‹ Cardiopathies et GrossesseChapitre 26 sur 51 · LITRES · texte numérisé non relu

LITRES

CONCLUSION

Les affections cardiaques peuvent être Influencées d'une façon fâcheuse par la grossesse, il faut le reconnaître ; elles donnent alors lieu aux troubles gravido-cardiaques, c’est-à-dire aux troubles de l’innervation cardiaque, aux accidents cardio-pulmonaires, à Ceux qui résultent de la stase dans la grande circulation

ou aux embolies.

Les observations de ces cas plus ou moins graves et même parfois mortels ne doivent pas imposer une conclusion générale.

En réalité, les troubles gravido-cardiaques sont peu fréquents et souvent d’une intensité minime ou nulle. Ils se rencontrent surtout chez les femmes surmenées, ou présentant une affection organique à retentissement cardiaque, surtout enfin chez les femmes atteintes d’une cardiopathie récente ou ancienne, mais grave, et dont le cœur aurait déjà fléchi avant la grossesse ou sera sur les limites extrêmes de la compensation, et par suite sur les limites de l’asystolie. En dehors de ces conditions qui ne sont qu’adjuvantes, deux causes seules sont déterminantes : ce sont les lésions du parenchyme rénal et l’adultération du myocarde ; elles seules entraînent presque fatalement les accidents gravidocardiaques et leur donnent le plus souvent une issue funeste.

Si ni le rein nile myocarde ne sont touchés, la compensation existe toujours ; c’est là le fait le plus fréquent, la grossesse n’est alors entravée par aucun trouble cardio-vasculaire, la santé de la femme ne laisse rien à désirer et l’on ne pourrait lui supposer une Cardiopathie si l’on n'avait pas préalablement ausculté son

cœur.

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