‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 91 sur 1339 · ARMÉE · texte numérisé non relu

ARMÉE

persans professaient une haine furieuse contre le christianisme. Les habitants, tout en résistant de leur mieux, commençaient à désespérer de la défense ; ils conjurèrent leur pasteur de venir lui-mêmeaux remparts pour maudire l'impie Sapor et ses innombrables soldats. L'homme de Dieu s'y rendit, et à la vue des troupes immenses qui couvraient la plaine prêtes à donner l'assaut, pria le Ciel d'opposer à l'orgueil des Perses quelque secret bien simple de sa toute-puissance. Dans le fait une nuée de moucherons s'abattit sur l'armée assiégeante, jetant un affreux désordre dans sa cavalerie et ses éléphants. D'autre pari Sapor crut apercevoir sur les murailles un homme vêtu de pourpre et couronné ; persuadé que l'empereur avait pénétré dans la place, sans doute avec des forces considérables, il leva le siège en toute hâte et se retira la rage dans le cœur.

Saint Sulpice, évêque de Bourges; 17 janvier, 6/i4. Il a été surnommé le Débonnaire (Pius), probablement pour éviter de le confondre avec Sulpice-Sévère disciple et biographe du grand saint Martin. On le représente parfois au milieu de gens de guerre parce que, chapelain du roi Clotaire 11, il exerça l'office d'aumônier de l'armée '. Mais il n'est point clair du tout qu'il fût bénédictin, ni moine d'aucune sorte.

Saint Rembeht, évêque de Brème et apôtre du Danemark; 5 février, 888. Priant dans le voisinage d'une grande bataille. Les païens menaçaient en armes les peuples fidèles rassemblés autour du saint évêque, et celui-ci obtint aux siens une victoire éclatante 2.

Saint Anselme, évêque de Lucques; 18 mars, 1086. Près de lui une armée en fuite. Dans les guerres entre la comtesse Mathilde et l'empereur Henri IV pour la cause de saint Grégoire VII, il obtint par ses prières la déroute des ennemis du bon droit '.

Saint Ei.phège moine et évêque de Winchester, puis de Cantorbéry ; 19 avril, 1012. Allant au-devant des Danois qui avaient débarqué en Angleterre, et qui le firent mourir *.

Saint Uliuc, évêque d'Augsbourg (Cf. Anges, p. 37). A cheval, une croix à la main, il anime les combattants pour repousser les Hongrois. Il s'agissait de sauver sa ville épiscopale secourue par les troupes de l'empire. Mais une autre fois il sépara les armées de l'empereur Olhon et de Ludolf son fils, prêts à en venir aux mains 6.

Saint Gémimen, évêque de Modène. Cf. Prince.

Saint André Corsini (Cf. ci-dessus, p. 59), paraissant dans une bataille (soit sur un cheval à la manière de saint Jacques le Majeur, soit sur les nuages). C'est le

Dete a tu patron Santiago

Que ta quiera gobernar !

Bien aolia en las batallat

En el primoro te hallar, Y en medio de la morisma

Tu eatandarte levantar. >

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