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galop (voir à la fin du chapitre l'observation 1269 de 1896). Au mois de mars de cette année, nous observions encore, au dortoir de la clinique, une néphrétique enceinte pour la septième fois, chez qui le bruit de galop était accompagné d’une hypertension artérielle notable (voir à la fin du chapitre l'observation du n° 20, dortoir 98).
3° HyYPERTENSION ARTÉRIELLE. — D’après certains défenseurs de la théorie de Larcher, l'obstacle circulatoire créé par l'utérus gravide serait analogue à celui qu’oppose le rein lorsque la sclérose l’envahit et étouffe, étrangle pour ainsi dire ses canaux vas-
culaires. Le résultat serait identique ; ce serait l'hypertension
artérielle ; dans ce cas, l’hypertension devancerait et produirait l’hypertrophie ; pour d’autres auteurs, et pour Larcher en particulier, l’hypertension ne serait que la conséquence de l’hypertrophie du ventricule gauche et de la plus grande énergie que le muscle cardiaque imprimerait alors à la masse sanguine.
Quoi qu'il en soit, est-il vrai que la grossesse détermine certainement et toujours de l'hypertension artérielle ? é
Les recherches expérimentales à ce sujet ont été faites à l’aide de deux appareils : le sphygmographe et le sphygmomètre.
En se servant du sphygmographe, Mahomed, Meyburg, Macdonald et F. Barnes ont conclu à l'hypertension d’origine gravidique ; avec le même instrument, Demerlin et Véjas l’ont niée, La vérité, c'est que le sphygmographe, ainsi que le dit Marey «ne donne que l'expression des variations en plus ou en moins de la tension artérielle, variations qu’il traduit par des oscillations plus ou moins grandes, selon qu’il est plus ou moins sensibilisé ». — On ne peut donc pas se fier à un appareil qui, bien que de précision et peut-être de trop haute précision, ne traduit pas d’une manière toujours exacte l’état de la pression artérielle.
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Le sphygmomanomètre, et surtout le sphygmomètre, maniés par des mains habituées à son emploi, n’encourent pasle même reproche. C'est le sphygmomanomètre qui a donné à M. Vinay des résultats que nous avons pu confirmer à l’aide du sphygmomètre de Verdin ; c’est l’aboutissant de ces recherches personnelles que nous allons exposer.
Nous avons étudié la tension artérielle dans 4 cas particuliers : 1°chez des femmes à terme ou près du terme ; 2° pendant le travail ; 3° après l’accouchement ; 4° chez les albuminuriques.
La pression artérielle normale, traduite par le sphygmomètre -de Verdin en centimètres de mercure, oscille chez l'adulte entre 16-et 18.
1° Sur 13 femmes à terme ou près du terme et non en travail,
prises au hasard au Dortoir de la Clinique, nous avons trouvé les chiffres suivants :