FOURS BULLIER
à(\ la charnière c, et maintenue, pendant la réaction,
F.G. a. — Fout BuUicf.
par un verrou d et un contrepoids r; cette plaque
représente le pôle négatif. L'électrode positive est ua charbon vertical e^ qu'on enfonce d'abord jusqu'au bas de l'appareil ; on remplit alors la cavité du mélange pulvérulent de chaux et de charbon. L'arc jaillit et fond le mélange qui entoure l'électrode e, A mesure que la réaction se produit, il se forme autour de cette électrode une cavité /, dans laquelle se réunit le carbure fondu ; on soulève peu à peu le charbon e et l'arc jaillit constamment entre ce charbon et le bain en fusion. L'opération est alimentée par les matières pulvérulentes qui remplissent le four et que la présence de la chaux rend peu conductrices ; on peut ainsi effectuer la réaction dans un espace très restreint, on évite les pertes de chaleur et l'on peut, en augmentant le diamètre du four, y accumuler un garnissage intérieur extrêmement épais fourni par les matières non encore utilisées; on peut alors constituer les parois par une matière quelconque non réfractaire, telle que la fonte.
Lorsque l'opération est terminée, le four renferme un bloc g de carbure. On ouvre le circuit, on fait basculer la sole b et l'on reçoit le bloc g, ainsi que les matières inutilisées, dans un wagonnet h; la séparation du carbure s'effectue sur un tamis.
Les fours sont alimentés par un collecteur k et des conduits mobiles i. Dès que l'un d'eux est vide, on referme la sole by on descend l'électrode e^ on remplit la cavité et l'on procède aussitôt à une nouvelle opération. Les fours sont séparés par un revêtement / de magnésie, de chaux ou de calcaire.
FOUHS BDLLIER. 4S
Le modèle (flg. 4) est un peu différent. Les parois a sont toujoui-s formées de briques de magnésie, do chaux ou de calcaire, et protégées par un revêtement /. La sole 6 est fixe et inclinée et communique toujours avec le pôle négatif. Un couvercle m, également en tôle, est traversé par le charbon positif e et percé de trous n pour le chargement.
La partie inférieure o forme une chambre, qu'on remplit préalahlement de carbure de calcium, au contact duquel on amène l'électrode e. Le carbure qui se produit pendant l'opération est recueilli par le trou de coulée p. En mainteo'ant le four plein, on rend l'opération absolument continue.
La Société des carbures métalliques, qui vient de faire construire l'usine de N.-D. de Briançon, disposant d'une puissance de 5 000 chevaux, se propose d'utiliser également ces fours pour diverses opérations et notamment pour la fabrication de composés utiles à la métallurgie, tels que le carbure do chrome.
Les figures 5 et 6 représentent encore un autre modèle; les mêmes organes sont désignés par les mêmes lettres.
Dans cet appareil, les poussières sont prises par la cheminée ou couloir (, qui se trouve en arrière du four.
FOVR HiiROUl.T. 47
La partie antérieure peut être fermée k volonté, complètement ou incomplètement, par un manteau s, qui glisse sur des galets. A mesure que le carbure se produit, on monte en avant du four un mur en briques sèches, qu'on maintient par des plaques de fer, et l'on remonte peu à peu le manteau s.
On peut aussi supprimer les charbons e et amener le courant au moyen de deux ou plusieurs électrodes u, ce qui évite de faire traverser au courant toute la masse du carbure et diminue la résistance. L'ensemble des deux électrodes remontera automatiquement, à mesure que la hauteur du bloc de carbure augmentera.
Foar Héroult. — Ce four (fig. 7) est employé par l'usine de Froges (Isère), où l'on fabrique également l'aluminium' ; il a servi d'abord à cette préparation. Il secomposed'un bloc de graphite G, protégé par une enveloppe de fonte H. Ce creuset est relié il l'électrode négative et isolé du sol par
Il (Bililiiilhrque île chimie industrielle,)
48 FOURS fXKCTBIQUES.
des roulettes, qui permettent de le déplacer; les conducteurs sont fixés par des boulons sur la paroi postérieure. Ce four peut être muni d'un couvercle. L'autre électrode C est verticale et pénètre par l'orifice de chargement ; une mâchoire de cuivre sert à fixer les conducteurs positifs ; une tige filetée, commandée par un mécanisme non figuré, permet d'abaisser ou de relever le charbon C.
Le four étant rempli du mélange de chaux et de coke, on abaisse le charbon C pour chaufi'er ces matières, puis on fait jaillir l'arc. Quand la réaction est terminée, on fait sortir le carbure par le trou de coulée T, et l'on recharge par la partie supérieure, sans interrompre le courant.
Four Willson. — La figure 8 montre le premier four employé par M. Willson; il ne difi'ère guère du précédent que par l'absence de roulettes. C'est un creuset en graphite B, entouré d'un revêtement de briques A et reposant sur une plaque de charbon carrée b, de ItO centimètres de côté et 25 millimètres d'épaisseur. Cette plaque est munie, sur l'un de ses côtés, d'une tige de fer qui se prolonge jusqu'en a, en dehors du revêtement extérieur, et communique avec l'une des bornes de la dynamo, représentée schématiquement en D ; l'autre borne est reliée, par l'un des fils w, avec l'électrode de charbon verticale C, qui a 30 centimètres de longueur et 3 centimètres de diamètre ; ce charbon est revêtu extérieurement d'un dépôt de cuivre éleci — i*:~n^, j^g couvercle E est formé d'une substance
FOUB DE SPRAY.
isolante ou de graphite, isolé du creuset par un lut. Le trou de coulée est, pendant l'opération, fermé par un tampon d'argile.
- Kouc ëlcclrlqiic WilJjoi
Four de Spray. — L'usine de Spray (Nortli Carolina), appartenant à la WUlson Alumimw
50 FOURS ÉLIiCTRlQUES.
emploie un four en briques (fig. 9), ayant 93 centimètres de longueur et 76 de largeur. 16 câbles c, de l'"",9 de diamètre, font communiquer le pôle négatif avec une plaque de fer a, recouverte d'une couche de charbon 6, de 20 centimètres d'épaisseur, formée
Srrnj
d un mélange de coke tt de goulrm ou de débris de charbjns a lumière L autre électrode est constituée par 3 paires de charbons e ayant chacune 26 centimètres carrés de section et 90 centimèti'es de