‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 880 sur 1339 · MÉDAILLE. — MÉDECINE · texte numérisé non relu

MÉDAILLE. — MÉDECINE

ment de petites croix où se lisent des formules semblables. M. le chevalier J. B. de Rossi a cité un encolpium en or, qui porte ces mots : Crux est vita mihi, mors inimice tibi1. Cela s'est même modifié quelquefois en

Médaille de. saint Benoît.

inscriptions plus ou moins cabalistiques qui ne sont pas du sujet actuel.

Sainte Geneviève patronne de Paris (Cf. Chandelier, p. 196, sv.), recevant une médaille de la main d'un saint évêque, ou la portant à son cou. Comme saint Germain d'Auxerre et saint Loup de Troyes se rendaient dans la Grande-Bretagne pour combattre l'hérésie des pélagiens, et passaient par Nanterre où le peuple les recevait avec respect, saint Germain distingua dans la foule une petite fille (c'était sainte Geneviève) à laquelle il demanda si elle ne voudrait pas être l'épouse de Jésus-Christ. L'enfant répondit que c'était en effet son désir; et comme Germain aperçut à terre une médaille marquée de la croix (une monnaie, probablement), il la remit à Geneviève en souvenir de sa promesse. C'était sans doute en manière de cérémonie nuptiale, où le douaire de l'épouse est figuré par une monnaie. Ainsi l'évêque acceptait et consacrait le vœu de virginité fait par l'enfant, comme s'il lui eût donné publiquement le voile. Sainte Geneviève porta dès lors cette médaille suspendue à son cou, et l'on sait si elle remplit son engagement.

t. Hullettino di archeologia cristiana, 1803, p. 31. Cf. Mélanges d'Archéologie, etc.; t. I; p. 202, sv.; et pi. xxi, C, F, etc.

2. CoIom. iv, ii : « Lucas mcdïcus carisslmus. » Saint Paulin de Noie le qualifie de bis médiats Lucas, parce que les âmes éprouvèrent son secourt non moins que les corps. Le Bréviaire hispano-gothique semble avoir voulu paraphraser cette expression, dans l'hymne du

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