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À. Histologie. — Le corpuscule rétro-carotidien est composé d’un réseau extrêmement riche de capillaires sanguins entre-anastomosés, presque un système de lacunes, dans les mailles duquel se trouvent des cellules d'apparence épithéliale .
Pour les uns, les cellules des alvéoles sont de nature endothéliale ; ce sont les mêmes auteurs qui font provenir le corpuscule de la couche adventice de la carotide interne. Pour les autres, les cellules du parenchyme n'ont rien de commun avec les vaisseaux: elles sont indubitablement épithéliales et tirent leur origine par le nodule thymique (Prenant) du 3° sillon branchial.
A côté de ces cellules épithélioïdes existent des cellules chromaffines décrites par Kohn et Sülling ; elles brunissent par les sels de chrome et se rapprocheraient de la sorte des cellules de la substance médullaire surrénale et de certaines cellules de la glande coccygienne.
B. Pathologie. — Avec le cas de Reclus et Chevassu on connaît au total onze cas (1) de tumeurs du corpuscule. Le fait histo-pathologique dominant est une prolifération parenchymateuse en même temps que conjonctivo-vasculaire, donnant lieu à des figures qui rappellent le fibro-épithélioma végétant de la mamelle.
Les cellules néoplasiques grandes, polygonales ou encore plus ou moins allongées avec un noyau bien colorable, ont un aspect tout à fait épithélial ; elles dégénèrent en substance hyaline dans certains alvéoles.
Cependant beaucoup de pathologistes soutiennent qu’el-
(4) Un douzième cas, postérieur, est décrit par Scudder comme angiosarcome où comme périthéliome dans une Revue américaine.
SÉTRE
les ont avec les parois des capillaires sanguins ou Iympbatiques environnants des rapports plus étroits, qu'elles sont de nature endo ou périthéliale, et que la tumeur, par conséquent, n'est pas un adénome ni un angio-épithélome, mais un endothéliome ou un périthéliome.
C. Discussion. — L'analogie histologique du corpuscule rétro-carotidien avec la parathyroïde semble évidente, et s’il provient de la 3° fente branchiale cela n’a rien d'étonnant.
Cependant nous n'avons pas fait de recherches personnelles à son sujet, d'abord parce qu'il est très difficile à découvrir quand il n'est pas augmenté de volume, parce que les parages qu'il traverse el où il se fixe sont relativement éloignés de la thyroïde, enfin parce que le peu que l’on connaît de ses tumeurs ne semble pas dénoter une tendance eclodermique marquée.
Bien qu'il eût été curieux de vérifier s'il offre ou non quelque particularité semblable à celle que nous avons constatée dans le thymus, nous avons renoncé, quittes à le reprendre plus lard, à un travail qui nous aurait écarté trop longtemps de notre but.
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— Formations branchiales accidentelles.
A la suite de cet aperçu anatomique et pathologique des organes qui, dans le cou, dérivent normalement de l’appareil branchial, il convient de faire une place à certaines formations qu'on peut y rencontrer parfois et qui sont la conséquence d'un processus régressif incomplet des sillons branchiaux.