Calendar. benedict., 11 febr
2. Une prose {Adomata laudibus) dans le Missel de Constance (1504, in-fol.) expose ainsi ce fait:
« Ad instar Evangelistu.', Haurit virus justus iste Illapsum, te tixus (fisns?) Cingle, Sacramento cum portento Mortis in aranea.
(Cf. Apparitions de la tris-sainte Vierge, p. 58), avec cette différence seulement que le saint faisait son action de grâces au pied
de l'autel, tout ^COT^dUÔCÇÔ résigné aux effets quelconques du poison; car l'araignée n'est pas encore aujourd'hui bien réhabilitée dans l'opinion publique, malgré l'astronome Lalande qui se piquait d'en manger comme des bonbons. Le saint rendit l'animal en éternuant, sans autre accident pi us fâcheux. (Clm*«,M de Nuremberg.)
Saint Feux de Nole, prêtre et confesseur; 14 janvier, v. 266. Une toile d'araignée tapisse la grotte où le saint était réfugié. Il était regardé par les païens de la ville , comme le principal appui de la foi chrétienne ; et après avoir échappé une première fois aux persécuteurs (par l'entremise d'un ange, dit-on), il revint devant eux pour leur reprocher leur impiété. Ceux-ci ayant envoyé des gens pour se saisir de lui, le saint se réfugia dans un réduit que formaient deux murs rapprochés. Une araignée ayant au même moment tendu sa toile devant l'ouverture, on ne songea point que quelqu'un eût passé par là depuis peu de temps, et qu'il fallût fouiller cette cachette pour mettre la main sur celui que l'on cherchait. Il échappa ainsi aux fureurs des idolâtres, et prolongea sa vie jusqu'à un âge avancé 3. Cf. Grappe.
La vie de saint Camion, évêque africain, mort à Atella (25 mai, ive ou ve siècle), raconte qu'il fut dérobé comme saint Félix aux recherches des persécuteurs par une toile d'araignée qui couvrit le buisson où il se cachait*. Les Véronais font un récit tout pareil au sujet de sainte Teuteria (5 mai, vne siècle) et disent que ce fut pour sainte Tusca l'occasion de l'admettre désormais en sa compagnie \
ARBRE, ARBRISSEAU, ARBUSTE
Si je ne m'étais à peu près interdit dans ce livre les
Qute ad mensam dum consedit, Ejus ore viva redit; Nec gustum nec vitam lodit, Sed testatur quod frustraïur Fide vis venenea. »
Cf. Legend. aur., 18G. — Catend. benedict., 20 novcmbr.
3. Cf. Bed., Vita S. Felicis; Opp., éd. Giles, t. IV, p. 180, lus.