C. Rooues
CONCLUSIONS
1. — La grossesse seule ne crée pas l’hypertrophie physiologique du ventricule gauche. Lorsqu ‘il y a hypertrophie cardiaque, il s’agit d’une hypertrophie pathologique, provoquée par différents processus morbides.
II. — La grossesse peut rendre appréciable une maladie de cœur jusque-là silenciense, mais elle ne peut être considérée
comme cause de cardiopathies.
III. — La grossesse peut aggraver les lésions cardiaques ; elle donne alors naissance aux troubles gravido-cardiaques. Ces accidents se produisent surtout lorsque le rein, le foie ou le myocarde sont atteints; mais ils sont loin d’être constants, et souvent la grossesse n'a que peu ou pas d'influence sur les cardiopathies
préexistantes.
[V. — L'influence des cardiopathies sur la grossesse peut se traduire par des modifications dans la menstruation, par des métrorrhagies survenant avant pendant ou après le travail, par des accouchements avant terme, par des lésions placentaires, par la diminution de vitalité de l'enfant. ette influence, toutefois, a été exagérée, et on observe souvent de la part des femmes enceintes
une certaine accoutumance aux affections cardiaques.
Y. — Le pronostic est en rapport avec l'état du myocarde et
avec l’état des reins et du foie. Donc, les lésions valvulaires, ne
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s'accompagnant pas de lésions myocardiques, n’offrent de gravité qu’autant qu’elles coexistent avec des lésions organiques ou des troubles fonctionnels des reins et du foie.
VI. — Le traitement sera prophylactique dans tous les cas, médical s’il survient des accidents gravido-cardiaques, obstétrical si l'amélioration ou la guérison ne sont pas obtenues à l’aide des moyens thérapeutiques précédents. Les interventions, qui devront toujours viser la vie de la mère et celle de l'enfant, ont de nombreuses indications et doivent être faites aussi rapidement
que possible.
Vu :
Le Président de la thèse,
Vu*: PINARD.
Le Doyen, P. BROUARDEL.
Vu et permis d'imprimer:
Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris, GREARD.