LES CORNERS ET LES RIKGS
r Stieda cite cette définition anglaise du )n nomme corner le traité par lequel un ;péculateurs conviennent, soit de faire haus-
d'une marchandise déterminée en procéportants achats et à l'accaparement de cette e, soit au contraire d'en faire baisser le prix Eventes considérables. » Quant au ring, Enfinit ainsiqu'il suit dans un rapport présenté jngrès : « une association de spéculateurs, , momentanément de la circulation et qui telle ou telle marchandise, afin d'écouler au ix possible les stocks ainsi emmagasinés ».
litions ne font pas apparaître nettement la lui existerait entre les corners et les rings, rd cette différence existe-t-elle ? Un autre inwachter, le nie. Il donne du ring et du e définition où les deux termes sont préme identiques. « Les associations dites rings sont des entreprises de pure spécunt pour but une exploitation du marché de lation {Ausbeutung des Konsumierenâen I, Comme la coalition pour l'accaparement moyen âge, les rings ou corners tentent
tous les stocks d'une marchandise (le cui- 3 par exemple) et de les revendre au public
près Liefmann {Die Unternehmerverbande, •Ing se distinguerait du corner, non par son :t le même, mais par la nature des éléments ompose.
1er, écrit cet auteur, n'est pas une associaême un syndicat de personnes économiune simple manœuvre commerciale [Kauf- Manipulation) qui peut être entreprise aussi
bien par un seul individu que par plusieurs. — Dans le cas le plus fréquent, il se propose d'acquérir tout le stock disponible d'une marchandise en vue de la monopoliser et de la revendre avec bénéfice. L'association de plusieurs personnes en vue de se livrer à une manœuvre de ce genre est un ring » La formule peut
paraître à première vue un peu vague. Puisque le corner, nous dit-on, peut être le fait, non pas seulement d'un unique individu, mais de plusieurs, à quels signes sera-t-il possible de reconnaître d'un ring nn corner tenté par un groupe de spéculateurs? La remarque de M. Liefmann n'en demeure pas moins juste en soi, à la condition qu'on ait soin de laisser au fait constaté le caractère d'indétermination qui lui est propre ; une définition trop précise du corner et du ring serait en effet nécessairement infidèlç. La seule observation qui puisse être présentée avec certitude est la suivante, qui confirme au fond l'assertion de Liefmann: en langage de bourse, on emploie de préférence le mot corner pour désigner une manœuvre d'accaparement entreprise par un spéculateur isolé ou un petit groupe de spéculateurs, tandis que la même manœuvre reçoit plutôt le nom de ring (parfois aussi en Allemagne celui de Schwanze) si une compagnie financière ou tout au moins un syndicat en est l'auteur.
M. Claudio Jannet a décrit fort clairement la tactique ordinaire des organisateurs d'un corner ou d'un ring. « Ils débutent par acheter tous les stocks disponibles, ce qui commence à faire monter les prix. Ils se gardent de cesser absolument de vendre, de manière à faire souffrir tous les consommateurs ; ce serait tro] dangereux. Seulement, ils limitent les ventes au: besoins de la consommation journalière, et les font des prix gradués au fur et à mesure que le cours s'<
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