DIMANCHE DE LA \^ SEMAINE
vénérable et prolilable en nous souvenant que c'est la parole du Seij^aieur, nous nous en lormoiis des idées tout humaines ; que nous ne la déshonorons pas moins , selon la remarque de saint Chrjsostôme, en l'approuvant qu'en la méprisant, puisque dans nos éloges et dans nos mépris nous en jugeons comme si c'étoit Thomme et non pas le Dieu tout-puissant qui nous parlât. Voilà ce que Texpérience m^a appris , ce qu'elle vous apprend à vous-mêmes, et de quoi je voudrois vous faire sentir toute Tindi^nité.
En effet, convenez avec moi, mes chers auditeurs, que cet abus est un des désordres les plus essentiels où nous puissions tomber; désordre 5 reprend saint Augustin , par rapport à Dieu, qui, selon TEcriture , étant un Dieu jaloux , Test singulièrement de Thonneur de sa parole; désordre par rapport à nous-mêmes, qui par là détruisons et anéantissons toute la vertu que Dieu, comme auteur de la grâce, communique à celte sainte parole pour nous sanctifier: deux points d'une extrême importance, écoutez-moi. Quand vous ne faites pas un juste discernement du corps de Jésus-Christ, saint Paul prétend, et avec raison , que vous le profanez , Reus erit corporis et sanguiiiis Domini {i) ; et moi je soutiens, parla même règle , que vous profanez la parole de Dieu, quand vous ne savez pas la discerner de la parole de rhomme , selon Tesprit de notre religion. Ne comparons point ici ces deux désordres pour en
(i) 1 Cor. II.
mesurer l'excès et la grièveté. Vous avez horreur d'une communion sacrilège; et loin d'affoiblir et de diminuer en vous ce sentiment, je voudrois , s'il m'étoit possible , l'augmenter encore et le confirmer : mais ma douleur est qu'avec cette horreur d'une communion indigne vous n'ayez nul remords de l'outrage que vous faites à Dieu en écoutant , si je puism'exprimer de la sorte, sa parole indignement; et je voudrois que l'horreur de Tun , par une conséquence naturelle , servît à exciter en vous Thorreur de Tautre. Tremblez, vous dirois-je, quand vous mangez le pain des anges avec aussi peu de foi que vous mangeriez un pain terrestre et matériel : en user ainsi , c'est un crime que vous ne détesterez jamais assez. Mais tremblez encore, ajouterois-je , quand vous entendez la parole que l'on vous prêche , avec aussi peu de religion que si c'étoit un discours académique, quand, dis-je, vous l'entendez sans mettre entre elle et celle des hommes la différence que Dieu y met et qu'il veut que vous y mettiez ; et comprenez bien qu'il y a dans l'abus de la prédication une espèce de sacrilège que nous pouvons comparer à l'abus de la communion. Voici comment saint Augustin lui-même s'en est expliqué : ISon minus est verbum Dei , qiiàm corpus Christi. Non , mes frères , disoit-il , la parole de Dieu que nous entendons , n'est rien à notre égard de moins précieux ni de moins sacré que le corps même de Jésus-Christ. Voilà le prin^ cipe qu'il supposoit comme incontestable ; d'où
li DIMANCHE DK LA V^ SEMAINK.
il liroit cette conclusion , qui, toute sensée qu'elle est, avoit toutefois besoin d'être appuyée de son autorité : Nonininhs ei^goi^eus erit ^ qui verbiun Deiperyeram audler'it , quàm qui corpus Christi in terram cadere sud negliqentiâ prœsumpserit. Celui-là donc, ajoutoit-il, n'est pas en quelque sorte moins criminel ni moins sujet à Tanathèrae de saint Paul, qui abuse de cette sainte parole et qui la profane, que s'il profanoit le corps du Sauveur en le laissant tomber par terre et le foulant aux pieds. Avouons-le néanmoins, mes chers auditeurs , c'est ce qui vous arrive tous les jours , et à quoi vous n'avez peut-être jamais pensé, pour en faire devant Dieu le sujet de votre confusion et de votre douleur; car si Ton venoit entendre la parole de Dieu comme parole de Dieu, y viendroit-on par un esprit de curiosité pour Texaminer , par un esprit de malignité pour la censurer , par un esprit d'intérêt pour faire sa cour, par un esprit de mondanité pour voir et pour se faire voir ; le dirai-je , et n'en serez-vous point scandalisés? par un esprit de sensualité pour contenter les désirs de son cœur, et pour trouver l'objet de sa passion?
Ah ! chrétiens, ne rougiroit-on pas de s'y présenter avec de telles dispositions? Cette pensée seule, c'est la parole de mon Dieu que je vais écouter , ne suffiroit-elle pas pour nous saisir d'une salutaire frayeur? Occupé de cette pensée, ïfy viendroit-on pas avec un esprit humble, avec une ame recueillie , avec un cœur touché et péné-
tre des plus vifs sentimens de la religion ; en un mot. comme l'on iroit à un sacrement et au plus redoutable des sacremens , qui est celui de vos autels ? Car voilà toujours la véritable et juste idée que nous devons avoir de la parole de Dieu : Non minus est verbum Dei 5 quàm corpus ChristL Quand donc vous venez l'entendre avec des vues toutes contraires , il est évident que vous ne la regardez plus comme parole de Dieu, mais comme parole de l'homme ; et tel est Tabus que je combats et qu'on ne peut assez déplorer : car , dit saint Chrysostôme , Dieu parlant en Dieu veut être écouté en Dieu ; et quand il parle par la bouche des prédicateurs , qui sont ses organes , il veut que ses organes soient écoutés comme luimême : Qui vos audit ^ me audit; et qui vos spernit^ me spernit (i). Mais vous , sans remtjnter si haut 5 voulez-vous les écouter comme hommes , les contrôler comme hommes 5 les railler même souvent et les décréditer comme hommes ; et ce que vous ne feriez pas au moindre sujet qui vous annonceroit les ordres du prince et vous parleroiten son nom 5 vous le faites impunément et sans scrupule au ministre de votre Dieu. Après cela 5 étonnez-vous que j'en appelle à vous-mêmes, et que je vous accuse devant le tribunal de votre conscience d'avoir été cent fois et d'être encore tous les jours les profanateurs du saint dépôt que Dieu nous a confié , et qu'il nous a confié pour vous, qui est le ministère de sa parole.
(1) Luc. 10.
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lG DniANCîrK I)K LA \*^ SEMAINH.
De là , par une conscqucncc immanquable , rinntililc do ce divin niiiiislcrc : car la parole de Dieu reeue comme parole de Diomme, ne peut produire dans les cœurs que des effets proportionnés à la vertu de la parole de Thomme ; et il est de la loi que la parole de Thomme , quelqïie touchante, quelque convaincante, quelque forte et quelque puissante qu'elle soit d'ailleurs , n'est d'elle-même pour le salut qu'un vain instrument. C'est ce que le grand Apôtre faisoit entendre aux Thessaloniciens : Tdeb et nos gr alias agimus Deo sine intermissione ; quoniam cîun accepissetis à vobis verbum auditûs Dei^ accepisiis illud 5 7ion id verbiim hominum sed (sicut est verè ) verbum Dei qui operatur in vobis (i). Votre bonheur , mes frères , leur disoit-il , et le sujet de ma consolation , c'est qu'ayant entendu la parole de Dieu que nous vous prêchons , vous l'avez reçue non comme parole des hommes , mais comme parole de celui qui agit efficacement en vous. Voilà la source de toutes les bénédictions que Dieu a répandues sur votre Eglise , et ce qui J'ait que votre foi est devenue célèbre jusqu'à servir de modèle à toutes les Ei^lises d'Asie. Prenez t;arde , dit Théophylacte ; c'étoit la parole de saint Paul qui opéroit dans ces nouveaux fidèles , mais qui opéroit comme parole de Dieu. Au contraire 5 voulez-vous voir la parole de Dieu , quoique annoncée par saint Paul , opérer comme parole de l'homme ? En voici un exemple bien re-
(i) i Tliess. 2.
SUR LA PAROLE DE DIEU. in
marquable. Saint Paul entre dans une ville de Lycaonie pour y publier la loi de Dieu ; on Técoute , on est charmé de ses discours , on le suit en foule 5 on va jusqu'à lui offrir de l'encens, jusqu'à vouloir lui sacrifier comme à une divinité, jusqu'à le prendre pour Mercure et pour le Dieu de la parole : Et vocabant Barnabam Jovem , Paulum vero Mei^curium , qiioniam ipse erat dux verbi (i). N'étoit-ce pas, ce semble, une disposition bien avantageuse pour l'Evangile ? Ah ! chrétiens, disons plutôt que c'étoit un obstacle au progrès de l'Evangile. Ils écoutoient saint Paul comme homme ; autrement ils n'auroient pas pensé à en faire un dieu : sa parole agissoit donc en eux comme la parole d'un homme. Et en effet ces applaudissemens , ces éloges sont les fruits ordinaires de la parole des hommes , quand ils ont le don de s'énoncer avec éloquence ou avec agrément ; mais n^attendez rien de plus. O profondeur des conseils de Dieu ! de ce grand nombre d'admirateurs , saint Paul ne convertit pas un infidèle , et de tous ces auditeurs charmés , il n'y en eut pas un qui renonça à ses erreurs pour embrasser la foi. Voilà ce qu'éprouvent maintenant encore tant de mondains ; ce sont des corrupteurs, ou , s'il m'est permis d'user de la figure du Saint- Esprit, ce sont des adultères de la parole de Dieu. Peu en peine de sa fécondité , ils n'en cherchent que le plaisir, Adultérantes verbum Dei{i). Que fera le prédicateur le plus zélé ? Leur représen-
(ï) Act. 14. — (2) !i Cor, 2.
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tera-t-il Tliorreiir du péchc , la sévérité des ju- ^emens de Dieu , les conséquences de la mort ;) lis s'arrcteront à la justesse de son dessein , à la force de son expression , à l'arrangement de ses preuves, à la beauté de ses remarques. Leur mettra-t-il devant les yeux Timportance du salut éternel et la vanité des biens de la vie ? ils conviendront qu'on ne peut rien dire de plus grand , que tout y est noble , sensé , suivi ; mais dans la pratique nulle conclusion. Ils admireront , mais ils ne se convertiront pas ; déshonorant , dit saint Augustin, la parole de Dieu par les louanges mêmes qu'ils lui donnent , ou plutôt qu'ils lui ôtent pour les donner à celui qui n'en est que le dispensateur.
C'est ce que faisoient les Juifs lorsque le prophète Ezéchiel leur annonçoit les calamités dont Dieu, pour le juste châtiment de leurs crimes, devoit bientôt les affliger. Car l'Ecriture nous apprend qu'ils étoient enchantés des discours de ce prophète , sans être émus de ses menaces; et Dieu lui-même lui en marquoitla raison. Fiiii populi tiii ioquuntur de te juxta muros et in ostiis domorimi. (i) Hé bien , Prophète , lui disoitle Seigneur, sais-tu l'effet des vérités étonnantes que tu prêches à mon peuple ? c'est qu'ils parlent de toi par toute la ville et dans toutes les compagnies. Au lieu de glorifier ma parole , ils te préconisent toi-même : et dicunt unus ad alterum: Venite , et audiamiis quis sit sermo eai'ediens
(i) Ezech. 33.
à Domino (i). Quand tu dois les instruire, ils s'invitent les uns le§ autres : allons et voyons comment le prophète aujourd'hui réussira. Et veniunt ad te quasi si ingrediatur populus (2) ; et en eflfet ils viennent t'entendre comme ilsiroient à un spectacle. Et es eis quasi cqrmen miisicum quod suavi dulciqiie sono canitur (3); ils f écoutent comme une agréable musique qui leur fiâtteroit l'oreille. Mais prends garde , ajoutoitleDieu d'Israël , qu'ils se contentent d'écouter ce que tu leur enseignes , et du reste qu'ils se sont mis dans une malheureuse possession de n'en rien pratiquer; Et audiunt verba tua y etnonfaciunt eu. Pourquoi? parce que c'est ta parole qu'ils entendent 5 et non pas la mienne : Et audiunt ver^ba tua. Or ta parole peut bien avoir la grâce de leur plaire , mais elle n'aura jamais la force de les convertir. Aussi , reprend saint Jérôme , y va-t-il de Thon^ nèur de Dieu que la conversion des âmes ^ qui est le grand ouvrage de sa grâce , ne soit pas attribuée à la parole des hommes, ni même à la sienne confondue avec celle des hommes. Vous voulez entendre ce prédicateur parce qu'il vous plaît, et Dieu ne veut pas que ce soit par ce qui vous plaît dans ce prédicateur que vous soyez convertis , mais par la simplicité de la foi. N'espérez pas qu'il change cet ordre et qu'il fasse pour vous une loi particulière. Mais savez-vous comment il vous punira ? il se vengera de vous par vous-mêmes : il vous laissera en partage la pa-
(0 Ezcrb, 3.3.— (•>.) Ihifi. — (H) îbUi.
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rôle des hommes, puisque c'est celle que vous cherchez ; et pour sa parole il [a révélera aux vrais iidcles qui la reçoivent avec une humble docilité; ou pour mieux dire, de celte même parole il vous laissera tout ce qu'elle peut avoir de spécieux et d'inutile à quoi vous vous attachez; mais tout ce qu^elle a de solide et d'avantageux pour le salut , il le réservera à ces âmes choisies qui ne cherchent dans sa parole que sa parole même. Etrange etpernicieux abus ! On écoute les prédicateurs pour juger de leurs talens, pour faire comparaison de leurs mérites , pour rabaisser celui-ci , pour donner la préférence à celui-là : et souvent on verra dans une ville , dans une cour, touchant les ministres de la parole évangélique ^ le même partage d'esprits qu'on vît autrefois à Gorinthe touchant les ministres du baptême , quand l'un disoit, pour moi je suis à Apollo; et l'autre^ pour moi je suis à Géphas. Ah ! mes frères , reprenoit saint Paul j pourquoi ces contestations et ces partialités ? Jésus-Christ est-il donc divisé ? Divisus est Christus(i)? Est-ce Apollo qui a été crucifié pour vous , et avez-vous été baptisés au nom de Géphas ? N'est, ee pas le même Dieu qui vous a sanctifiés par eux? A quoi j'ajoute, chrétiens, n'est-ce pas le même Dieu qui vous parle et qui vous exhorte par notre bouche; Deo exhortante per nos (2)? Qui sommes-nous , disoit ailleurs saint Pierre , en prêchant aux Juifs 5 pour mériter que vous vous occupiez de nous , et que vous fassiez distinction de nos
(i) I Cov. 1, — (2) J Cov, 5,
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personnes? Pourquoi nous regardez-vous, tandis que nous faisons l'office de simples ambassadeurs? Viri fratres ^ quid miramini in hoc ^ aut nos quid intuemini (i)? Sans cette qualité d'ambassadeurs de Jésus-Christ 5 moi qui parois aujourd'hui dans cette chaire après y avoir déjà tant de fois paru, oserois-je soutenir la présence du phis grand des rais , et la soutenir de si près , tandis que les nations entières tremblent devant lui, et qu'il répand si loin la terreur? Oserois-je élever la voix au milieu de la plus florissante cour du monde, si 5 tout indigne que je suis , je n'étois prévenu et vous ne Tétiez comme moi de cette pensée , que Dieu m'a confié sa parole , et que c'est en son nom que je vous l'annonce : Firi fratres ^ quid miramini in hoc ^ aut nos quid intuemini [2) ?
Cependant , quoiqu^il soit vrai que tout prédicateur de l'Evangile ^ en conséquence de sa mission , est l'ambassadeur et l'organe de Dieu , n'en peut-on pas faire le choix , et s'attacher à l'un plutôt qu'à l'autre ? Oui , chrétiens , ce choix peut être bon et utile ; mais il doit être réglé selon la prudence du salut. Ainsi le disciple Ananie fut-il choisi préférablement à tout autre , pour être le docteur et le maître de celui même qui devoit l'être de toutes les nations. Ainsi Dieu même inspira-t41 à saint Augustin encore pécheur de se faire instruire par saint Ambroise , et de l'écouter. Ainsi , mon cher auditeur , Dieu peut-être a-t-il résolu d'opérer voire conversion
3l DIIVTANCIIE DE lA V« SEIWAINE.
par le ministère de tel prédicateur, et lui a-l-il donné fjrace pour cela ; car c'est ce qui arrive tous les jours, et rien n'est plus ordinaire dans la conduite de la Providence. Mais voulez-vous que votre choix ne fasse rien perdre , ni à la parole de Dieu de Thonneur qui lui est dû , ni à vous-mêmes du profit que vous en pouvez retirer? voici deux avis importans que je vous donne, et que vous devez suivre. Premièrement, entre les ministres de TEvangile, ne préférez pas tellement l'un que vous méprisiez les autres. Car étant tous envoyés de Dieu , vous les devez tous honorer; et tel sur qui tomberoient vos mépris , est celui peut-être dont Dieu se servira pour en convertir tout un peuple : or il est de la Providence qu'il y ait des prédicateurs pour ce peuple aussi-bien que pour vous. Secondement , n'ayez égard dans le choix que vous faites qu'à votre avancement spirituel et à votre perfection ; c'està-dire ne vous attachez à un prédicateur que parce quUl vous est plus utile pour le salut : car il faut vouloir les choses pour la fin qui leur est propre ; , or la parole de Dieil n'a point d'autre fin que notre sanctification. Quand , pour la santé du corps , j'ai à choisir un médecin , je n'examine point s'il est orateur ou philosophe , s'il s'exprime avec politesse , s'il sait donner à ses pensées un tour ingénieux et délicat : mais je veux qu'il ait de l'expérience et qu'il soit versé dans son art ; je veux qu'il connoisse mon tempérament , et qu'il soit en état de me guérir ; cela me suflit. Si donc je
trouve un ministre de la divine parole qxii m'édifie, qui lasse impression sur moi, qui ait le don de remuer mon cœur, qui le porte plus efficacement 5 plus fortement à Dieu , c'est là que je dois m'en tenir. Voilà l'homme que Dieu ma député pour me faire connoître ses volontés ; voilà pour moi son ambassadeur. Qu'il n'ait du reste nul avantage de la nature : il me touche , il me convertit ; c'est assez. En l'écoutant , j'écoute Dieu même ; et mon bonheur en écoutant Dieu dans son ministre , est d'atlirer sur moi les grâces les plus puissantes , et de me préserver de cet endurcissement fatal et de cette réprobation où conduit une opiniâtre résistance à la parole de Dieu , comme nous Talions voir dans la troisième partie.