FOUR PATIN
nous indiquons le rôle plus loin, et son appareil de manœuvre.
Le magasin n'a rien de particulier. Il porte sur deux
Fis. 13. — Four O. Patin (élévailon el coupa Tarticals).
de ses faces les bornes d'arrivée du courant A, qui sont reliées aux électrodes par des fils souples. Au four proprement dit sont ûxés les guide-électrodes
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en fonte qui reçoivent les porte-électrodes cylindriques : ceux-ci sont formés de plusieurs pièces qui, assemblées, en constituent deux principales, la pièce t en bronze, qui est en contact avec Télectrode à laquelle elle communique le courant électrique, et la pièce en fonte j qui, intérieurement, assure le serrage de iy et extérieurement permet le coulissement dans la partie intérieure de /*. Il est facile de comprendre que, par la forme conique des pièces i et j, en vissant les écrous k et m^ on obtient un serrage parfait de /, qui amène le courant, et de l'électrode.
Pour le refroidissement des charbons pendant la marche, une chambre circulaire m est réservée dans toute la longueur de j et une circulation d'eau sous pression est assurée. Les tubulures d'entrée et de sortie d'eau sont diamétralement opposées.
Les électrodes sont manœuvrées au moyen d'un levier o s'articulant au point;?.
Le vannage h obture à volonté, par la manœuvre du volant q, l'orifice intérieur du four. Son rôle sera expliqué plus loin.
La chambre d'extraction a intérieurement la section nécessaire au passage du piston ; elle possède sur une de ses faces, suivant les besoins, une ou deux portes en fer, dont la fermeture hermétique est faite par des vis montées sur les petits volants SS' et qui font pression sur les portes.
L'examen de la figure montre bien la manœuvre du ■^ piston.
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/ est une gaine maintenant à la partie supérieure le piston avec lequel elle fait corps. Elle est filetée à sa partie inférieure sur une certaine longueur, u est une vis pénétrant dans toute la longueur de la tige du piston. Quand le volant v est manœuvré, un mouvement rotatif est transmis par le jeu d'engrenages .r à la vis Uy et le piston, guidé dans la chambre d'extraction, monte ou descend, suivant le sens de la rotation imprimée au volant V,
Les deux électrodes étant mises en contact, c'est-àdire occupant la position indiquée au dessin, les pointes se rencontrent à peu près dans Taxe du four. Le piston est alors remonté jusqu'au haut de sa course, c'està-dire à quelques centimètres au-dessous de la pointe des électrodes. La matière est versée dans le four. On met la quantité nécessaire pour que le magasin soit à moitié rempli.
On fait alors passer le courant dans les électrodes, qu'on écarte en manœuvrant les porte-électrodes, pour amorcer l'arc voltaïque.
Les appareils de mesure, voltmètre et ampèremètre, indiquent la consommation à tout instant et le réglage de l'arc se fait suivant les cas, soit en faisant varier une résistance dans le circuit, soit en écartant ou en rapprochant les électrodes.
Lorsque la matière est en fusion, on abaisse lentement le piston en manœuvrant le volant v. On continue ainsi, en descendant lentement, au fur et à mesure de la formation du carbure.
Il est facile de recharger en pleine marche, par le magasin, dans le cas où la matière à traiter viendrait à manquer. .
Lorsque le piston est arrivé presque au bas de sa course, c'est-à-dire lorsque Topération est terminée,on fait le défournement. Pour cela, le piston est descendu rapidement jusqu'au bas de sa course, de telle sorte que la tête du bloc de carbure produit se trouve en contrebas de la vanne, que Ton ferme pour soutenir la matière à traiter qui reste dans le magasin. Les portes de la chambre d'extraction sont ouvertes, le bloc est retiré rapidement et, les portes étant refermées, le piston est remonté jusqu'au-dessous de la vanne, que l'on ouvre de nouveau, et la nouvelle fournée commence. Une nouvelle provision de matière à traiter est versée comme il a été dit plus haut et l'opération continue.
Cet appareil occupe peu de place et peut être manœuvré par un seul homme ; les matières se dessèchent dans le magasin et arrivent dans le four déjà chaudes.
Pour Patter. — M. Patter vient de faire breveter aux États-Unis un four utilisant le déplacement de l'arc sous l'influence d'un champ magnétique alternatif.
Les matières à traiter, introduites par la trémie (fig. 13), glissent lentement sur un plan incliné en charbon C^ où elles sont soumises à la chaleur de Tare voltaïque, et sortent par l'ouverture T. Le plan de charbon C^ est relié au pôle négatif de la dynamo D, dont le pôle positif communique avec cinq charbons C*, ayant la forme de plaques perpendiculaires à la figure
et pouvant coulisser dans des glissières fixes ; le four contient donc cinq arcs en quantité. Mais ces arcs, et
c'est là le caractère distinctif de Tappareil, sont placés entre les pôles opposés de deux électro-aimants NS, alimentés par un courant alternatif. Sous l'action du champ ainsi produit, les arcs se déplacent et passent alternativement de Tune à Tautre des extrémités des charbons C*, chauffant ainsi les matières sur toute la largeur du four.
Le courant alternatif est fourni par une dérivation prise sur la dynamo D elle-même et qui traverse un commutateur tournant. Les deux fils dérivés aboutissent à deux segments cylindriques K' K*, placés dans un liquide isolant. Suivant Taxe de ces pièces tourne un arbre actionné par un petit moteur M et qui comprend un noyau isolant P et deux manchons en métal concentriques R* R*, séparés par une couche isolante. Les deux manchons R^ R* portent respectivement les palettes K* K*, qui, dans leur rotation, viennent frotter à tour de rôle sur les segments K* K^ Les pièces R* R^ reçoiveut donc un courant alternatif, qu'elles transmettent aux électro-aimants par les balais H* H^
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