‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 881 sur 1339 · MÉDECINE ET INDICES DE LA PROFESSION MÉDICALE · texte numérisé non relu

MÉDECINE ET INDICES DE LA PROFESSION MÉDICALE

Au mot Bocal, nous avons parlé du matras que portent assez fréquemment les médecins dans diverses peintures, et qui sert parfois à désigner saint Côme el saint Damien. Les artistes ont eu recours à divers autres emblèmes pour indiquer tantôt la maladie, tantôt ceux qui font profession de la guérir. Ce sera par exemple une petite fiole avec l'étiquette liée à son cou, comme pour indiquer la manière de s'en servir, ou la recette qui la prescrit. Ailleurs c'est le serpent d'Esculape enroulé autour d'un vase ou d'un bâton, etc.

Mais comme la thérapeutique et la pharmacie se touchent de fort près, on ne doit pas être surpris de voir les attributs de ces diverses professions se mêler ou se remplacer l'un l'autre. C'est ainsi que de pieuses femmes dont la vie s'était consacrée soit aux fonctions hospitalières, soit à visiter les martyrs dans la prison pour panser leurs blessures, portent çà et là des vases de médicaments dont la forme n'est pas toujours très-caractérisée. Ailleurs un saint qui apparaît pour rendre la santé, tient en main un bocal ou une fiole du même genre pour indiquer la guérison qu'il opère. Aussi faut-il souvent que le spectateur aide l'artiste qui se trouvait réduit à des signes un peu vagues. Nous tâcherons donc d'indiquer certains emblèmes moyennant quoi l'on reconnaîtra l'intention des peintres et des sculpteurs dans un bon nombre de cas. Rappelons aussi qu'à titre de Docteurs, les saints regardés comme ayant exercé la médecine ont parfois reçu les insignes du doctorat universitaire.

Saint Raphaël archange (Cf. Anges, p. 35, et pi. annexée à la p. 33), dont le nom et l'histoire annoncent qu'il est secourable aux infirmités humaines, porte assez souvent quelque symbole de la profession médicale.

Certains artistes modernes (allemands surtout) ont imaginé de donner un bocal pharmaceutique au chœur des anges qui est appelé Vertus, par allusion un peu forcée à divers textes de l'Évangile (Luc. vi, 19; vm, &6; etc.)

Saint Luc, êvangéliste; 18 octobre, fin du r* siècle. Un mot de saint Paul * nous le montre comme médecin avec

Spiritni vel corpori.

Hic ciris anliocheiius Lucas, arlc medicus; Rursus et alumnus, doctor Gregis; nam sermonibus, Atril dédit sospitatem Membrîs et spiritibui. >

a. AA. SS. Octobr., t. VIII, p. 284, sq.

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