Calendar. benedict., 26 april
2. Résumons, d'après une complainte catalane (Gotgs), les principaux traits de cette légende, qui se trouvent disséminés dans notre livre :
< Non.it vos posaren nom Al polire ab fervorùs zel ;
Puii per lo costat nasquereu La de espinas y dolors,
Del tôt morta vostrâ mare, Pie de amor heu acceptât,
Quant ja sens vida la veren; Per imitar al Senyor, etc. No nasquereu per lo mon, Processô de Angels baixa,
Que religios sou entrât Vestits devostre sant habit;
Ter mes servir al Senyor, Y Cristo vos ministrà
Pare sant Ramon Nonat. Bon propi cos per vialich.
Ab est favor excelent,
Los Moros molt cruelment Morireu molt consol.it,
Bo dura preso vos posaren, Volant vostra anima al cel; etc. Y negantvos lo aliment; Las parteras y prenyadas,
Pins la boca vos tancareo. Pins los infantets petits, Ab pany y clau; mes no obstant, per vos, sant, son desllivradas,
Divmament heu parlât. Y de tots llurs mais guarils.
Y en la mar socorregut
Cristo y Maria baiiaron Lo vaiell que va negat
Dos coronas desdel cel, De fortune combatut. Pel capelo, que donare \ Btc- »
Le poète populaire continua a énumérer toutes les misères humaines qui se recommandent au l'are sant Ramon Nnnat : mais
l'invocation pour les femmes enceintes et les petits enfants s'explique principalement parla façon dont ce saint vint au monde, et d'où lui vint son nom de Nonnatus.
3. Une prose fort moderne, publiée par D. Gall Morcl (Lafft'n- Hymn. d. Mittelalters, t. I, p. 22, sq.), dit à propos du Calvaire :
« Tune lancea cor aperit Cum aquœ unda protinus;
Miles, et sanguis effluit Casci sanatur oculus. >
Cf. supra, p. 75, sv.; et 10t. — Leaenda aur., cap. xlvii.
4. Labus, Fasti delta Chiesa, 4 di giugno. — Breviar., lect. vi.
5. Diego de la Madré de Dios, Coronica de los Descalzos de la SS. Trinidad..., primera parte, lib. Il, cap. xxix (p. 302); et cap. xxxtv (p. 413, sg.).
0. M. Claudius Lavcrgnc, dans un compte rendu de mon travail, m'a fait connaître que cet ostensoir si simple faisait, à certaines gens, l'effet d'une lanterne. La chose mérite d'être mentionnée, pour ceux qui s'y prendraient a l'avenir. Cependant, bien entendu, on ne retrouvera pas la sainte sous le titre Lanterne.
7. Jules Romain, dont la dévotion n'est pas proverbiale, avait bien jugé à propos de mettre un linge dans la main droite de saint Longin, pour lui faire tenir sa monstrance de Mantoue. (Cf. Globules, p. 451, sv.) Le saint Sacrement pouvait réclamer autant de respect, surtout aux mains d'une femme. •
MONSTRANCti. - MOiNSTRES.
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j'aie laissé croire que sainte Claire pouvait être peinte de la sorte. Voici le fait : la servante de Dieu occupait un petit couvent qui, pendant les guerres de l'empereur Frédéric II, se trouvait exposé aux insultes des Sarrasins employés par ce prince. La ville d'Assise, attaquée par
ces bandits, ne pouvait être prise sans que les Clarisses fussent les premières livrées à la fureur des infidèles qui servaient l'empereur allemand contre le pape. Claire déjà cassée de vieillesse, se fit porter sur le rempart voisin de son monastère, pendant que l'assaut se donnait à la ville; précédée du saint Sacrement, elle priait, disant avec le Psalmiste (Ps. lxxiii, 19) : « Ne livrez pas aux bêtes, Seigneur, les cœurs qui se confient en vous. » Le résultat fut que les assiégeants abandonnèrent la place, frappés d'aveuglement, dit-on; mais en tout cas, renonçant à leur entreprise.
Sainte Julienne, religieuse cistercienne de Cornillon près Liège (Cf. Croissant, p. 277). La grande part qu'elle prit à l'institution de la fête du saint Sacrement l'a fait
i. Calendar. benedict., 5 api'!.
2, Louvain, chez l'auteur, IX3i, in-80.— Je crois que cet auteur a
souvent peindre agenouillée devant un ostensoir1. Nous en avons suflisamment parlé ailleurs, et nous pourrions bien nous en tenir à ce qui a été dit précédemment; mais il est intervenu dans ces dernières années un opuscule aussi malhonnête que maladroit, où la Belgique semble rejeter ce souvenir. M. A. G. B. Schayes, prenantlc titre d'Essai historique sur les usages... des Belges anciens et modernes1, y copie des textes triés avant lui par des luthériens (Mosheim, Ciesuler, etc.; si tant est qu'il ait consulté plus de deux ou trois ouvrages). Là (p. 130, sv.) il traite d'absurdité ou de fanatisme les rêveries qui occasionnèrent l'institution de la fête du saint Sacrement au xive siècle dans toute l'Église latine. Cela est si pauvre d'érudition et de logique, qu'il doit suffire de l'avoir indiqué ; mais encore peut-il être bon de faire voir que l'on n'ignore -pas ces impertinences subalternes proférées avec des airs capables.
Sainte Catherine de Suède (Cf. Cerf, p. 189). On Ta représentée quelquefois dans son lit, visitée par un prêtre qui porte l'Eucharistie; parce que dans sa dernière maladie, ne pouvant recevoir le viatique à cause de ses maux d'estomac, elle demanda de pouvoir au moins adorer Notre-Seigneur dans son Sacrement.
On pourrait citer quelques autres saintes qui reçoivent parfois le même attribut, mais je ne regarde pas cette caractéristique comme suflisamment fondée en raison dans bien desjcas. Telle est par exemple, sainte Françoise romaine (Cf. Ange, p. hh), dont la vie ne paraît pas prêter à l'emploi bien explicable d'un tel signe. F.n divers cas, il semble que la monstrance aura pris la place d'une petite église dans la main de quelques saints docteurs , papes illustres, etc.; comme saint Jean Chrysostome, saint Damase, saint Silvestre et autres, dans le calendrier publié à Anvers en 1590 (in-folio) par Henricus Cocus. Diverses autres estampes qui pouvaient absolument être rappelées sous le titre que nous allons clore , appartiennent tout aussi bien aux articles intitulés Calice, Eucharistie, Hostie, etc. On peut donc les y chercher, s'ils n'ont pas trouvé place ici.