Cf. Garrucci, Vetvi..., tav. VI, et p. '20, sgg
MMRK. — OIK.
le culte n'a pas encore été autorisé dans toute l'étendue de la chrétienté '.
Bien entendu que dans ces indications générales j'écarte toute observation exceptionnelle qui conduirait à divers débats dont l'appréciation est affaire aux monumentalistes de loisir. Que Giotto ait donné le nimbe à Judas, ou que le Ménologe grec le donne à Hérode, cela n'empêche pas que l'on ne puisse comprendre et appliquer en pratique les indications exposées ci-dessus. Il n'en faut pas davantage pour le moment. Je puis donc passer à un autre article sans laisser trop de choses en arrière.
NOM DE JÉSUS. Cf. Auréole, n° 1; Chrisme.
NOM DE MARIE. Cf. Chiffre, Armoiries.
NOTES MUSICALES. Cf. Musique.
NOYÉS. Cf. Cadavre, Morts ressuscites.
Mais donnons place, comme supplément, à une représentation de sainie Liobe (28 septembre, v. 879) qui se voit dans de vieilles estampes. La sainte prie à côté d'un enfant qu'on vient de trouver mort dans l'eau. Il s'agit d'un infanticide qu'on avait attribué aux religieuses du monastère , et les oraisons de sainte Liobe obtinrent que la vraie coupable fût obligée d'avouer son crime. C'était une malheureuse que l'on nourrissait à la porte de l'abbaye, et qui demeura possédée du démon*.
NUAGE. Cf. Pluie, etc.
Saint Déodat (saint Dié?) évêque de Nevers (19 juin), ou peut-être de Noie (27 juin); car il y a plusieurs saints de ce nom, tant évoques qu'abbés. Je ne sais auquel d'entre eux convient ce que M. Helmsdœrfer attribue à un évêque quelconque de ce nom , et M. de Radowitz à l' évêque de Noie. Ils disent qu'on le représente écartant par sa bénédiction une nuée chargée d'orage. Je soupçonne que ce peut être une méprise qui aura fait confondre saint Donat (Cf. Foudre) avec un saint de nom analogue. Cependant je ne voudrais pas en répondre, n'ayant aucune donnée décisive à ce sujet.
Saint Cyrille, troisième général de l'ordre des Carmes, en Palestine; 6 mars, vers 1226. D'un nuage qui paraît au-dessus de lui pendant qu'il dit la messe (souvent cette circonstance n'est pas exprimée par l'artiste), sortent deux tablettes que lui tend parfois une main céleste ou un ange. Cette légende parait vouloir dire qu'il fut chargé de rédiger une règle pour l'ordre des Carmes, et que l'assistance du Ciel ne lui manqua pas dans cette œuvre.
1. Cf. L. Ferrari», Prompte bibliothtca canonka, etc.; V. Imaginit. On a pu remarquer cette auréole radiée à l'article Nègr», pour le B1 P. Claver (p. 573). Sainte Julienne Falconieri a le même Bigne dans notre gravure empruntée aux Bollandistcs (p. 470), parce
Saint Second (Secundus) d'Asti, martyr (Cf. Anges, p. 39; Église). Sa légende est sujette à caution, et le moyen âge lombard parait y avoir mis la main avec une affection plus jalouse de patriotisme que d'exactitude historique. Quoi qu'il en soit, on raconte de lui* merveille sur merveille ; comme si l'on eut pris à tâche de ne laisser à aucun saint le droit d'être tenu pour supérieur à celui-ci. Entre autres prodiges, je trouve que voulant recevoir le baptême dans sa rencontre avec les saints Faustin et Jovite, un nuage vint à crever sur leurs têtes pour qu'il pût être affilié à l'Église avant de donner son sang pour Jésus-Christ.
Saint Léonce de Phénicie. Cf. Orage.
OEIL. Cf. Yeux, etc.
Le bon temps ne connaissait guère cet œil dans un triangle, que certains artistes modernes ont imaginé (avec bonne intention , je le suppose) pour indiquer Dieu présent partout. Je n'ai donc besoin d'accorder aucune mention à cet emblème fort récent.
Quant aux saints personnages qui pourraient trouver quelque place ici, je crois les avoir indiqués au mot Aveugles. Il est donc inutile de revenir sur ce point.