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dans le deuxième cas, on disperse dans plusieurs groupes des formes différentes d’une seule et même tumeur.
Dans la classification ci-dessus « fibro-épithéliome » doit imprimer l'idée de bénignité, car épithéliome employé seul est équivoque.
Groupe cliniquement et histologiquement distinct. — Les carcinomes non pigmentés de la peau se divisent donc en deux groupes tranchés aux points de vue clinique et histologique :
1° Les carcinomes à cellules malpighiennes qui siègent d'habitude à l'union de la peau avec les muqueuses, qui se développent et s’infiltrent rapidement, envahissent les ganglions, font des métastases, récidivent souvent et se composent surtout de cellules dentelées traversées par des filaments d'union et aptes à produire des perles cornées.
2° Les carcinomes baso-cellulaires qui siègent en un point quelconque de la peau, ordinairement sur la joue, le front, le nez d'individus âgés, débutent par un petit nodule bientôt exulcéré, restent ainsi stationnaires quelquefois pendant des années, puis tout à coup s'épanouissent en forme de cham pignon, ne font presque jamais de métastases et récidivent rarement après l’ablation. Au microscope, on constate que les cellules de la couche basale ont pullulé en conservant toujours leur caractère embryonnaire, que les néoformations épithéliales sont constituées par de petites cellules ovales ou fusiformes contenant un noyau riche en chromatine, fortement colorable et ne présentent ni structure filamenteuse typique ni kératine.
Entre ces deux groupes principaux, les formes de passage (5 0/0 environ), établissent un lien nécessaire.
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Elles ont deux variétés : a) le carcinome de transition, qui apparaît ici constitué par des cellules adultes, ovales ou polymorphes, là par des cellules basales ; ou bien dans les lobules et tubes duquel les cellules indifférenciées occupent les bords, les grandes cellules malpighiennes le centre ; b) le carcinome à cellules de passage, composé uniquement de cellules à caractères intermédiaires, rondes, ovales, vésiculeuses ou polygonales, sans filaments d'union. Les cellules de cette variété tout particulièrement, n’ont aucune vilalilé ; leurs noyaux bulleux, par des divisions actives el pluripolaires non suivies de divisions protoplasmiques, ne réussissent qu'à faire des cellules multinucléées ; ellesmêmes subissent rapidement la dégénérescence hydropique colloïde ou parakératosique.
La classification de Krompecher admise dès son apparition par Bormann, Nékam, Kriesch, Zieler, Petersen (cet
uteur appelle, les carcinomes d'origine basale: matrix carcinoma) est rejetée par quelques auteurs qui persistent à faire de certaines tumeurs basales des endothéliomes ou des sarcomes.
Architecture. — Si l’on considère spécialement le mode architectural et les modifications régressives du parenchyme ou du tissu conjonctif, on peut distinguer les types suivants parmi les carcinomes d’origine basale : a) Type solide ou plein, avec des îlots el travées cellulaires ramifiées et anastomosées ; — b) Type adénoïde : la couche basale prolifère dans la profondeur avec assise unicellulaire en forme de plis, de circonvolutions plus ou moins tassées, imitant une dentelle ou des tubes glandulaires perpendicu-
laires à la surface ; — c) Type kystique, offrant des cavités