FOUR DU NIAGARA
longueur, enveloppées d'une feuille de tôle g, et maintenues par des mâchoires /. La feuille g se termine à 10 centimètres de l'extrémité des charbons et est fixée au porte-crayon /par des fils de fer. Le porte-crayon est à son tour vissé à Textrémité d'une tige de cuivre hy de 19 centimètres carrés de section, qui communique avec la dynamo par un faisceau de 16 cables d. La tige h est fixée à une chaîne qui passe sur des poulies et s'attache d'autre part à une longue vis i; on déplace l'électrode en agissant sur la roue k, qui commande l'écrou fixe de cette vis.
La face antérieure est fermée, par quatre portes de fer superposées ; les deux plus élevées restent généralement fermées. Les gaz sont conduits à la cheminée par les carneaux m.
Four du Niagara. — La nouvelle usine du Niagara emploie des fours montés sur roulettes, comme ceux de Froges. Le carbure se forme dans un chariot en fer, mobile sur rails, et relié, par l'intermédiaire de la saillie z^ de la pince p et des câbles Q au pôle négatif (fig. 10). Le fond de ce chariot est recouvert d'une couche de charbon de 10 à 20 centimètres d'épaisseur.
Quand le chariot est plein, l'électrode positive h se trouve soulevée au-dessus de ses bords ; on ouvre la porte Cy on le fait sortir et on le remplace par un chariot vide. On referme la porte Cy on abaisse l'électrode h et l'on recharge le chariot du mélange de chaux et de coke par les conduits e et le distributeur/,
52 FOUBS ÉLEGTRIQDES.
formé de quatre laines qui tournenl automatiquement. Au moyen de la barre g, on communique au chariot un mouvement de va-et-vient, avec une vitesse de 20 secousses par minute, afin de (asser le mélange, de le répartir uniformément, et de déplacer l'arc régulièrement.
-.•fe
'feJ^^^d [ ,__y i
Fo 10 — Fo r du Nai
Lorsque les flammes commencent à se dégager par la porte U, on la ferme, et les gaz s'échappent par la cheminée V, qui prend naissance vers le haut du chariot. En outre, la partie supérieure du four est encore refroidie par un courant d'air qui suit le chemin XWY. Cette disposition maintient le porte-charbons et
FOUR BORGHERS. 53,
sa tige dans une atmosphère peu chaude et non oxydante.
L'électrode supérieure est constituée par 12 charbons maintenus par les mâchoires mnet la tige /, qui, à cause du poids, est formée d'une barre de cuivre recouverte de deux couches de fer.
Quand un chariot sort du four, on le laisse refroidir pendant 6 à 12 heures et Ton jette le contenu sur une grille en fer; les matières non utilisées traversent la grille et sont recueillies au-dessous. Sous le four est un cendrier h, qui reçoit les matières tombant en dehors du chariot ; on les recueille par une porte située au-dessous de C.
Four Vincent. — Ce four est constitué par une cavité horizontale comprise entre deux blocs de charbon verticaux, représentant les électrodes. Le bloc inférieur est fixe; l'autre est mû par un treuil. Les matières à traiter sont introduites dans une trémie latérale et amenées par une vis d'alimentation ; le carbure fondu s'écoule dans une fosse. Le four est maintenu clos, pour éviter l'usure rapide des charbons.
Four Borchers. — M. Borchers a fait connaître, en 1891, un four qu'il employait déjà depuis plusieurs années à la réduction des oxvdes des métaux rares par le carbone. Cet appareil se compose d'un massif de briques réfractaires avec une cavité centrale ; les parois sont traversées par les électrodes en charbon, que réunit une tige mince de même substance. Cette tige est portée à une haute température par le passage
5i fOiUs Èr.Ki.TRIQr^ES.
du courant : celte disposition constitue la partie caractéristique de l'appareil. L'auteur, s'appuyant sur ce qu'il avait affirmé, eu 1891, que « tous les oxydes sont réductibles par le carbone chauffé électriquement, » a contesté la validité des brevets délivrés en Allemagne à M. Bullier, eri 1895. Cette opinion n'est pas soutcnable, M. Borchers n'ayant jamais, avant cette époque, préparé de carbure de calcium.
Four Pictet. — M. R. Pictet a fait breveter i-ecemineut un four dont le principe est certainement ingénieux. Guidé par ses travaux antérieurs sur la pntduction des tempéralures très basses, il a jugé préférable de procéder par étapes successives. Les matières à traiter, contenant un excès de charbon, sont donc introduites au sommet d'un four cylindrique BB en briques réfractaires (fig. 11); elles descendent peu à peu sous l'action de la pesanteur et sont soumises successivement â trois modes de chauffage de plus en plus intenses. C'est d'abord, à la partie supérieure A, la combustion du charbon sous l'influence d'un fort courant d'air, amené par une ou plusieurs tuyères D, Dans la portion médiane E agissent un ou plusieurs chalumeaux, constitués par des tubes concentriques FG, et alimentes par l'hydrogène ou le gaz à l'eau d'une part, l'air ou l'oxygène do l'autre. Enfin, la réaction s'achève, à la partie inférieure H, par l'action de l'arc électri(|ne, qui jaillit entre les électrodes I I. Afin de protéger l'enveloppe intérieure du four contre les effets de la température élevée, on pratique dans le fond
FOUR R, l'lCTf:T.
une ouverture étroite munie d'un rebord vertical ; on retient ainsi une masse de carbure qui protège les paroi» contre le rayonnement. Le reste s'écoule parK.
La fabrication est continue et l'on a l'uvantage de
remplacer, dans une grande partie de la préparation, rénergie électrique par une énergie moins coûteuse. Mais on peut se demander si les parois inférieures .du four seront suffisamment protégées. En outre, il paraît difficile d'obtenir un produit bien pur, car, en augmentant la proportion de charbon, on augmente les impuretés, et, par la combustion d'une partie de ce charbon, le mélange peut cesser d'être intime, bien que présentant les proportions voulues ; il est possible aussi que l'écoulement, produit par la pesanteur, ne soit pas assez régulier pour que le mélange se transforme complètement.
Four Patin. — Ce four est continu; la charge des matières, le défournement et toutes autres manœuvres de fonctionnement s'effectuent simultanément, de sorte qu'il n'y a aucun arrêt dans la production. Les matières sont introduites par le haut du four et sortent traitées par le bas.
L'appareil peut se construire tout en fonte, mais on le fait plutôt en maçonnerie et en fer. La section est rectangulaire. Le corps, d'épaisseurs différentes, est en briques et cerclé de fer. Les angles extérieurs sont protégés par des cornières reliées aux frottes. L'ensemble comprend :
1° un magasin a (flg. 12), par lequel on introduit la matière ;
2° Le four proprement dit, avec les électrodes h ;
3** La chambre d'extraction c\
4° Les fondations, renfermant un piston, dont