‹ CarnotChapitre 32 sur 42 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

JLWtrage que Pon vient de lire porte en Inioitee sst justification. Je n'en ai pas, je le repute ici, supprime une seule tigne. L'edition que je publie est en tout conforme k celle snr laquelle se porta , a Paris , une main impitoyable. Cette main fut-elle dirigee par la droiture? Weilt-elle d'autres mouvemens que ceux de P&piite ? La question est r&olue ; Popinion pitblique a y depuis longtemps d^ji , repondn que le desastretrx esprit de parti ,' que de petits orgneils, et d'immenses vauil£$ templirent les ' bassins de la balance ; et que la justice impuissante contre les passions de ses organes, fnt, jusques dans son temple, profanee a FexcSs.

Oui a Pexces ; puisque ce( fut dans ma legitime defense que mes juges 6serent puiser le pretexte d'une augmentation inouie de peines, d'un accroissement de condamnations. Encore, si cette defense eut ete immoderee! Encore, si , par ses expressions , elle se fut imprime le caractere d'un delit ! Mais non ; elle fut mesure'e et decente : elle avait 6te reflechie. Est-ce ma faute , a moi , si de perfides interpretations Pempoisonn&rent, si de palpables mensonges la corrompirent ? La prcuve en est toute entiere dans les considerans

da jugement qui m'a frapp£,'et dans Farr&t qui en a prononcl la confirmation. Mais cette preuve doit Iminemment ressortir de fe publicity de mes plaidoiries et de tous les actes que j'ai fourni au prpc£s. Cette publicite est dope pour moi de devoir rigoureux. Apris avoir sou mis k i'opinion publique i'ouvrage pour lequel j'ai el& poursuivi avec une espece de fureur, je place devant elle le developpement que j'ai donne a mes moyens de resistance a l'oppression. Ceux qui m'entendirent ont deja pronono£ ; ceux qui me liront ne me seront pas moins favorables : j'en ai la confiance. Je trouverai dans d'hono-* rabies suffrages un dedommagement reparateur; mon coeur sera raffraichi par les regrets qu'ao' corderont a mes angoisses les ames honnetes : et j'aurai tout oublie , quand elles auront 6t6 sensibles a tout ce que j'ai souffert.

Mon plaidoier donnera la mesure de la premiere diatribe de M e . Yatismenil , porteur de parole en premiere- instance; ma replique fera juger le second ecart de son imagination ; et mon memoire a consul ter, la consultation , ma requite en appel , seront la critique irresistible du dytirambe de M e . Hua , porteur de parole k la cour royale.

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