LIVRE
les mains, disant : Voici la doctrine que j'ai apprise et que je crois, la loi dans laquelle j'ai vécu et dans laquelle je veux mourir. Lorsque ce saint tient son livre sans être représenté mourant, ce peut être une allusion au trait que nous venons de raconter, ou tout simplement u n attribu t général de l'épiscopat.
Pour SAINT BOMFACE
d'Allemagne, c'est tout autre chose. Nous en avons donné la forme et le motif sous le titre Èpèe, p. 365.
Saint Anthelme évêque de Belley, après avoir été prieur de la grande Chartreuse (Cf.
Lampe, p. 496). On dit qu'il reçut par l'entremise de saint Pierre, l'indication de l'ordre qu'il fallait suivre pour réciter l'Office de la sainte Vierge (cursus Marianus) ; et cet office fut établi ensuite dans toutes les maisons des Chartreux.
Saint Grégoire évêque de touRS (Cf. Châsse, p. 204). tenant en main ou offrant à Dieu son livre De gloria martyrum ; ou peut être celui qui a pour titre De miraculis tancti Martini, car on dit qu'il rédigea ce dernier écrit d'après l'ordre du Ciel.
Saint Éloi évêque de Noyon (Cf. Châsse, p.
204; Cheval). On l'a quelquefois peint avant son épiscopat, travaillant dans son atelier d'orfèvre avec urr livre ouvert près de lui; pour pouvoir y jeter les yeux de temps en temps, et occuper ainsi son esprit de pieuses pensées. C'est ce que racontent ses biographes en termes plus ou moins formels '.
Saint Adon, évêque de Vienne en Dauphiné; 16 décembre, 875. Il tient quelquefois en main le martyrologe
I. H. Rigault, S. Autusiodor. Ecclesiœ (ast., p. 109 : « Sanctorum exuvias auro circumilare amabat
Docta quidem Eligii, sed pia deitra magis. Semper adest «ubjectum oculi» cœleste volumen,
Saint Antoine de
qui porte son nom, ou bien il est représenté l'écrivant; et en général les saints qui ont laissé des écrits sont souvent peints la plume à la main, comme s'ils s'occupaient de tracer les pages qui leur ont fait un nom dans l'Église.
Saint Antonin, archevêque de Florence (Cf.
Balances, p. 110). Comme il a rédigé plusieurs livres sur la théologie et l'histoire , on pourra trouver soit dans sa main, soit près de lui, des volumes intitulés Summa theologica ou Chronicorum opus.
Saint Ives de Chartres {Cî.Chaire, p. 192). lia laissé des écrits, et enseigna la théologie ou le droit canon; mais le livre qu'il porte pourrait bien être une indication de la réforme des Chanoines, auxquels il fit reprendre la vie commune sous la règle ancienne *. C'est ce qui l'aura fait aussi représenter parlant du haut d'une chaire; soit en qualité de professeur (magister, doctor), soit comme adressant des exhortations aux siens.
Saint Ludger, évêque de Munster; 26 mars, 809. Un livre où il lit attentivement rappelle qu'il disait son bréviaire lorsqu'on vint le demander de la part de Charpadoue, p. 524. lemagne , et qu'il ne
quitta point sa prière quoiqu'il fût appelé par trois fois. Je parle, dit-il, à un plus grand prince, que je ne saurais quitter pour l'autre; car Dieu doit avoir le pas sur l'empereur. On raconte d'ailleurs que dès son enfance il avait témoigné une affection singulière pour les livres ; si bien que, encore à la mamelle, il saisissait et baisait les livres de piété avec un empressement curieux3. Les saints Juste et Pasteur, frères (Cf. Groupes, deux à
Inter opusque Deo mens meditata vacat. »