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En se comblant, Îes sillons branchiaux peuvent laisser derrière eux dans Île tissu cellulaire soit de petits amas de cellules épithéliales pharyngiennes {sillons internes) où de cellules épidermiques (sillons externes), soit de véritables inclusions avec tous Les éléments et même les annexes de la muqueuse pharyngienne ou de la peau.
Latents pendant des années, ces débris embryonnaires prennent à un moment donné les allures d'une tumeur maligne. Lorsque le néoplasme se développe non seulement aux dépens d'un fragment épithélial du sillon, mais aussi aux dépens de l'arc branchial, il offre les caractères des tumeurs dites mixtes, dans lesquelles à côté de l'élément épithélial sont représentées plusieurs variétés où équivalents du tissu conjonctif (1).
On a appelé ces tumeurs, lorsqu'elles se manifestent comme malignes : carcinome branchial ou branchiogène (Volkmann), branchiome malin ou cervical. Elles font en général saillie sous le sterno-cléido-mastoïdien, mais n'ont pas de siège absolument précis ; rarement elles se développent dans la région sus-hyoïdienne ou dans le médiastin (tumeurs thymiques ou trachéo-bronchiques : Chiari-Stilling) ; elles sont toujours latérales, et celles qui occupent la ligne médiane ont une origine différente.
À. Tumeurs latéro-cervicales. — Les inclusions branchiales constituent par leur seule existence déjà des tumeurs bénignes. Sans parler ici des fistules branchiales en particulier (l'oblitération d'un point du trajet borgne constitue un kyste au-dessus), les inclusions véritables se
(1) V. à ce sujet, Cuxéo et VEAU, 1900 ; th. de Veau, 1901 ; CnHevassu, Gaz. hebd., 1902.