‹ Caroline, comédie-vaudeville en un acteChapitre 6 sur 21 · SCENE VI. fc · texte numérisé non relu

SCENE VI. fc

Les Précédents, DERVILLE, SAINT-ERNEST, Plusieurs iS OFFICIERS, dont quelques-uns tiennent encore leur serviette, £jj d'autres des verres de liqueur* ^ «-^

■DERVILLE

Mon ami, le Champagne de ton oncle est délicieux. {A Caroline, qui veut s'en aller.) Eh! quoi, Mademoiselle... nous vous faisons fuir. . . ah ! restez , je vous en supplie. . ..

5 CAROLINE , à part.

J'aurais pourtant bien voulu m'en aller. ( A Marianne») Mais c'est peut-être malhonnête.

À MARIANNE

Oh ! sans doute , ce serait malhonnête.

DERVILLE , bas , aux autres Officiers.

C'est le génie en question • vous allez entendre une conversation dont je vais vous indiquer d'avance les répliques : Oui} Mon~ sieur ; non , Monsieur; nous ne sortirons pas de là. ( Allant à Caroline.) Oserais-je demander à Mademoiselle , si elle ne s'est point ressentie des fatigues du dernier bal.

Non , Monsieur. . .

DERVILLE

Et aurons-nous le plaisir de vous voir ce soir ?

IO

Oui , Monsieur. . .

DERVILLE, regardant les autres officiers, d'un air d'intelligence.

C'est que ces Messieurs , avaient l'air d'en douter. ..Vous voyez que je ne vous ai pas trompes, et Mademoiselle ne nous privera pas je l'espère , de l'ava-nlage de danser l'anglaise avec elle.

Non , Monsieur.

LÉON, bas à Derville.

Derville, de grâce.

DERVILLE

Ah ! ça nous comptons sur un bon orchestre, car à Paris, maintenant, Ton vous exe'cute une boulangèrecomme un concerto. Je ne conçois pas comment au dernier bal, vous n'aviez pas de galoubet... Quand on aurait du faire venir Colinet en poste... Un orchestre sans galoubet !... Je vous demande, Mademoiselle, si jamais vous avez rien vu de plus impertinent.

CAROLINE; le regardant de la-tête aux pieds*

Oui, Monsieur .. ( Elle fait la révérence et sort avec Marianne).

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