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vaire. Par contre, elles semblent manquer absolument dans certains épithéliums cylindriques comme celui du tube gastro-intestinal, de la cavité utérine.
Elles sont tantôt bénignes (origine congénitale, prépondérance conjonctive, voies urinaires, individus jeunes), mais susceptibles de transformation maligne, tantôt malignes d'emblée {glande mammaire) et ont une évolution, un aspect qui permettent de les distinguer, parfois cliniquement des formes adultes (localisation, aspect extérieur, absence de ganglions, de métastases, rarelé des récidives).
Les types structuraux tubulé, adénoïde, kystique sont dus peut-être à la reviviseence d'une propriété qu'avait la couche basale chez l'embryon lorsqu'elle s'invaginait normalement pour former des glandes en tube et en grappes. Pourtant le type plein, rèticulé, est le plus ordinaire, surtout dans les muqueuses. Le tissu conjonctif participe souvent au processus néoplasique par ses transformations régressives (hyaline,myxomateuse, chondroïde): ila beaucoup contribué à égarer le diagnostic histologique.
La genèse des carcinomes baso-cellulaires est quelquefois multiple. Dans les 25 de ses cas, Krompecher à trouvé leur point d'attache avec la couche basale.
Les carcinomes purement baso-cellulaires sont constitués exclusivement par des cellules indifférenciées, petites, ovales. allongées ou cylindriques, sans filaments d'union, sans kératine et pourvues d'un noyau très chromatique : à les considérer isolément sans prêter attention à l'architecture, la confusion est possible avec un Sarcome fusiforme, voire mème un carcinome à cellules cylindriques. Des carcinomes de transihon et à cellules de passage rattachent les carci-
nomes baso-cellulaires purs aux cancroïdeset aux carcinomes glandulaires adultes. [ls ont des caractères intermédiaires, et sont particulièrement prédisposés aux dégénérescences hydropique, colloïde, parakératosique, etc.
Arrivés au terme de notre analyse, nous espérons avoir réussi, malgré les mutilations que nous avons été obligés de lui faire subir, à présenter la théorie de Krompecher sous son vrai jour, c'est-à-dire comme une tentative légitime, utile et très documentée pour diminuer l'incertitude qui règne dans la classification des tumeurs, en particulier celles de la peau et de ses dépendances.
Ï nous reste à voir si nos carcinomes thyroïdiens, envisagés en tant que tumeurs d’origine basale, trouveront une interprétation logique, satisfaisante et qui cadre bien avec les images objectives de nos préparations.