MORT
la mort prochaine indiquée par la présence de saint Michel tenant la balance ou le glaive pour annoncer le jugement qui va trancher le sort d'une âme, et Satan qui s'apprête à disputer le moribond aux puissances célestes avant que son sort soit fixé. Cela se rencontre, par
exemple, dans certaines images où l'on voit saint Camille de Lellis (Cf. Crucifix, p. 2'.)3) occupé à exhorter les mourants.
Quant à la tête de mort que l'on met aujourd'hui assez fréquemment dans l'oratoire des pénitents ou des
Saint François de Borgia, p. 568.
solitaires, cela ne semble pas remonter bien haut. La décomposition de notre corps après le trépas, a sans doute de grandes leçons pour l'homme du monde qui se laisse entraîner par les plaisirs des sens ou s'abandonne aux songes de l'ambition; et l'Église s'en sert au commencement du carême, quand elle nous rappelle que la mort est entrée dans le monde avec le péché (Gènes, m, 19). Mais que nous devions retourner en poussière , c'est une per-
spective qui est primée par bien d'autres dans les motifs de conversion. Aussi les vieux artistes mettaient-ils sous les yeux des solitaires une croix, beaucoup'Jplus qu'une tête de mort ; bien que le dernier objet prête à des conséquences certainement importantes pour retirer l'homme de la fascination des bagatelles. On voit, vers le xve siècle, des patenôtres qui se terminent par une tête de mort adossée à la sainte face. Mais c'est surtout, je