IV. — Revae génArala des au
Nous passerons rapidement cartells des autres industries le plus souvent semblable à c
Industries chimiques . — Le tells de ce groupe est celui de 1 Sous sa forme actuelle de syi
1. ComiU central dei houilUres de 190i. Voir auial an Moniteur officiel di le rapport de H. Robert iionod.
3. Ainsi le cartell des rails fait payer chemins de fer allemsndsi en Portugal,
3. Ainsi dans son rapport jmur l'ani merce de Coblenz «ilribuB la cause de tiers de coaslructlon des pays rhénan ■nélallurgiques livrent à très bas prix matériaux (la lAle notamoieal) néecssaii
tell a été créé en 1883 et renouvelé en 1888. Mais nombre d'entreprises nouvelles se constituèrent pour combattre le cartell et formèrent dans ce but une fédération (1898). — Cartell et fédération ont fusionné depuis, mais plusieurs usines sont restées indépendantes.
L'Etat prussien est membre du Kali Kartell. Ses mines représentent en effet 29 % de Textraction de la carnallite, Tun des minerais dont on extrait la potasse. Le Ministre du commerce de Prusse peut exiger du cartell l'accroissement de la production ou la fixation de prix de vente réduits en faveur de l'agriculture nationale. En pratique — et le fait est assez rare pour être noté — les prix de vente sont plus élevés à l'exportation qu'à l'intérieur. La qualité des produits, les modes de fabrication et de livraison sont sérieusement contrôlés par le gouvernement.
Citons encore dans les industries chimiques le cartell de l'ammoniaque (Bochum, 1895), celui du benzol pour l'Allemagne occidentale (1898), celui de la stéarine et de la paraffine, etc.
Cartell du sucre, — Ce cartell consiste en une entente entre le syndicat des fabricants de sucre brut et celui des raffineurs. Les premiers s'engagent à ne livrer leurs sucres bruts pour la consommation intérieure qu'aux seconds. Ces derniers garantissent aux fabricants de sucre le prix de 12 marks 75 par 50 kilos et s'engagent à parfaire la différence si le cours international des sucres est inférieur à ce cours. Ils fixent donc à un taux élevé les prix de vente (de 27 marks 25 - 29 marks 25 les 50 kilos).
D'après MM. de Molinari et Jules Fleury ^ les deux
1. Journal des Économistes , décembre iOOl, p. 3o4-55. Voir aussi {eport ofthe Industrial Commission, t. XVlIl, p. i51.
50 CARTEILS ET TRDS
syndicats du sucre prélèveraient aii mateurs allemands un tribut annue francs (53.600.000 pour la raffinerie la fabrique de sucre). Ce calcul est paraison du prix du sucre raffiné à ché intérieur) au l" août 1901, 100 kilos, impôt déduit, et le prix c à Hambourg (exportation), soit 31 1 entre les deux cours, soit 10 franc:
équivaut, si on la multiplie par le) la consommation intérieure, au tot£ lions. Il convient d'ajouter que ce est vivement critiqué par les avo cours du sucre à l'exportation ne être accepté comme prix de base, sible d'étendre ce prix aux ventei ruiner l'industrie sucrière. — Ce surplus être modifiée. La conférei laquelle l'Allemagne a donné son a suppression des primes d'exportai mais impossible au cartell alleman par le passé le prix du sucre expo boursant sur le consommateur ail ainsi consenti.
Alcool. — L'Union des distilla conclu avec une société par actîoi limitée dite Société centrale pour tueux le traité suivant. Les dist s'engagent à ne vendre leur alcool reçoivent la totalité du prix moyen ont été vendus dans l'année sous dé mission qui varie de 2 1/2 % ponr pour l'alcool rectifié. « Le cartell de de régulariser les prix. 11 fixe aux
auquel ils doivent vendre. Violent-ils rengagement pris à cet égard, on les menace de majorer à l'avenir le prix auquel on leur vend Talcool ou de leur refuser toute livraison \. » — En raison de la crise actuelle le cartell vient de décider une réduction de la production à laquelle divers distillateurs indépendants ont souscrit ^.
Matériaux de construction, — L'uniformité relative des produits favorise la formation des syndicats dans ce groupe d'industrie. Citons les cartells des fabriques de ciment (du nord-ouest, du sud de l'Allemagne, de l'Elbe inférieur), le comptoir central de vente des briqueteries (Berlin, 1897), celui des briqueteries du Hanovre (1898).
Papeteries, — Les mêmes raisons favorisent le mouvement syndical dans les papeteries. En 1892, les quatre cartells des fabricants de pâte de bois {Holztoffsyndikate) se sont fédérés et ont fondé une Union centrale. L'association des fabricants de cellulose a tenté récemment d'établir un bureau de vente. Il existe de simples accords sur les prix entre les fabricants de parchemin et, de carton ^.
Verreries. — Le syndicat des fabricants de bouteilles de Hambourg n'est qu'un cartell de travail [Arbeits Kartell)^ c'est-à-dire une entente patronale contre les prétentions des ouvriers ; le cartell des fabricants de verres de lampes de Dresde qui groupe 38 établissements est un syndicat de vente.
Certaines industries offrent un terrain peu favorable aux cartells en raison de la multiplicité des entreprises et de la variété des produits. Il en est ainsi des
i. Industrial Commission, t. xvni, p. iM, â. Bandels Muséum, n<> du 4 septembre 1902.