Industriàl Commission,, t. I, part. I, p
3. Â partir de 4896, le trust a dû compter dans une certaine mesure avec la concurrence de la Pure OU Company.
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et aussi dans l'utilisation des sous-] circonstances, observe M. Jenks, i à voir le prix du pétrole raffiné dii au prix du pétrole brut dans de; Heures à la baisse effective ', » De du pétrole raffiné a remonté en pa hausse des produits de la métallurg fait usage pour le renouvellement i partie parce que le trust a prélei élevé.
La conclusion de la magistrale e, est ainsi formulée * :
« Le résultat général de cette étu prouver que les trust» ont eu dans maintes circonstances, au moins temporairement, le pouvoir de dominer le marché, et que dans la plupart des cas ils se sont servis de leur influence pour accroître l'écart entre le prix de la matière première et celui du produit achevé. Ce résultat a pu être obtenu, soit en élevant le prix de vente, soit en diminuant le prix de la matière première, tantôt à l'aide de ces deux procédés. Dans tous les cas, l'écart entre le prix de la matière première et le prix de vente a été accru et par suite évidemment le profit du fabricant. D'autre part, plusieurs des exemples cîtés prouvent que les trusts ne sont pas assez puissants pour supprimer toute concurrence actuelle ou potentielle et que dans nombre de cas, peu de temps après la formation du trust, la marge a de nouveau décru et a été ramenée au même niveau qu'avant la fusion. «
En somme, de l'enquête de M. Jenks ressort nettement cette double constatation :
1° Le trust, lorsqu'il parvient à se rendre maître
l'œuvre économique du trust. 161
du marché, s'empresse d'augmenter les prix de vente en prélevant un bénéfice supérieur à celui dont se contentait l'industrie libre.
2** Lorsque le trust exagère la hausse des prix de vente au delà d'une certaine limite, ses exigences réveillent la concurrence et les prix sont ramenés à lin taux plus modéré.
L'action du trust s'exerce donc dans le sens du renchérissement des prix. Nous savons cependant que, grâce à la concentration industrielle et commerciale qu'il réalise à un si haut degré, le trust est à même de produire plus économiquement que l'industrie libre. Mais nous savons aussi que la loi même de sa formation condamne le trust à périr s'il ne s'assure d'immenses bénéfices. Son capital initial démesurément gonflé, lui impose dès le début une surcharge énorme. Il lui faut rémunérer ce capital, supporter des charges très lourdes, acheter, ordinairement très au-dessus de leur valeur, les usines concurrentes. — Dans ces conditions, il est impossible au trust de se tenir pour satisfait d'un profit modéré et régulier. Il doit drainer des sommes considérables pour se rembourser des primes énormes qu'il a dû payer lors de sa fondation, pour servir au public souscripteur de ses titres un intérêt raisonnable, pour amasser un fonds de guerre dont il aura peut-être besoin prochainement.
Bénéfices des trusts, — De fait, les bénéfices des grands trusts, de ceux qui sont vraiment en Amérique les rois de l'industrie, sont considérables. Le trust du pétrole formé en 1882 au capital de 100.000.000 de dollars a réalisé, pendant les trois années 1896-1897-1898, des bénéfices nets s'élevant à 91.415.000 dollars. Son capital initial a donc été presque remboursé en trois années. Le dividende des années 1900 et 1901 s'est
élevé à 4S "(^ du capital originaire ; i a été de 45 */« ' .
Le trust du sucre a payé de 189 quelle il a eu à lutter contre de pui 1* un intérêt annuel de 7 "/^ aux aci 2* aux actions ordinaires : en 18!
1893 — 21 1/2 ''/j ; de 1894 à 1898 ■
Le trust anglo-américain des American T h read Co., fondé en ma après clôture de son premier exerc dende de 10 "/q aux actions ordins servi aux actions de préférence S'/o*. Depuis lors, ses bénéfices oc livres en 1899-1900, — 254.675 livr 160.273 livres en 1901-1902. Cette dende n'a été distribué aux actions
Le trust du sel formé en 1899 a ( fondation 7 °/g aux actions de préféi tions ordinaires. Il eût pu distribue gains ont égalé, en 1900, 12 "/„ de ;
Le plus colossal de tous les trus a réalisé pendant son premier exe bénéfice de 111 millions de dollai francs), pour un capital total de I.
soit environ 8 ^ de ce capital [bie joré).
Il ne s'ensuit pas naturellement réussissent aussi brillamment. Oe échecs : tel est le cas des premiei et de l'anthracite, étudiés par M. di
I. The Ëconomisi de Londrei, n" du îî i 3. Induitrial Commiiiion, t. XIII, p. l\x 3. The Economisl da si septembre 1901.
*. Indutlrial CommtMto», ibid., p. livi>