‹ Carbure de calcium et acétylèneChapitre 51 sur 113 · SERIE · texte numérisé non relu

SERIE

Températures

Pressions

16>^Fl7 19 98 22 63 24 76 30 'i9 33 21

Ces nombres montrent, comme l'avaient indiqué MM. Claude et Hess, que le volume de gaz dissous croît à peu près proportionnellement à la pression, du moins entre O et 35\

Ils conduisent en outre à des conséquences importantes. Ceux de la première série, qui est la plus étendue, peuvent être représentés par une expression de la forme

log F = a-\- boi^ OÙ

202 IMPURETÉS ET PURIFICATIOK

Purification de l'acétylène. — Certains inventeurs ont joint aux appareils producteurs d'acétylène, soit de simples dossiccateurs, soit des récipients contenant des substances destinées à purifier le gaz. Ainsi, M. Bon traite le gaz par le sulfate de cuivre, qui peut retenir Thydrogène sulfuré et arsénié, et par le carbure de calcium, qui le dessèche. Quant au gaz ammoniac, il peut être facilement arrêté par l'eau, dans laquelle il est extrêmement soluble.

Ces dispositifs entraînent toujours une complication ; en outre, ils nous paraissent destinés à rassurer le consommateur plutôt qu'à épurer le gaz: les impuretés dépendant de la composition du carbure, il faudrait, dans chaque cas particulier, analyser le gaz pour déterminer le mode de purification auquel il doit être soumis.

M. Raoul Pictet soumet l'acétylène, avant de le liquéfier, à une épuration qui repose sur l'emploi des basses températures, et qui consiste à faire passer le gaz d'abord dans une solution concentrée de chlorure de calcium et dans un bain d'acide sulfurique refroidis, puis dans une dissolution de sels de plomb à la température ordinaire. Le chlorure de calcium est contenu dans la cuve B (fig. 69), refroidie à une température do — 20° à — 40° par un liquide réfrigérant qui circule dans l'enveloppe A. L'acide sulfurique, à 40 0/0, est placé dans la seconde cuve B^ et refroidi à — 20° à — 60% soit à l'aide du même liquide, "^soit au moyen d'une autre substance, circulant dans l'enveloppe A\

DE l'acétylkne. 203

La cuve B* renferme le sel de plomb. L'acétylène est amené par les tubes 1, 2, 3; il s'échappe à la partie inférieure de chaque cuve, traverse des plateaux à rebords percés de nombreux trous, pour augmeiilcr la surface de cootact, et sort à la partie supérieure. L'épuration s'achève dans une colonne E, remplie de chlorure de calcium cristallisé.

La première solution arrête, d'après l'auteur, l'ammoniaque et les animoniures métalliques, et l'acide suifiirique retient les autres impuretés. En outre, le refroi-

PuriGcation da l'acétylène (procédé Raoul PIctcl).

dissement joue le rôle « d'un filtre ou d'un tamis, laissant passer l'acétylène pur au travers des mailles fines du treillis et retenant toutes les impuretés ».

Ce procédé a l'inconvénient d'exiger des appareils compliqués et d'être par suite très coûteux. De plus, pour se rendre un compte exact de son efficacité, il aorait intéressant d'avoir une analyse exacte du gaz

204 IMPURETÉS ET PURIFICATION DE L'aCÊTYLÊNE.

avant son entrée dans l'appareil purificateur et après sa sortie; ces données seraient indispensables pour qu*on puisse juger de Futilité et de l'efficacité de cette méthode.

En résumé, il est facile d'obtenir de l'acétylène pur; il suffit d'employer du carbure de calcium de bonne qualité et d'adopter un appareil générateur satisfaisant aux conditions indiquées plus haut. On pourra ainsi, ce qui est le plus simple, se dispenser de toute purification. Ainsi, dans les essais d'éclairage effectués par les Compagnies de chemins de fer, le gaz préparé par M. BuUier, et qui a été analysé dans trois laboratoires différents, contenait 99,5 0/0 d'acétylène.

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