‹ Carnet de routeChapitre 1 sur 12 · PARIS GEORGES GRÈS ET C'% ÉDITEURS · texte numérisé non relu

PARIS GEORGES GRÈS ET C'% ÉDITEURS

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Jacques Branel de Pérard était bachelier sciences-lettres, étudiant de deuxième année de VEcole de droit et de VEcole des sciences politiques.

Son avenir littéraire et politique s'annonçait des plus brillants. Une série de nouvelles : Lettres à un débutant ; Portraits de Paris, avait fait remarquer tout particulièrement la pureté de son style (Paris-Journal, octobre, novembre, décembre 1913).

A 19 ans, il avait créé une revue : Impéria ; cette revue fui interrompue par son départ pour le régiment. Il s'engagea le 20 octobre 1913 et partit à Rouen au ^3^ d'artillerie.

Dans plusieurs conférences faites dans le XVII^ arrondissement, pour son parti,

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pour la loi de trois ans, le public lui avait fait un succès des plus flatteurs. Tous s'étonnaient de voir ce garçon si jeune parler avec cette foi ardente, ce patriotisme, cette autorité.

Ces notes, écrites à la hcïte, sans aucun souci littéraire, ont été trouvées sur le soldat mort et rapportées à la famille par un camarade dévoué. Quelques mots effacés ou illisibles ont été supprimés ou devinés.

On a gardé pieusement la forme spvntanée, le style sans apprêt de ce qui n'était pour le soldat qu'un mémento personnel . Peut-être V eût-il corrigé, mis au point, enrichi de tout ce qui, plus tard, au milieu des beaux labeurs qu'il rêvait, serait revenu à sa pensée pour mettre en tableau ce qui n'était quà peine une esquisse.

Mais la littérature ici nest pas en cause et ce Carnet ne voit le Jour que pour transmettre, en somme, à ceux qui l'ont aimé, les « derniers mots » de Jacques Brunel de Pérard.

Une lettre de son ami Guy de Cassagnac, qu^il a rejoint dans la mort, et les lignes émues quun de ses camarades de lettres, aujourd'hui dans les tranchées, lui a consacrées dans une jeune revue, ornent cette petite stèle érigée en son honneur.

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