PREMIÈRE PARTIE
Je vous Tai dit , chrétiens , et il vrai , c^est par la parole de Dieu qu'il a plu à la Providence de sanctifier le monde. Voilà le moyen que Dieu a choisi , et l'instrument dont il s'est servi pour la conversion des âmes. Il pouvoity en employer d'autres ; mais dans le cours ordinaire et même naturel de sa sagesse , il s'est en quelque sorte borné à celui-là. En effet , dit le grand Apôtre , la foi n'est venue que de ce qu'on a entendu ; et l'on a entendu que parce que la parole de Jésus- Christ a été prêchée : Fides ex auditu j auditus autem per verbum Christi (i). Or , ce qu'il disoit alors de la foi à Tégard des infidèles , je puis le dire de la pénitence à l'égard des pécheurs , et de la persévérance à l'égard des justes : on ne se convertit et l'on ne change de vie que parce qu'on se sent touché des vérités éternelles ; et ces vérités sont la parole de Dieu que l'on entend ; parole qui , publiée et légitimement annoncée par les ministres de l'Evangile , frappe
(î) l\om. lo.
d'abord nas oreilles , mais pénètre ensuite jusque dans nos cœurs , et en remue les plus secrets ressorts ; parole , ajoute excellemment saint Augustin 5 qui sert de disposition et comme de véhicule à toutes les inspirations et à toutes les grâces intérieures que Dieu veut répandre sur nous ; parole qu'il nous fait distribuer comme un de ses dons les pliis^ précieux , et qui , par une espèce d'enchaînement , attire encore tous les autres dons à quoi la prédestination de Thomme est attachée. N'est-ce pas ainsi que Dieu en a toujours usé ; et en consultant les oracles de l'Ecriture , ou plutôt l'expérience de tous les siècles, trouvet-on que les hommes soient jamais sortis des ténèbres du péché et parvenus à la lumière de la grâce par une autre voie que par celle de la parole qu'ils avoient entendue ? D'où je conclus qu'un des plus grands malheurs que l'homme chrétien ait à craindre , disons mieux , qu'une des punitions de Dieu les plus visibles dont l'homme chrétien doive se préserver , est de tomber dans le dégoût de cette sainte parole. Car quel malheur pour moi que de concevoir du dégoût pour ce qui doit me convertir , pour ce qui doit me sauver, pour ce qui doit m'affectionner à mes devoirs y pour ce qui doit guérir mes foiblesses ^ pour ce qui doit corriger mes erreurs , pour ce qui doit me ranimer si je suis tiède , pour ce qui doit m'éclairer si je suis aveugle , pour ce qui doit me nourrir si je suis vivant , pour ce qui doit me ressusciter si je suis dans un état de
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mort ! et ne sont-cc pas là les effets de la parole de Dieu?
Ceci , chrétiens , siiflîroit pour établir ma prciiiitTe proposition. Mais parce que vous attendez qtiie je vous en donne une intelligence plus parfaite , appliquez-vous à ce que je vais vous dire. Je n'examine point ici les sources d'où peut procéder ce dégoût si commun dans le christianisme et si pernicieux. Si j'en voulois rechercher le principe, je vous ferois aisément reconnoître qu il vient dans les uns d'un orgueil secret , dans les autres d'un fonds de libertinage ; dans ceux-ci d'un attachement honteux aux plaisirs des sens , dans ceux-là d'une insatiable cupidité des biens temporels. Car le moyen, dit saint Chrjsostôme, de goûter une parole qui ne prêche que l'humilité 5 que l'austérité , que la pauvreté évangélique , tandis qu'on est ambitieux , sensuel , intéressé ? Comment goûter ce qui remet sans cesse devant les yeux l'obligation indispensable de haïr et de fuir le monde , tandis qu'on a l'esprit et le cœur préoccupés de l'amour du monde ? Voilà , dis- je 5 de quoi je vous ferois convenir , et par où vous verriez que ce dégoût de la parole de Dieu est de la nature de ces choses qui , selon la doctrine des Pères , sont tout à la fois dans nous et péché et peine du péché ; c'est-à-dire , de ces choses pour lesquelles Dieu nous punit , et par lesquelles il nous punit. Réflexion qui confondroit au moins notre infidélité , lorsque nous prétendons sur ce point nous justifier aux dépens de
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I>ieu 5 puisqu'il est évident que tous les principes d'où naît le dégoût de sa parole sont par rapport à nous autant de principes volontaires , et par là même autant de sujets de condamnation. Cependant , saas entreprendre de les approfondir 9 contentons-nous d'en voir les malheureuses conséquences. Car que fait ce dégoût de la divine parole ? il nous en éloigne , et il nous rend incapables d'en profiter. Or l'un et l'autre est également à craindre , parce que l'un et l'autre est un âes plus rigoureux châtimens que Dieu exerce sur un pécheur , quand il le livre dès cette vie à la sévérité de sa justice.
Savez-vous , chrétiens, (ceci mérite votre attention 5 et sous une figure sensible va vous découvrir un des plus importans secrets de la prédestination et de la réprobation des hommes ) , saveZ'Vous par où la colère de Dieu commença à éclater sur les Israélites, et par où ces esprits rebelles commencèrent eux - mêmes à s'apercevoir qu'ils avoîent irrité contr'eux le Seigneur ? L'Ecriture nous l'apprend : ce fut par le dégoût qu'ils conçurent pour la manne. Je m'explique. Cette manne tomboit du ciel , et c'étoit Taliment dont Dieu les avoit pourvus dans le désert , et qu'il prenoit soin lui-même de leur distribuer chaque jour à proportion de leurs besoins. Nourriture qui les maintenoit tous dans une santé parfaite , en sorte , dit le texte sacré , qu^on ne voyoit point dans leurs tribus de malade : (i) Et non erat in
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iribubus eorum infinnus. Nourriture qui , toute simple qu'elle étoit , avoit néanmoins les qualités les plus rares ; qui , par une merveille bien surprenante, s'accommodoit à tous les goûts , et qui, sans nul autre assaisonnement , leur tenoit lieu des mets les plus exquis. Mais qu'arrive-t-il ? A peine ont-ils secoué le joug du Dieu d'Israël , et par là obligé le Dieu d'Israël à se retirer d'eux , qu'il leur prend un dégoût de cette viande. Quoiqu'elle soit en substance toujours la même , elle commence à n'avoir plus pour eux le même attrait ; ils ne vont plus la recueillir qu'avec dédain , et dans l'usage qu ils en font ils n'y trouvent plus rien que d'insipide. Etonnés de ce changement 5 que se disent - ils les uns aux autres ? Anima nostrajam nauseat super cibo isto l-evissimo (i). Quel prodige I cette manne autrefois si délicieuse nous est maintenant insupportable. Ils soupirent après des viandes plus matérielles et plus grossières ; et l'Ecriture ajoute qu'au même temps la colère de Dieu s'éleva contr'eux : Et ira Dei ascendit super eos (2). Gomme si la dépravation de leur goût , selon la belle réflexion d'Origène et de saint Jérôme , eût été le premier effet de la vengeance du Seigneur. Or tout cela , reprend l'Apôtre , n'étoit que l'ombre de ce qui devoit s'accomplir en nous. Car voici, mes chers auditeurs , ce qui se passe tous les jours en je ne sais combien de chrétiens du siècle ; et plaise au Ciel qu'une funeste expérience ne vous
(i) Num. 21. — (?) Psahn. 77.
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Tait pas fait connoître. La parole de Dieu , dit saint Augustin , est la vraie manne , c'est-à-dire , la nourriture spirituelle que Dieu nous a préparée , et qui doit être pour nos âmes , suivant le dessein de la Providence , tout ce que la manne du désert étoit pour les corps. Et en effet, quand autrefois nous étions dans l'ordre et que nous marchions dans les voies de Dieu , cette parole nous soutenoit , cette parole nous consoloit, cette parole se proportionnoit à nos besoins et à nos goûts : nous ['écoutions avec plaisir , nous la recevions avec avidité , nous en sentions la vertu secrète et toute miraculeuse. Mais maintenant que par notre infidélité nous avons engagé Dieu à se tourner contre nous , nous n'éprouvons plus rien de tout cela. Cette parole, toute divine qu'elle est 5 ne fait plus , ni sur nos cœurs , ni sur nos esprits nulle impression. Il ne nous en reste qu'un triste dégoût, qui nous fait dire comme les Juifs : Nauseat anima nostra super cibo isto levissinio (i). De là vient que nous la négligeons et que nous refusons de l'entendre , que nous préférons à ce devoir les plus vains amusemens , que tout nous sert de prétexte pour nous en dispenser , que nous regardons ce saint temps du carême comme un temps de fatigue. De là vient , si quelquefois nous y assistons , ou forcés par une certaine bienséance , ou entraînés par l'exemple, que nous n'en profitons plus; pourquoi? Parce que, pour profiter d'une viande , il faut l'aimer et la goûter ,
(i) Num, 21.
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et que ce qui est vrai des alimens du corps Test encore plus des alimens spirituels. * Aussi Dieu s'est-il déclaré lui-même qu'il remplira de biens les âmes aflamées , ^nirnam esurientem satiavit bonis (i) ; c'est-à-dire , qu'à mesure que nous entretiendrons dans nous un saint désir de sa parole, cette parole entrera dans nos âmes avec la plénitude des grâces qui la suivent immédiatement : comme , au contraire , il menace ailleurs de renvoyer ces âmes dédaigneuses qui ne savent pas estimer un de ses dons les plus précieux, et de les priver de tous les avantages qui y sont attaches. Esurientes iinpievit bonis , et divites dimisit inanes ; un autre texte porte : Fasiidio" SOS dimisit inanes (2).
Ainsi voyons-nous tant de mondains n'entendre la parole de Dieu qu'avec indifférence , et n'en remporter qu^'uri vide affreux de toutes les pensées du Ciel et de îout ce qui pourroit les exciter à chercher le royaume de Dieu et sa justice. Ainsi les voyons-nous sortir des prédications les plus touchantes sans en être émus , souvent rebutés des choses mêmes dont les autres sont pénétrés , et par leur insensibilité montrant bien qu'ils sont de ces délicats que Dieu rejeté ! Fus-tidiosos dimisit inanes. Mais , dites-vous , ce dégoût que nous condamnons et que nous vous reprochons n'est point précisément un dégoût de la parole de Dieu , mais de la parole de Dieu mal annoncée : car si je trouvois ^ ajoutez-vous , des
(t) Psalm. 106. — fa) Luc. i.
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hommes solides et judicieux ; des hommes, comme les prophètes , animés de Tesprit de Dieu , et capables de me représenter avec force les obligations de mon état ; si je trouvois des prédicateurs de TEvangile , tels que les désiroit saint Paul 5 qui joignissent le zèle à la science , et qui sussent , en éclairant Tesprit ^ remuer le cœur ^ je les écouterois , et je les écouterois avec plaisir. C'est ainsi qu'un lâche auditeur voudroit encore se justifier aux dépens de la Providence , et qu'il prononce lui-même son jugement. Car s'il étoit vrai , chrétiens , qu'il n'y eût plus de ces hommes évangéliques propres à émouvoir et à instruire , quelle marque plus sensible pourriezvous avoir de la colère de Dieu? Ne seroit-ce pas l'accomplissement de cette menace que Dieu faisoit à son peuple : je leur ôterai les prédicateurs de ma parole ; et ceux qui en porteront encore le nom 5 et qui en feront l'office , ne seront plus que des hommes vains , semblables à un airain sonnant et à une cymbale retentissante ? Voilà, disoit le Seigneur , par où je les punirai. Je ne susciterai plus de prophète qu'ils écoutent; il n'y en aura plus qui ait le don de les toucher et de les convertir ; ils demeureront sans maître et sans docteur qui leur enseigne ma loi : Absqiie sacei^dote , doctore ^ et absque lege (i). Ne commenceriez-vous pas , dis -je 5 à ressentir l'effet de cette malédiction ; et saisis d'une frayeur salutaire , à quel autre qu'à vous-mêmes pourriez- vous impu-
(i) a Para). i5.
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1er celle Irislc diseltc ? Mais nialf^Te riiiiquîlc du monde nous n'en sommes pas là. Rendons j^rûces au Seigneur : il y a encore dans TEglise des hommes éclaires et fervens ; des successeurs de Jean-Baptiste , qui , comme des lampes ardentes et luisantes , découvrent la vérité et la prêchent saintement, fortement, utilement. Mais vous en voulez qui la prêchent poliment et agréablement , rien davantage ; je dis poliment selon vos idées, et agréablement par rapport à votre goût ; et parce que ceux que vous entendez , quelque zèle qu^ils puissent avoir d'ailleurs , n'ont pas néanmoins le don de vous plaire , c'est assez pour vous en éloigner. Or en cela même consiste la misère spirituelle de votre ame , et le châtiment de Dieu ; je veux dire en ce qu'il n'y a plus d'hommes assez parfaits pour satisfaire votre goût et pour répondre à votre délicatesse. Voilà par où Dieu commence à vous réprouver. Car la réprobation de Dieu s'accomplit aussi-bien à votre égard quand il n^y a plus de prédicateurs qui vous plaisent , que s'il n'y en avoit plus absolument pour vous instruire; et peut-être vaudroit-il mieux pour vous qu'il n'y en eût plus absolument , que de n'en plus trouver qui s'attirent votre attention et votre estime. Etat déplorable , mais état ordinaire des gens du monde , et particulièrement de ceux qui vivent à la cour ; il n'y a plus pour eux de parole de Dieu , parce qu'il n'y a plus de sujets qui aient ces qualités requises pour la leur rendre supportable. S'ils raisonnoient bien . ils conclu-
roient de là que Dieu donc est irrite contre eux ; qu'il y a donc en eui quelque principe de religion ou corrompu ou altéré ; que ce raffinement de goût dont ils se piquent est , pour m'exprimer de la sorte , un des indices les plus certains de la mauvaise constitution de leur foi ; que de là , s'ils n'y prennent garde , s'ensuit la ruine évidente de leur salut. Car enfin Dieu , tout sage et tout bon qu'il est , ne fera pas pour eux d'autres lois de providence que celles qu'il a établies. Or , il a sanctifié le monde par la prédication de l'Evangile , et il n'est pas croyable qu'il les convertisse par un autre moyen que celui-là.
Je sais que le fonds de ses grâces n'est point épuisé, et qu'il pourroit, pour les sauver , au lieu de sa parole , emplojœr les prodiges et les miracles : mais pour peu qu'ils se fissent justice , ils reconnoîtroient qu'exiger de Dieu ces miracles , après avoir rejeté sa parole , c'est une présomption criminelle. Ainsi , dis-je , raisonneroient-ils. Mais le comble du malheur pour eux est de ne rien comprendre de tout cela , et par un aveuglement dont ils se savent encore bon gré , de s'en tenir à des vues purement humaines, comme si le défaut de prédicateurs , tels qu'ils les demandent, n'étoit qu'une preuve et de la finesse et de la justesse de leur esprit; comme si Dieu ne devoit pas confondre celte prétendue finesse et cette fausse justesse d'esprit par elle-même , en permettant qu'elle serve d'obstacle à un nombre infini de grâces à quoi leur salut étoit attaché , et
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qui dépendoient de la docilité d'an esprit humble. Je ne dis point par quelle injustire , ou plutôt par quelle bizarrerie , ce qu'il y a de plus vénérable et de plus saint dans la parole de Dieu a cessé d'être du goût du siècle et surtout du goût de la cour. A^utrelois les mystères de la religion , expliqués et développés , étoient les grands sujets de la chaire. Maintenant , parce que la foi des hommes est languissante , on ne trouve plus dans ces grands sujets que de la sécheresse ; et ceux qui les doivent traiter 5 forcés en quelque sorte de condescendre au gré de leurs auditeurs , ou évitent d'y entrer 5 ou ne font en y entrant que les effleurer. Si les Pères de l'Eglise revenoient au monde , et qu'ils prêchassent dans cet auditoire ces éloquens discours qu'ils faisoient aux peuples, et que nous avons encore dans les mains , je ne sais s'ils seroient écoutés , et Dieu veuille qu'ils ne fussent pas abandonnés. Les éloges des saints, les merveilles que Dieu a opérées par ses élus , étoient des matières touchantes pour les fidèles : c'est de là que les ministres de l'Evangile tiroient certains exemples éclatans et convaincans , qui animoient , qui encourageoient , qui servoient de modèles et de règles : comment aujourd'hui ces exemples seroient - ils reçus ? On ne veut plus qu'une morale délicate , qu'une morale étudiée 5 qui fasse connoître le cœur de l'homme , et qui serve de miroir où chacun , non pas se regarde soi-même , mais contemple les vices d'autrui : et qui sait si cette morale n'aura pas enfin
ic nieiïie sort , et si elle ne perdra pas bientôt cette pointe qui la soutient ? Après cela que restera t-il à un prédicateur pour gagner les âmes ; disons mieux , que restera-t-il par où la grâce de Jésus-Christ , sans un miracle du Ciel , puisse trouver entrée dans les cœurs?
Ah! chrétiens 5 où en sommes -nous, et à quelle extrémité notre foi est-elle réduite ? D'où peut venir un tel désordre , si ce n'est pas de IV bandon de Dieu , et à quoi peut- il aboutir qu'à notre perte éternelle ? ne goûtant plus la parole de vie , que devons-nous attendre que la mort ? Voilà, mes chers auditeurs , où nous conduit l'esprit du siècle ; vous le savez , à ne chercher plus que l'agréable et à rejeter le sérieux et le solide ; à n'aimer que ce qui plaît et à mépriser ce qui instruit et ce qui corrige ; à faire perdre aux plus saintes vérités toute leur vertu , et , si j'ose le dire, à les anéantir : Quoniam diminutœ sunt veritates à Jiliis hominum (i). Heureux donc , mon Dieu , ces chrétiens dociles et fidèles qui goûtent votre parole, et qui l'écoutent parce qu'ils la goûtent : Beati qui audiunt. Leurs cœurs , comme ime terre bien cultivée , reçoivent ce bon grain , et ce bon grain y prend racine et y fructifie au centuple. Sont-ils dans les ténèbres, c'est ime lumière qui les dirige. Sont-ils dans la langueur , c'est une grâce qui les ranime. Excitez en nous , Seigneur , un désir ardent et un goût salutaire de cette parole de vérité , de cette pa-
(t) Psalm. II.
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rôle de sainteté , de celte parole de salul ; mais, en nous la faisant aimer , faites , ô mon Dieu , que nous Taimions comme votre parole , afin d'en éviter Pabus. C'est le sujet de la seconde partie.