CONCLUSION
concurrence soit en limitant la production, s fixant des prix de vente minima. Mais s'il tend treindre la concurrence, il ne la supprime pas e: ment. En effet :
I" Il ne fusionne pas les entreprises qa'il gro ee borne à les syndiquer ; chacune d'elles peut rep du jour au lendemain son indépendance et dénoi traité, engager même contre ses alliés d'hie guerre de prix si elle se juge assez forte pour et si les circonstances lui semblent favorables,
2° Ne fusionnant pas les entreprises dans une { compagnie telle que le trust, le cartell n'a ni i céder à ses adhérents des avantages financiers dérables, ni à faire fructifier un capital démesui gonflé. 11 n'est donc pas nécessairement induit ploiter le marché de la consommation. Sans do a soin de se ménager un bénéfice appréciable ; i se contente souvent de ce bénéfice et cherche pi le rendre permanent qu'à l'augmenter. Il s'effoi général de régulariser les cours et son actioi point de vue, est salutaire si elle n'est pas dé ressée. Il se peut au surplus que le bénéfice p par un cartell soit exagéré. 11 est possible qu'u tell exploite le marché de la consommation et q actes justifient une intervention de l'État. Uni intervention se produira plus heureusement alor une forme indirecte, par des mesures douanier! exemple, que par la mise en œuvre de cet appai la législation pénale dont le maniement est si t et parfois si dangereux.
La vérité économique et sociale sur cette grave tion des ententes industrielles se trouve donc, à avis, à une égale distance des deux théories ext. dont l'une célèbre ces organisations comme le pi
(l'une évolution inéluctable et nécessairement bienfaisante alors que l'autre les dénonce et les condamne sans aucune distinction. L'harmonie des forces produc- ^
tives est en soi l'un des facteurs du progrès industriel. Mais le monopole tel que tend à le créer le trust américain, n'est pas autre chose que l'exploitation du faible par le fort. La recherche de la formule précise qui concilie les intérêts de l'industrie et ceux dé la société peut seule préparer et faciliter la solution de ce grave problème. Or cette formule est essentiellement contingente ; elle varie nécessairement d*un pays à un autre et dans un même pays d'un temps à un autre ; ^
elle existe cependant et ne peut se dérober longtemps 1
à des investigations consciencieuses. La prééminence \
économique appartiendra à la nation qui s'appliquera à la découvrir et qui, l'ayant découverte, la prendra pour règle de sa politique industrielle. '
)EX DES MATIERES