BASO-CELLULAIRES EN PARTICULIER
A côté des tumeurs habituelles de l’'épiderme, les épithéliomes et les carcinomes, s’est glissé dans la nomenclature, depuis l'apparition d'un travail publié par Braun en 1892(1;, un troisième groupe de tumeurs sous le nom d’«endothéliomes » de la peau.
Ces tumeurs classées endothéliomes par exclusion et parce que leur lien avec l'épithélium superficiel n'avait pas été saisi, sont chiniquement et histologiquement superposables jusque dans les moindres détails aux tumeurs épidermiques d'origine basale ; ce sont des tumeurs épithéliales.
Classification. — L'indépendance clinique et histologique reconnue d'un groupe de tumeurs épithéliales non pigmentées de la peau conduisit naturellement à une clas-
(4) Braux, Arch. für klin. Chir.
Re
sification nouvelle fondée sur la morphologie cellulaire et sur l’histogénèse ; el c'est ainsi que l’auteur, après avoir démontré que la seconde variété des carcinomes de Unna (parmi lesquels l’ulcus rodens de Dubreuilh\ et que les épithéliomes pavimenteux embryonnaires de Fabre-Domergue faisaient partie de ses tumeurs basales, établit la classification suivante :
1° Fibro-épithélioma spino-cellulaire, simple ou kératinisant : papillome ;
2° Carcinome spino-cellulaire, simple ou kératinisant: cancroïde ;
3 Fibro-épithélioma baso-cellulaire ;
4 Carcinome baso-cellulaire :
9° Fibro-épithéliome ou carcinome, spino-baso-cellulaire ou cubo-cellulaire : formes de passage.
Un mot ajouté à ces termes d’où ressort déjà la notion histogénique et morpho-cellulaire donne en plus le type architectural ou quelque autre particularité saillante, par exemple : carcinome baso-cellulaire tubulé parakératosique.
Cette classification basée sur le point de départ histologique et la structure fine des tumeurs épithéliales de la peau, a l'avantage d'éviter les confusions auxquelles expose une classification fondée sur l'architecture seule des néoplasmes : un carcinome pavimenteux tubulé, par exemple, peut naître soit d’une prolifération basale, soit d’une prolifération des cellules dentelées ; et d'autre part, un carcinome d'origine basale (ou d’origine malpighienne) peut se dévelcpper suivant divers types architecturaux : tubes plems ou creux, kystes, etc. ; dans le premier cas, on réunit à tort dans un seul groupe deux tumeurs en réalité distinctes,