LE CHARBON
Ustilago carbo, Tul, /)
Le charbon, parent éloigné do la carie, est en maintes localités du Canada très nuisible au blé, à l'orge, cb spécialement à l’avoine.
(Fig. 4) est bion connue, Le nom scientifique Ustilago est dérivé du mot latin ustus, br carbo signifie charbon. Les deux noms ont trait à l'apparonce des masses sporeuses, une fois produites dans l’épi. Cette maladie n'est pas aussi sériouse que la carie, car d’abord on reconnaît facilement les bonnés, ct l'on peut sans gr
veloppées ni la farine provenant de ce blé.
Le charbon se développe exactement comme la carie : il est évident que la maladio commence en bas et La Fig. 4 nous montro que les épillets inférieurs ont été atteints les premicrs, et c'est Lorsque les spores apparaissent dans aussi immanquablement constater
s'étend en montant,
toujours le cas.
les épis taré<, on peut
Son apparenco générale
ûlé, et le nom spécifique
épis charand'peine les enlever et les détruire avant que beaucoup de spores soient disséminées, ct ensuite los spores, n’émettant aucune odour fétido, no déprécient ni la récolte de blé où elles se sont dé-
la présence du mycelium dans toutes les parties de a
plante, depuis la racine, le long de la tige, jusqu'à l'infloresconce. En aucun cas, cependant, le mycelium ne se rencontre dans des parties par lesquelles il ne lui est pas
nécessaire de passer pour arriver au point où les spores
doivent se former;
les feuilles,
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détruit
ainsi, on ne le trouve pas dans
Le charbon, comme Ja carie, n’affecte pas les graines
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entier. D (Fig. 5) représente un épillet de blé et sa balle qui
ont été détruits par Ile charbon, ct E. en est une section transversale, Ici, nous voyons que les tissus de l'épillet ont été entièrement détruits par le champignon. ÆEn examinant à la loupe une des glumes charbonnées de la balle, on lui trouve l'apparence de la Fig, 5 F., où le champignon a crevé l'épiderme qui ne laisse voir à l'intérieur qu'une masse de spores extiêmement et «° e® PR e petites, bien plus petites que celles de la * Carie, Pour la comparaison, la Fig, 6 les représente grossies exactement dans les mêmes proportions (400 diamètres) que les @® spores de la carie à la Fig. 2.
Fig. 6.
La germination et le développement de ces spores diffèrent quelque peu dans les deux espèces de champignons. La Fig. 7 fait voir les différentes phases de la germination du charbon. Elles sont grossies au même degré (1,000 diamètres) que celles de la carieàla Fig, 8. Lorsque la germination a lieu, il se produit un tube végétatif comme à 1 Decetube sortont des organes reproducteurs analogues à des bourgeons (2 À A); ce sont les sporules de la première génération.
Fig, 7.
Celles-ci arrivent on contact avec des sporulos semblables, ot il s'opère une Conjugation de la même nature que celle des sporules de la première génération dans la earic (Fig. 3CC) ; ensuite elles continuent à croître, comme on le voità 5 et 6. Lorsque de longs tubes Végétatifs sont produits, comme à 5, ils se joignent ordinairement avec d’autres pour constituer un seul tube sur lequel naissent les Sporules de la seconde génération, Ce tube est quelquefois extrémement long et fa, et formé de nombreux segments, Les Sporules produites Par ces tubes végétatifs sont capables d'en produire d’autres par bour- 8onnement, jusqu'à ce qu'enfin il s’en formo des groupes considérables
à distance de la Spore-mère, TJ;cs dernières Sporules formées, qui sont de grosseurs très inégales, germent si elles 80 trouvent dans des cir- Constances favorables, com
mo à 7 et 8, ot donnent naissance au mycelium qui se développe ensuite comme dans la carie, Maintenant, quelque intéressants qu
e soient ces faits, ils n'auraient aucune valeur pratique
S'ils ne pouvaient nous mettre en mesure de
trouver l'infecti.
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trouver un remède, C'est ce qu'ils font, Tout semble démontrer quo l'infection vient du sol et suit une marche ascondanto, Ia maladie se déclare toujours sur les épillets les plus bas de l'épi de blé on de la panicule d'avoine, On verra toujours aussi que chaque tige d’une plante infestée est atteinte par la maladie, tandis que d'autres plantes tout auprès n’en présenteront aucune trace,
Dans le livre dont nous avons parlé au commencement de notre travail, M, Smith dit, à la p. 252: “ I] cst facile de prouver que la carie dans le blé sc propage par les spores du champignon, car |} si l'on saupoudre de spores du blé de semence où si on l'arrose d'eau |} contenant des spores, chaque plante de blé souffrira de la carie, : tandis que les pluntes voisines qui n'auront pas subi ce traitement scront cxemptes de maladie,