‹ CarpaccioChapitre 3 sur 8 · VI · texte numérisé non relu

VI

(5) L’autographe reproduit ici a été' publié pour la première fois dans V Archivio Veneto, (T. XXXIII, P. I, 1887).

6 o CARPACCIO, SON TEMPS ET SON ŒUVRE

En date du 20 septembre 1397, on trouve dans les papiers de plusieurs notaires le nom d'Antoine Scarpazo de feu Pierre de S. Nicolas, qui nomme commissaria Beru\a veuve de S. Pierre Scarpazo, sa mère (1).

Et plus tard, d’autres Scarpaza, et avec le nom de Victor, se rencontrent à Venise ou dans les pays voisins. Il est fait, mention en 1 4 1.9, d’un Raphaël Scarpa\o , marchand de poivre (2), en 1448, d’un Antoine Scarpa\o , habitant à Saint- Nie olas et confrère de l’Ecole de Saint-Marc (3) ; en 1482, d’un Lazare Scarpazo pêcheur, qui demeure à Saint-Raphaël (4) ; en 1490, d’un Marc Scarpa\o, gardien du Château du Lido (5). En 1464, une épitaphe vénitienne parle d’une Catherine Scarpacio (6).

Dans les registres des mutations (7) l’on trouve, à la date du 10 septembre 1520, le nom d’un Gaspard Scharpaza de feu Santé, qui fait inscrire entièrement en son nom une maison à Saint-Raphaël, d’abord indivise entre lui et son neveu Alvise (8).

(1) Cecchetti. — Nomi di pittori e lapicidi anticlii (. Archivio Vetieto, T. XXXIII. P. I).

(2) id. ibid.

(3) Arch. de l’Etat. — Scuola di S. Marco. Reg. di contabilità. — Liasse 228.

(4) Ibid. Ibid. Reg. confratelli, 3.

(3) Ibid. Notatorio. — Collegio, 22, p. 20 t.

(6) L'e'pitaphe dont parle Temanpa ( Vite degli Arehitetti etc.) a e'te' tirée d’un protocole de Damiano Damiani, notaire à Trévise. La voici:

rv r\

DS ■ IS MCCCCLXII I

DIVÆ CATARINÆ NEL • F • SCARPACI VXORI •

SECUNDÆ NOVÆ ■ Q • NVPTIÆ LOETO ERF.PTÆ SEVÆ PESTIS IMMERITO IOHANNES LAV- RENTII • F • ACABALETTO CIVIS AG SCRIBA TER MINIME LUBENS ET SIBI VI 1DVS MAII

(7) Arch. de l’Etat. — Estimo 1514. — Die ci Savi sopra le décimé in Rialto. — Giornale trasporti 1 51 3-1 523, p. 147 t.

(8) « Le 10 septembre 1320.

« Je (soussigné'] François Zéxarin, par ordre de Sieur Gaspard Scharpaza de feu Santo, lequel ne sait pas e'erire lui-même (est illettré) consens à ce que la maison sise a Saint-Raphaël qui e'tait en son nom et en celui d’Alvise, son neveu, qui payait une dime de neuf gros dix-neuf sous, soit mise en son nom seulement, ayant achète' la

CARPACCIO, SON TEMPS ET SON ŒUVRE G i

Au XVIIe siècle un Jean Scarpazza est enseveli, et sa femme avec lui, dans l’église des SS. Jean et Paul(i).

Il semblerait donc que la famille Carpaccio était depuis longtemps établie à Venise.

Cependant quelques auteurs ont assuré que le grand peintre était né en -Istrie, avec une conviction, qui n’est pas dénuée de tout fondement. Il est certain qu’il existe à Capodistria des documents concernant la famille Carpaccio, qui s’eot éteinte pendant notre siècle en la personne d’Antoine Carpaccio, homme de lettres, mort à Trieste, en janvier 1817. Pendant une longue suite de générations, on donnait à l’aîné de la famille Carpaccio le nom de V et tore. Une preuve que Capodistria est la patrie du peintre, serait que la dévotion à Saint- Victor existe dans ce pays depuis un temps immémorial (2).

En outre une tradition, qui date de plusieurs siècles, assure que

partie appartenant précédemment à son dit neveu, par sentence documentée rendue par le Juge, de laquelle il ressort à présent par la pièce faite par sieur Gaspard de la Vcdova qu'il ne doit pas payer audit Office le 8 Juin 1519, date à laquelle commenceront les premières dimes qui seront imposées dans la suite».

(1) Cicogna dans ses Iscrijioni inédites des SA Jean et Paul. (Musée Municipal. Mss. Cicogna, 602) au N. 625 (pag. 39) transcrit l’inscription suivante qui existe dans la susdite église :

JOANNI ANTONIO SCARPATIO MORUM PROBITATE AC PIE- TATIS OPERIBUS CLARO CONIUGI AMANTISS • CATHERINA

ARMELINA ET S1BI ET FILIIS POSUIT MONUMENTUM HOC OBIIT VI KAL • NOVEM • MDCXVIII

(2) Nous reproduisons ici le passage suivant d’une lettre de M. Thomas Luciani, écrivain Istrien : «Mais ce qui prouve que Vettor Carpaccio, s’il n’est pas né à Ca- » podistria, y a au moins passé, ainsi que dans les environs, une grande partie de sa » vie, c’est que non seulement un grand nombre de ses oeuvres y existent ou y » ont existé, mais, de plus, ce sont les types de ces pays qui prévalent dans toutes ses » toiles. Chaque fois que je les revois, il me semble que je revois les gens du peuple » de Capodistria et les habitants des collines et des montagnes dont cette ville est cn- » tourée, tels que je les ai vus vivants et au naturel, il y a 25 ans à peine. Les phy- » sionomies se modifient avec les générations, mais reviennent ensuite et Vettor Car- » paccio devait avoir présents à son imagination ces types d’hommes et de femmes, » quand il travaillait non seulement pour l'Istria, mais encore pour Venise, et toujours. « C’est une idée qui m’a frappé la première fois, il y a plus de 40 ans, quand je vi- » sitars les Galeries de notre Académie, et plus je vais, plus je persiste dans mon sen- » timent ».

c’est à l'Istrie, où Benoît, fils ou neveu du peintre,, a passé une grande partie de son existence, qu’il appartient de revendiquer l’honneur d’avoir vu naître Vettor Carpaccio. Cette tradition ne constitue pas une preuve irréfragable. Mais Pierre Stancovich, poussé par l’amour de son pays, a pris à tâche de l’étayer sur de nombreux documents qui ont une certaine importance (i). Il n’a pas voulu tenir compte de ce que Vettor et Benoît Carpaccio ont accompagné leurs signatures au bas de leurs toiles, du titre de veneti , parce qu’ils pouvaient, selon lui, se dire « vénètes » de nationalité et par domicile, ou comme appartenant à l’école de peinture vénitienne, ou encore comme ayant été élevés à Venise (2).

Mais quand bien même Vettore serait né à Capodistria, il n’en est pas moins vrai qu’il reconnaissait le vénitiens pour maîtres. C’est à Venise que son génie parvint à sa maturité et c’est seulement dans cette ville que son œuvre peut être complètement connue et admirée.

On ne sait pas plus l’année de sa naissance que celle de sa mort, et les détails de sa vie nous échappent entièrement

Une signature nous fournit une indication bien courte, mais cependant intéressante. Le 5 septembre 1523, Vettor signait à Venise comme témoin, ainsi qu’il suit: jo utor cctt'pa\io pjctov fuit festimonio (sic) pregado e \urado (3).

Un document plus important pourrait nous apprendre le nom du père de notre peintre et le lieu où demeura celui-ci.

(1) Stancovich. — Biog. degli uomini distinti dell'Istria, t. III, p. 106 et suivantes. — Trieste, 1829.

(2) Id. Ibid. — Les Istriens en effet se disaient alors tous ve'nètes, et encore aujourd'hui chez le peuple, à Capodistria et dans d’autres parties de la province, il est très commun de se dire ve'nète ou ex-ve'nète. — Tedeschi, Cenni sulla storia dell'arte crist. nell’Istria , insérés dans la Strenna Porta Orientale. — Anno III, 1859. — Charles de Franceschi ( L’Istria , note stor. — Parenzo, 1879, p. 000) e'crit: « Mais » notre plus grande gloire artistique.... c’est Vettor Carpaccio de Capodistria, ne' vers » 1450 et mort en 1525 environ». Voyez en outre Vincent De Castro, Vita di Carpaccio dans l’Etrenne Istrienne: Il Preludio. Venise, 1848.

(3) L’autographe que nous reproduisons ici a e'te' publie' dans Y Archivio Veneto Sérié II, T. XXXIII, P. Ij.

Le 3 Décembre 1517, Vettor Scarpaza de feu Santo notifie le contrat d’une maison dans le quartier de Saint-Raphaël (1). Dans le cahier relatif à l’estimation, la partie de Vettor Scarpaza est évaluée liv. 987 et en 1538, 29 avril, il achète de Gaspard et d’Alvise Scarpaza certaines propriétés. Cette partie, ainsi qu’il résulte d’annotations inscrites dans la colonne en regard, est portée de nouveau, c’est-à-dire à l’estimation de 1537, sous le même nom. Il y a cependant erreur quant au nom du père; Vettore est dit fils d’Antoine au lieu de fils de Santo.

Sommes-nous sûrs d’avoir affaire au peintre? Il ne semble pas probable, tout d’abord, qu’il ne soit pas fait mention de sa profession en le désignant; de plus les historiens de l’art le font mourir vers 1522. Comme on ne connaît pas d’œuvres de lui qui portent une date postérieure à 1521, on a quelque raison de conjecturer qu’il est mort vers cette époque. Cependant sa signature authentique se trouve avec la date de 1523 et l’on ne peut pas refuser de croire qu’il ait pu aussi mourir plusieurs années après. Mais nous avons fait même trop de suppositions, puisqu’on rencontre plusieurs Carpaccio vénitiens qui, au XVIe siècle, portaient le nom de Vettore par exemple: un Vettore dont devient veuve une certaine Paola (2) et un Santo quondam Vettor pescador (3).

Le seul fait qui nous semble établi, c’est que l’origine des Carpaccio est absolument plébéienne et que le centre de la branche vénitienne de leur famille demeurait dans le quartier de Saint-Raphaël. Nous ne sommes pas mieux informés touchant les études de Vettore pendant sa jeunesse. Peut-être fréquenta-t-il, lui aussi, durant ses premières années, l’atelier des Vivarini, auxquels il succéda bientôt dans la renommée d’artiste.

(1) «Condition de mi Vettor Scarpazza fu de ser Santo, corne me truovo aver ne » la conttrà de San Raffaele parte duna Caxa dove io abitto la quai è a le dezime. « In nome de dona Luzia Scarpaza et questo è quantto me ritruovo». (Condition de moi, Vettor Scarpazza de feu S.r Santo, qui me trouve avoir dans le quartier de Saint-Raphaël, partie d’une maison où j’habite qui est sujette à la dîme. Au nom de femme Lucie Carpaccio, et c’est là ce que je possède). Arch. de l’État. — Estimo 1514, Dieci Savi sopra le Décimé in Rialto.

(2) Arch. de l’État. — Estimo 1514, c. 858.

GARPACCIO, SON TEMPS ET SON ŒUVRE

Erappés de ses préférences marquées pour les costumes orientaux, quelques-uns ont pensé que Vettore avait accompagné Gentile Bellini à Constantinople, lorsqu’un israélite eut apporté à la Seigneurie une lettre du Sultan, la priant de lui envoyer un peintre habile. La Seigneurie choisit Gentile Bellini, qui s’embarqua le 3 septembre 1479, aux frais du gouvernement, sur une des galères de Roumanie, commandée parle capitaine Melchior Trévisan, et débarquait à Constantinople probablement à la fin du même mois (1).

Nous répétons que c’est là une pure supposition et qu’on ne peut fournir aucune preuve que Carpaccio ait accompagné Gentile Bellini à Constantinople.

Venise ne tarda pas à s’enorgueillir de Vettor Carpaccio et les chefs du gouvernement se plurent à embellir le palais Ducal de ses peintures. L’histoire nous a conservé le souvenir de plusieurs commandes confiées au grand peintre dans la salle des Pregadi et il est curieux de voir avec quel soin minutieux ces graves magistrats s’occupaient des moindres détails, des couleurs et même de la toile. Le 31 mars 1501, les chefs de l’Excellentissime Conseil des Dix écrivent (2): «Par ordre des Magnifiques Seigneurs, Chefs du Conseil » des X, à vous Messire Jacopo de Canali, Provéditeur du sel, disons » et ordonnons de donner et compter à Vetor Scarpa\a , 20 Ducats à » bon compte, afin qu’il puisse faire les dépenses nécessaires à la » peinture qu’il exécute [la pictura la quai lui fa), pour la placer » dans la salle des Pregadi.

» Fournissez-lui en outre quatre onces d’outremer pour cette » peinture » .

» Donné le 31 du mois de Mars 150t.

(1) Voyez sur le séjour de Gentile Bellini à Constantinople, le livre de Tuasne, (Paris, Leroux, 188S). Bellini, indépendamment de beaucoup d’autres œuvres, aurait fait à Constantinople les dessins des bas-reliefs, représentant les victoires remportées sur les Scythes, sculptés sur la colonne de Théodose, qui, menaçant ruine, fut abattue en 1 69 5. — Ces dessins pour lesquels, en 1702, le père Mènes) rier écrivit un texte et qui furent ensuite reproduits par le P. Branduri dans le T. II, de l'Impero Orientale en 1 7 1 1 , se trouvent à Paiis. Müntz, ( Revue des Études Grecques, 1888), démontre que ces dessins ne sont pas de Gentile Bellini.

(2) Colle g. Prov. al Sal (1482-1514), Vol. IV, c. 140, publié par Lorenzi, Mon. per serv. alla Stor. del Pal. Duc.

Et le 26 août 1501 (1): «Mandato Magnificorum Dominorum ca- » pilum Ecccelsi consilij X dent et numerent D. Provisores Salis Magi- » stro Victori Scarpatio pictori , ad bonum computum pro tellario quod » pingit pro Sala Consilij Rogatorum , Ducatos X ex pecuniis deputatis » fabricis Pallatii. Dation die XXVII mensis Augusti MCCCCCI ».

« Laurentio Contareno caput consilij X subscripsi » .

« Paulus Antonius Emilianus cap. cons. X subscripsi».

« Nicolaus de Priolis cap. cons. X subscripsi».

« Zacharias Frisus secretarius mandate subscripsi » .

Carpaccio peignit dans la salle des Pregadi, sur le châssis ( tel laio ) dont parlent les chefs du Conseil des Dix, le pape Alexandre III, revêtu des insignes sacerdotaux pour célébrer la messe dans l’église de Saint-Marc, accordant des indulgences au peuple, et entouré des cardinaux Ange Correr, Pierre Barbo, François Lando, Jean Michiel, Jean-Baptiste Zeno, Pierre Foscari et Dominique Grimani.

Dans le bas était cette inscription: « Apparatus sacris in divi » Marci æde Alexander Pont, omnibus Dominicæ Ascensionis die intra » binas vesperas adeuntibus , plenam delictorum veniam perpetuo conces- » sit, septima peccatorum porte per octavam frequentatibus remissa».

Ce ne fut pas le seul travail exécuté par Carpaccio dans le palais ducal. Un décret du 27 septembre 1507(2), observait: «qu’il était » essentiel pour l’ornementation de la salle du Grand Conseil d’a- » chever enfin les trois tableaux commencés déjà depuis longtemps » par Alvise Vivarini, ainsi que les deux autres, dont l’un n’est pas » encore commencé: de façon que l’on puisse terminer la dite salle » et qu’elle ne soit plus encombrée comme elle l’a été jusqu’à pré- » sent » .

Le gouvernement s’était en conséquence adressé «à notre très fidèle citoyen Jean Bellini », auquel il adjoignait comme collaborateurs: «maître Vettor dit Scarpazza ( Vector dicte Scarpa\\a) avec un » traitement de 5 ducats par mois: maître Victor de feu Mathieu '> ( Vector quondam Mathio ) avec 4 ducats par mois; et Jérôme, pein- » tre ( Hieronymo depentor) avec 2 ducats par- mois, lesquels devront

(1) Notatorio 2 — del Magistrato al Sal , (1491-1529 ), c. 147, — publ. par Lorenzi.

(2) Misti — Consiglio de’ Dieci, (1 506-1 507), Reg. 31, c. 154; Collegio Prou, al sal , (1482-1514), v. 4, c. 183. — publ. par Lorenzi.

» mettre tous leurs soins et diligence à aider Mes. Jean Bellini à pein- » dre ces tableaux de façon qu’ils soient bien exécutés et le plus tôt » possible». Suivait la recommandation suivante en latin: «Hoc per » expressum declaratum quod dicti pictores provisionati teneantur et » obligati sint laborare de continuo et omni die, etc.».

Quelques années plus tard, dans le palais des Doges, aux œuvres tranquilles de Carpaccio et de Bellini succéderont les puissantes créations du jeune Titien.

Nous en trouvons la preuve, à la date du 31 mai 1513, dans les Diarî du Sanudo(i): «Dans le Conseil des X, en séance ordinaire, il a été décidé que le Titien peintre devra travailler dans la salle » du Grand Conseil comme les autres peintres, sans aucune rétribu- » tion toutefois: mais ce qui était donné habituellement à ceux qui » y ont peint, tels que Gentile et Jean Bellini et Vetlor Scarpa\a, le » sera désormais à ce Titien».

Il ne reste malheureusement des tableaux de Carpaccio au Palais Ducal que le souvenir enregistré par les documents, car le 20 décembre 1577(2), la veille de Saint-Thomas apôtre, le feu prit dans la surintendance du magistrat des Eaux et se propagea avec une telle violence qu’il détruisit le plafond de la salle du Scrutin, et anéantit dans la salle du Grand Conseil tous les portraits des Doges et les tableaux de la salle, exécutés par Jean Bellini, Pordenon, Titien. Vivarin et autres excellents peintres, et qui représentaient l’ancienne histoire des Vénitiens au temps du doge Sébastien Ziani et de Frédéric Barberousse, empereur, pour la défense du pape Alexandre III, lorsqu’il vint en cette ville, et beaucoup d’autres très belles histoires dignes d’un éternel souvenir (3),

(1) Vol. XVI, c. 163.

(2) Un autre incendie avait éclate' trois ans auparavant, le 11 mai 1574, et avait détruit les salles du Collège, de l’Anticollège et autres, de meme une coupole de l’église de Saint-Marc, anéantissant les œuvres de Giambellino et du Titien. (Giustinian — Storie — Venise, 1830, Liv. XVII).

(3) Biblioth. Marc. — Cron. Savina, c. 266 (It. cl. VII, N. GCGXXI). — Sansovino, dans sa Venetia città nobilissima, etc. (Liv. VIII), nous a conservé le souvenir des ouvrages détruits par l’incendie de 1577:

i.° Le Paradis de Guariento.

2.0 Le Pontife Adrien IV, couronnant l’Empereur, du Tintoretto.

Carpaccio était déjà parvenu à l’âge mûr, lorsqu’il fut chargé de travailler au Palais Ducal, si l’on doit assigner la date de sa mort à l’année [525. A défaut d’indications précises sur sa vie, il convient d’attacher le plus grand prix à la lettre ci-dessous, signée de sa main,

3.0 Combat entre les Impériaux et les Romains d’Horace Vecelli.

4.0 Frédéric Barberousse reconnaît à Pavie l’antipape Octavien de Paul Veronèse.

5° Alexandre III excommunie l’Empereur, du Tintoreto.

6° Bataille de Spolète du Titien.

y.0 Le roi de France marche au secours du Pontife d'un inconnu.

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