‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 906 sur 1339 · MORT. — MUSIQUE · texte numérisé non relu

MORT. — MUSIQUE

pense, pour rappeler que Notre-Seigneur mourant est l'auteur de notre véritable vie1.

La tête de mort figure ça et là parmi les caractéristiques des saints, comme rappelant un sépulcre donl la vue avait fait époque dans leur vie. On peut se rappeler ce que nous avons dit de sainte Mabgueiute de Cohtone, par exemple (sous le titre Chien, p. 218); ou de saint Jacques le Pénitent (Cercueil, p. 181, sv.) dont il n'a été parlé que trop. Cf. AA. SS. Bollandiana... vindicata (Antuerpiae? 1755) p. 357, sv.

Saint François de Borgia, jésuite (Cf. Chapeau de cardinal, p. 200; Eucharistie, etc.). Une tête de mort coiffée de la couronne impériale rappelle que son désir de renoncer au monde lui vint à l'occasion des funérailles de l'impératrice Isabelle (Cf. p. 567). Chargé par Charles-Quint de conduire à Grenade le cadavre de la princesse, il fut frappé des ravages de la mort quand il lui fallut ouvrir le cercueil et jurer devant le chapitre que c'était bien là le dépôt confié à ses soins. Aussi, dans son point d'honneur espagnol , il ne voulut pas faire d'autre serment sinon que d'après les soins pris par lui , le corps ne pouvait pas avoir été changé. Puis à la suite d'une oraison funèbre qui montrait la vanité des grandeurs humaines, il se dit : « Je ne veux plus servir de maîtres mortels. » Peu à peu il abandonna les offices qui le retenaient à la cour, et entra dans la Compagnie de Jésus.

La mort dans ses a"utres aspects trouvera place ailleurs sous plus d'un titre; comme Cadavre, Tombeau, etc.

Mais il est bon de mentionner Ezéchiel, dont la vision célèbre (Ezech. xxxvn) a été représentée plus d'une fois sous l'aspect d'une plaine où des morts soulèvent la pierre de leurs tombeaux.

MORTIER (à piler).

Le mortier avec son pilon est souvent, au moyen âge, un indice de la profession d'apothicaire. Il aurait donc pu être appliqué à quelque saint médecin ou pharmacien. Mais je ne me souviens pas de l'avoir rencontré parmi les caractéristiques d'aucun d'eux. Nous n'avons donc à parler du mortier que comme instrument de supplice.

Saint Victorin et saint Victoii de Coiunthe, martyrs sous Dèce (31 janvier). On les donne pour soldats, et ils furent écrasés dans an mortier après avoir éprouvé d'autres supplices. Comme ils eurent plusieurs compagnons, mais qui subirent diverses tortures, le Ménologe grec représente trois têtes dans un mortier sous les pilons des bourreaux*. Mais je crois que parmi les sept compagnons fêtés ensemble le même jour, deux seulement furent soumis à ce traitement barbare.

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