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Dans ce que ces strophes ont d'embrouillé, il faut tenir compte d'une difficulté que s'imposait l'auteur: cherchant a maintenir toujours le premier mot de chaque quatrain comme pour VAve maris stella.
3. Supplément, ad Ugend. auream (Lovan., 1485), fol. lxxvîii.- Cf. Calles, Annales Ecclesiœ germanicœ, t. I, p. 1!»5, sq.-, etc.
4. Édél. Du Méril, Poésies populaires latines antérieures au \n« siècle.p. 160.— Ch. de Montalembert, Moinesd'Occident, t. II, p. 484.
11 y a eu en Suisse un Ordre de l'ours, établi au sut' siècle pour illustrer le souvenir du fondateur de l'abbaye, et la rattacher à l'empire germanique. Ceci soit dit sans préjudice des Bernois, qui nourrissent pieusement plusieurs ours en mémoire du vocable de leur ville ! Ila<hren).
ours.
plus roussir avec des hommes d'une humeur toujours égale et affectueux pour les œuvres du Créateur, comme sont les saints ; mais l'ours ligure si fréquemment dans nos légendes, que la domestication de ces animaux ne semble pas avoir pu être un passe-temps si habituel des saintes gens. J'y verrais plutôt, en bien des cas, un emblème de la civilisation opérée par les hommes de Dieu dans leur entourage. La poésie grecque avait déjà employé le même artifice au sujet d'Orphée, auquel on prêtait même la puissance d'entraîner les rochers et les bois par ses accents. Nous savons qu'OnpHÉE avec son mythe, était accepté dans les premiers siècles de l'Église comme symbole de Notre-Seigneur gagnant les âmes par sa divine condescendance à leurs faiblesses, surtout après avoir pris notre nature. Il n'y a donc pas de quoi être surpris quand nous voyons le haut moyen âge adopter une figure assez semblable pour exprimer l'œuvre des prédicateurs de l'Évangile.
Saint Arice, évêque de Gap (Cf. Pourceau). Outre une histoire de sanglier que l'on verra en son lieu, on lui attribue la pénitence imposée à un ours qui avait mangé la bête de somme employée par l'évêque à son retour d'Italie. L'animal farouche fut chargé d'escorter le saint homme jusqu'à sa ville épiscopale. Congédié après cette corvée trop juste, l'ours reparut aux obsèques d'Ange, et ne manquait pas chaque année de revenir pour l'anniversaire du prélat; ce qui eut lieu tant que la bête ne fut point cassée de vieillesse 1.
Saint Canoel (Chagnoaldus, Chainoaldus, Chaiioaldus, Agnoaldus, etc.), évêque de Laon après avoir été disciple de saint Columban ; 6 septembre ou 23 août, v. 63Z|. Un ours près de lui. Ce peut être un souvenir du grand saint dont il avait embrassé la règle. Mais la légende dit qu'il rencontra des ours, en allant faire la récolte des pommes pour le monastère. Revenu près de son abbé, il lui expliqua son embarras; et le saint Irlandais lui dit de faire le partage en donnant les mauvaises pommes à ces pauvres bêtes, pour qu'elles ne fussent pas absolument frustrées*. Les animaux acceptèrent leur portion sans trop de résistance. C'était en Suisse; et lorsque saint Columban passa les Alpes, Canoèl revint à Luxeuil, puis en Brie d'où était sa famille. Ce fut là qu'on l'élut pour évêque de Laon.
Saint Guilain (Ghislain, Gislenus), abbé en Hainaut; 9 octobre, 681. On en a fait un évêque, et. l'on veut qu'il