il, p. 498-502; 845, sq.), et Pierre de Natalibus (libr. IV, cap. cl) en donne.une analyse rapide.

Les sept fils de sainte Félicité martyrisés avec leur mère, ont déjà été signalés, de même que plusieurs autres groupes semblables, sous le titre Familles saintes; mais l'on ne sera pas fâché sans doute de les voir reparaître sur la volute d'une crosse en bois doré, copiée par le P. Martin à Cologne, dans l'église de Sainte- Ursule. Voir p. 472.

Les sept enfants martyrs que nous nommons les petits Machabées, sont quelquefois représentés par les Grecs, non-seulement avec leur mère qu'ils nomment Salomonie, mais aussi avec leur père qu'ils appellent Éléazar.

Les quarante martyrs de Sébaste. Cf. Couronne, p. 270.

Je n'ai besoin que de rappeler les quatorze saints Auxiliaires auxquels un article spécial a été consacré; et les dix-neuf martyrs de Gorcum (9 juillet, 1572), mis à mort par les Gueux de la Brille sous les ordres du farouche Guillaume de Lamark comte de Lumey. Cf. Hérésie, etc. On peut voir les détails de leurs tortures dans le recueil des Bollandistes, mais ajoutons un fait qui mérite d'être mis en lumière. C'est qu'une plante recueillie par dévotion près du lieu où ils avaient souffert la mort, et

1. Cf. Vïllanueva, Viage lilerario, t. 111, p. 250-280.— Espaîia sagr., t. III, p. 144, sgg.; et i-ix.

2. Cf. Launoy, Dissertatt. très (Appendix ad i*m) inutrumque Gregorii et Severi tocum, etc.; passim. Dom Matlioud lui-même (De vera Senonum origine christiana), qui est pour l'origine apostolique du siège de Sens, renvoie sans façon les autres au règne de Dèce; concession déjà bien forte aux préjugés contemporains. Cela ne ressemble pas mal au procédé de Noël Alexandre, défendant pro domo sua (comme dominicain) l'apostolat de saint Lazare et de sainte Madeleine dans les Gaules; puis retrouvant toutes les préventions de son époque pour nier avec acharnement la venue de saint Jacques en Espagne.

Avant et après ces écrivains, on a pris divers partis sur ce sujet où je n'ai pas l'intention de me compromettre avec qui que ce soit. Criera qui voudra au jansénisme, à l'abus de la critique, etc.i on peut voir que je n'abonde pas trop dans le sons des écrivains du

xvne siècle. Mais de m'associer tout à fait aux ardeurs très-patriotiques et très-édiflantes (quoique non pas toujours assez charitables) qui ont rallumé tout récemment la querelle, c'est ce dont je prétends bien me garder.

Au fond l'évangélisation des Gaules, même dès le premier siècle, est amplement établie par maint témoignage irrécusable. Reste à savoir si cela emporte nécessairement le droit que l'on s'attribue d'anathématiser quiconque n'accepte pas d'emblée les pieuses légendes de nos vieux sièges gallicans.

Ni mon sujet, ni mes études ne m'autorisent à prendre la parole avec autorité en ces matières. Il me convient d'autant plus d'y être court, que je connais l'existence d'un travail déjà presque achevé, où la question est reprise sous œuvre, et sondée dans ses fondements véritables. Après cette publication, il faudra grande envie de se disputer si l'on n'est pas satisfait par les pièces vraiment probantes.

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