MODE DE COMPRESSION
En vue d'éviter les causes de danger inhérentes à la compression mécanique d'un gaz qui possède sous
pression des propriétés explosives, la Compagnie a eu recours à la compression automatique résultant de la décomposition du carbure parTeau en capacité close. Ce mode de fabrication ne parait comporter qu'une seule cause de danger, provenant des élévations de température locales qu'il y a lieu de redouter, notamment dans la réaction de Teau sur le carbure en excès. Pour éviter cette cause de danger, le projet prévoit, non pas l'arrivée de l'eau sur le carbure, mais la chute lente et réglable à volonté du carbure dans un excès d'eau.
AGENCEMENT DES APPAHEILS.
A cet effet, la charge totale de carbure nécessaire au chargement journalier, soit 45 kilogrammes, est introduite dans une trémie occupant la partie supérieure d'un réservoir cylindrique formant gazogène, dont la partie inférieure renferme un excès d'eau égal à cinq fois le poids du carbure. Un appareil de distribution par vis sans fin, actionné de l'extérieur au moyen d'une manivelle, permet de faire tomber progressivement, avec toute la lenteur désirable, le carbure dans la masse d'eau inférieure.
Nous pensons que cette disposition est de nature à écarter toute élévation locale de température susce'ptible de provoquer la décomposition de l'acétylène sous pression.
Le gaz produit dans le gazogène traverse un laveur, formé d'un récipient cylindrique en tôle d'acier de
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3 mètres do hauteur, où il émulsiorme une colonne liquide de 2 mètres de haut en passant à travers des diaphragmes perforés. Le liquide est formé d'une dissolution incongelable de chlorure de calcium et de sulfate de fer destinée à purifier le gaz.
A la suite du laveur, le gaz refroidi pénètre dans des récipients cylindriques formant accumulateurs, disposés en batterie, de 4 mètres et0™,70 de diamètre, au nombre de quatre, dans lesquels il s'emmagasine sous une pression croissant au fur et à mesure de la réaction jusqu'à la pression limite de 6 kilos absolus par centimètre carré.
Le débit journalier étant de 13'"*^, 5 de gaz, évalués sous la pression atmosphérique, mais disponibles sous la pression minimum de 4 kilogrammes nécessaire au chargement des voitures, on voit facilement que la capacité des accumulateurs doit être de 6'"*^, 25, soit r"%74 par accumulateur. L'installation du gazogène et du laveur a été doublée pour assurer le service en cas de réparation. Chacun des récipients peut être isolé par des robinets d'arrêt. Il porte les appareils réglementaires de sûreté, manomètres et soupapes.
Lorsque la charge de carbure du gazogène a été épuisée, ce gazogène est isolé, par une manœuvre de robinet, du reste des appareils, et le gaz comprimé à 6 kilogrammes qu'il renferme, soit à l'état libre, soit en dissolution dans l'eau, est évacué dans le gazomètre sans pression servant à l'éclairage du dépôt. Le déplacement du gaz est achevé en mettant en communica-
tion la partie inférieure du gazogène avec un réser d'eau, en charge de 3 mètres, alimenté par les ( résiduaires d'une opération précédente. Grâce à c disposition, l'ouverture du gazogène, nécessitée p^ vidange de l'appareil et son nouveau cliargemeni carbure, n'est accompagnée d'aucun dégagement table de gaz. Cette disposition n'est pas seulen avantageuse au point de vue économique ; en supprin à peu près tout dégagement d'acétylène au cours opérations, elle contribue à la sécurité générale l'installation .
Les eaux résiduaires chargées de chaux sont voyées par une rigole à un bassin de décantation une pompe à main les élève dans le réservoir supéri dont le fonctionnement a été indiqué plus haut.
11 reste à signaler les dispositions du projet pi conformément aux indications antérieurement doni par le Conseil, pour éviter les causes d'inflamma internes du gaz comprimé et pour s'opposer, dan cas d'une inflammation, à des accidents extérieurs
P En vue d'écarter la production d'acétylures es sifs, le cuivre et ses alliages ont été exclus de la h cation de toutes les parties des appareils ;
2° Ces appareils ont été établis de façon à rési sans déformation à une pression d'épreuve de 50 ] grammes, supérieure, par conséquent, à la près produite en vase clos par la décomposition de l'ac lène sous la pression de 6 kilogrammes absolus centimètre carré. Sous cette pression d'épreuve
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métal travaillera à 12 kilogrammes par millimètre carré, la limite de rupture étant de 45 kilogrammes. Il est donc raisonnable d'admettre que, dans le cas improbable d'une inflammation interne, le seul effet extérieur se réduirait à des fuites par les soupapes, sans projections ni rupture.