ENCORE POUR L'AUTOMNE
A Pierre Quillard.
Alors qu'il vient à nous : quand sa douceur éclaire Les bois, d'où fuit TÉté, sylvain au fauve cri, Après vous, ô lueurs du grand temple stellaire, C'est l'Automne surtout que j'ai toujours chéri.
Mais je dois plus aimer encor tout ce que j'aime : Car, s'emparant d'un cœur, où le chant se taira. Bientôt, hélas! bientôt, mon automne à moi-même, Sans me dorer le front, sévèrement viendra...
rirai donc, ressaisi par la grâce poignante D'octobre, où le cristal des cieux s'approfondit : Et je le chanterai son charme qui me hante Oubliant que, déjà, mes stances l'ont redit.
Comme des flots jaillis d'une source profonde. Sentant mes pleurs d'extase avec lenteur couler, Je rempHrai mes yeux de la beauté du monde En regardant les jours lumineux s'en aller.
Oui, ce sera ma haute et ma suprême joie : Aspirant tout le calme épars sous l'horizon, De me faire, tandis que la forêt rougeoie, Une âme de splendeur, en l'arrière-saison.
Avec la majesté des visions antiques.
Puisse dans ce vallon, au gazon d'or fané.
Un chœur d'Espoirs sacrés et de Pensers rythmiques
GHsser pour moi sur l'or du grand astre incliné.
CARMLNA SACRA
Et quand viendra la nuil mélancolique, où passe Un vent, qui sent déjà l'hiver aux soirs cruels, Que mon regard, épris de tes soleils, espace, Cherche encore, là-haut, leurs fovers immortels.
TABLE DES MATIERES
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AU PRIiMEMPS d'assise 7