‹ CarthageChapitre 35 sur 37 · LEGENDE · texte numérisé non relu

LEGENDE

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O.Cry/ile. ^Cha/telles.

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, décourert* et fouillée par le R. P. Delattre.

traces de graffiti ; auprès de la mensa, des tombes à plusieurs étages.

Au milieu de Vatrium, on a mis à jour la base octogonale d*un nymphmum entouré d'uncancel. L'atrium communiquait avec l'extérieur, au nord-ouest, par un corridor dans lequel on a trouvé cette inscription : (intro)YïNS ADITVS AD SACR....

III. Le baptistère, — Le baptistère formait une seconde basilique contiguë à la basilique principale, mais plus petite. Au centre, se voit le baptistère de forme hexagonale, avec trois degrés sur deux de ses côtés.

Cette basilique communique directement avec plusieurs chambres qui ont dû servir de vestiaires. Mais la petite chapelle située à l'angle sud-ouest a une abside, deux niches et deux armoires à droite et à gauche : c'était l'endroit où Ton conservait les saintes huiles, ainsi que les vases et les linges liturgiques nécessaires pour l'administration du baptême.

Au sud-est, constructions non encore déblayées, qui étaient la demeure de l'évêque et de son clergé.

Dans les ruines de cet édifice, on a recueilli plus de quatorze lOiille inscriptions funéraires chrétiennes, des centaines de basreliefs provenant, pour la plupart, de sarcophages et représentant, entre autres sujets, Adam et Eve, le Bon Pasteur, le miracle de la multiplication des pains, saint Pierre et le coq, la Vierge présentant l'Enfant Jésus à l'adoration des Mages, l'Ange annonçant aux bergers la naissance du Sauveur.

L'étendue de la basilique de Damous el-Karita, l'importance de ses ruines portent le P. Delattre à penser qu'il a retrouvé la Basilica major, dans laquelle furent inhumées les saintes Perpétue et Félicité* (Delattre, dans le Cosmos du 14 janvier 1888, p. 185; du 19 mars 1892, p. 463; du 27 janvier i894, p. 276, et du 3 février 1894, p. 306; C. J. L., Vllï, SuppL, pp. 1285 et suiv. ; le même, dans le Bulletin archéol, du Comitéy 1886, pp. 220 à 237).

1. M. S. Gsell dit, avec raison, que la basilique de Damous el-Kari ta semble avoir été reconstruite avec une modification d'orientation ; de là, elle aurait porté le nom de Basilica restituta qu'on trouve dans Victor de Vita appliqué à l'une des basiliques de Garlhage (Gsell, dans la Revue africaine^ 1893, p. 56, note, et 1894, p. 218).

Le cimetière calholique moderne est installé à rexlrémité nord-est des ruines de la grande basiltqne de Damons el-Karita, et l'on y trouve souvent des inscriptions funéraires. Le 29juilet 18^0, mourait le P. Maurel, le premier missionnaire prêtre décédé à Garthage. En creusant sa tombe, on exhuma un marbre sur lequel était gravé le monogramme du Glirisl (X et P) avec la formule IN PAGE (Del attre, dans le Cosmos du 26 mars 1892, p. 494).

C VI. — Non loin de la maison de feu le général Baccouchc, on a trouvé, vers 1874, une grande mosaïque représentant l'apprêt d'un festin. On y voit des serviteurs succincti (c'est-à-dire dont le costume sommaire .est retroussé sur les reins), qui portent des plats, des paniers, des gâteaux, des flacons, un réchaud, etc. Elle était probablement sur l'emplacement du tnclinium d'une riche villa romaine du i®' ou du ii* siècle de notre ère (S. Reinach, dans le Bulletin archéol. du Comité ^ 1889, pp. 356 et suiv.).

Près de la même maison, on a trouvé aussi plusieurs inscriptions funéraires, dont une chrétienne en grec (Delattre, dans le Bulletin ti'imestriel des Antiquités africaines, t. III 1885, p. 251 )i et un sarcophage païen (Delaltre, dans le Bulletin épigraphique ,' t. IV, 1884, p. 26).

OVIII. — Sur le plateau situé à l'est, au-dessus des grandes citernes, vers le fort, on a découvert deux salles pavées de belles mosaïques. L'une représente des chasseurs, à pied et à cheval, accompagnés de leurs chiens et poursuivant des taureaux, des sangliers, des tigres et des lions; l'autre représente Gérés entourée de fleurs et d'oiseaux (Delaltre, dans le Cosmos du 11 février 1888, pp. 294-295).

Une autre mosaïque a également été découverte auprès de Bordj-Djedid : elle représente les figures allégoriques des douze mois de l'année et les quatre saisons. Les mois sont disposés en cercle autour d'un personnage central, et les quatre saisons occupent les angles de la mosaïque; les noms sont inscrits audessus des personnages. Février porte deux canards, Mai une

corbeille de fruits, Juin un aigle, Septembre des fleurs, Octobre un lièvre. Novembre des fruits, Décembre des colombes. L'Hiver plante un arbre, l'Été tient des oranges, le Printemps des fleurs (Delattre, dans le Cosmos du 7 décembre 1889, p. 21 ; C. L L., t. VIII, SuppL, n» 12588).

OIX. Fort de Bordj-Djedîd. En 1893, en établissant sur cet ancien fortin turc, les plates-formes d'une batterie, le service de rarlillerie a mis au jour des tombeaux de l'époque punique, creusés dans le grès, et auxquels donnaient accès des puits de 4 à 5 mètres de profondeur {Bull, archéoL du Comité^ 1894, pp. 281 à 285).

• Près de Bordj-Djedid, dans un terrain appelé Ard-el-Kouhba^ on a découvert une crypte à coupole centrale, entourée d'une galerie circulaire (Delattre, dans le Bullelin épigraphique, t. IV, 1884, p. 108; E. de Sainte-Marie, Mission, p. 37).

ex. Ruines de l'escalier de la Platea nova. — Victor, de Vita nous apprend qu'il y avait à Carthage une Vlace neuve avec un escalier qui y donnait accès : platea nova cum gradibus in média civilate (De persec. VandaL^ p. 35, édit. 1535). Au moment de l'occupation de la Tunisie par la France, on admirait encore cet escalier gigantesque dont il ne subsiste -plus guère que les rampes. Je l'ai vu détruire, en 1884, par des chercheurs depierres;le P. Delattre dit, de son côté, que des ouvriers italiens ont extrait plus de 100 mètres cubes de morceaux de marbre cipolin provenant de cet escalier (Delattre, Bulletin épigraphique, t. VI, 1386, p. 86).

Beulé, qui a pu voir cet escalier encore en place, en parle avec un véritable enthousiasme.: « Rien n'était plus magnifique : du rivage on montait par cent vingt ou cent trente marches à la Place neuve. Celte place dominait la mer; on y jouissait d'une vue admirable, et, si le spectateur se tournait vers la droite, il embrassait du regard toute la ville de Carthage avec ses ports, son forum, ses temples, son acropole. Sur sa gauche, au contraire, et derrière lui, il voyait la nouvelle ville, le riche quartier de Megara... La place était dallée... » (Beulé, Fouilles à CarthagCy p. 29; Tissot, Géogr. comp,^ t. I, p. 658).

CXI. — Maison de bains du général Baccouche ; on a trouvé dans le voisinage immédiat des restes de sépultures romaines.

CXII. — Dans le village arabe de Sidi-Bou-Saïd et les alentours, on a recueilli un certain nombre d'inscriptions funéraires païennes. Le P. Delattre dit que les tombeaux qu'il a vu découvrir sur cette montagne appartiennent à des sépultures de famille et non à des cimetières communs, ce qui permet de croire que cette partie de Carthage était, comme le quartier de Megara (La Marsa), occupée par des villas, à Tépoque romaine. Le phare remplace une ancienne tour carrée qui servait probablement de vigie (Falbe, Recherches sur remplacement de Carthage, p. 42, no 88 ; Delattre, dans le Bulletin épigraphique, t. IV, 1884, p. 26 etsuiv.,et t. VI, 1886, p. 266; le même, dans les Mélanges de VÈcole de Rome, t. XII, 1892, p. 266).

GXIII àCXV. Megara(La Marsa). — Une route carrossable conduit de La Malga à La Marsa. Ce dernier quartier, dont le nom ancien, Megara, signifie « la ville neuve », était, suivant Appien (VIIÏ, il7), séparé du reste de la ville par un rempart dont on pouvait encore, naguère, retrouver des substruclions (Bureau de la Malle, Topographie de Carthage, p. 43 ; E. de Sainte-Marie, Mission, p. 179; Ch. Tissot, Géogr.comp., t. I, p. 583). C'était le faubourg riche de la Carthage punique et romaine. On y trouve, un peu partout, dans les champs en culture et les jardins, d'énormes quantités de minuscules débris d'inscriptions et de sculptures. Les restes chrétiens, lampes, tessons, épitaphes funéraires, mosaïques, y abondent, en même temps que les vestiges de Tépoque païenne qui prouvent que ce quartier fut habité par de riches colons dès les commencements de la colonie romaine (Delattre, dans \e Cosmos du 28 décembre 1889, p. 104; le même, dans le Bulletin épigraphique^ t. III, 1883, p. 296, et t. VI, 1886, p. 268; le môme, dans les Mélanges de l'École française de Rome, 1890, pp. 23-24).

Il y a une vingtaine d'années, on a retiré du fond d'un puits, situé au milieu du village, une grande et belle statue de Vénus marine, en marbre, qui fut acquise par Charles Tissot. En 1880,

TOPOGRAPHIE DE CARTHAGE iTi

on découvrit à La Marsa ua baptislëre, ud tombeau, une mosaïque, des lampes et des bas-reliefs cfaréliens et UQ vase ea terre cuite orné de symboles chréliens, qui parait avoir servi dans l'administration du baptême. Oay a signalé également un grand nombre de tombeaux de familles, c'est-à-dire des sépultures de riches Romains qui se faisaient inhumer dans leur propriété plutôt que de laisser déposer leurs restes dans les cimetières communs, qui étaient [réservés aux esclaves et auï pauvres (terwiores) (Delattre, Cosmos du 24 mars 1888, p. 463).

CXIII. Sur le mamelon appelé Koudiat Zater, auprès dupalais archiépisiopal, on a recueilli, en làSJ, une très curieuse figu-

Uirqnn d"ioi?horei paoEqu» (Jlosie ds Sainl-Louit).

rinc en terre cuite représentant un dieu punique, sans doute Baal Âmmon, barbu, coilTé d'une haute tiare et tenant une hache sur son épaule (Delattre, dans le Cosmos du 24 mars 1888, p. 465). Plusieurs tombeaux ont aussi été déterrés sur le même monticule. Chaque squelette reposait dans une auge lorraée de pierres plates. Un fragment de marbre, sur lequel est gravé le chandelier à sept branches, avec le mot hébreu ahvi, paix, tendrait à démontrer qu'il y eut là un cimetière juif (Delattre, dans la Cosmos du 24 mars 1888, p. 465). Des inscriptions funéraires, païennes et chrétiennes ont été recueillies sous les oliviers qui avoisinent ia résidence archiépiscopale et aux abords du pensionnat de Sainte-Monique, dirigé par les Sœurs franciscaines (Delattre, dans le Bulletin épigraphique.

t. IV, 1884, pp. 30 et suiv. et t. VIT, 1887, p. 101 ; le même, dans le Cosmos du 26 mars 1892, p. 496).

Le 15 mars 1883, on a découvert, non loin du palais archiépiscopal, sur un terrain appartenant à SidiSalah-Bey, entre deux grands caroubiers, un magnifique cippe funéraire d*une matrone romaine morte à la fin du ii* siècle. Le P. Delattre donne à ce Sujet les détails suivants : La défunte était figurée en stuc sur trois faces de son tombeau. La première face la représentait faisant faire sa toilette par une esclave, la seconde filant la quenouille, la troisième faisant une lecture. Très beau style. La quatrième face représentait un génie mnèbre s'appuyant sur une torche renversée. Pas dVpitaphe. Un conduit de terre cuite placé verticalement dans Taxe même du cippe mettait le sommet en communication directe avec une niche intérieure dont les parois sont formées de briques fabriquées en Italie par Agathobuiuset Diomèdes, l'un esclave, lautrc affranchi de Cn. Domitius Tullus, proconsul d'Afrique en 93 de notre ère. Ces briques nous donnent la date approximative du tombeau dont la niche ne renfermait qu'une lampe funéraire sans sujet ni marque de fabrique et un peu de cendre humaine. A quelques mètres seulement de ce tombeau et dans le même groupe de construction antique, on découvrit aussi un caveau souterrain voûté, long et haut de 2» ,50, large de 1™ ,20. On y pénétrait par une entrée large de 0™,63. C'est un tombeau; l'intérieur était entièrement revêtu d'un enduit de plâtre très blanc et parfaitement conservé. On y trouva, près des restes du sque. lette, un unguentarium de verre et trois autres vases funéraires de belle et fine terre cuite » (Delattre, dans le Bulletin épigra^ phiquCf t. III, 1883, p. 297; le même, dans le Cosmos du 24 mars 1888, pp. 463-466; S. Reinach et E. Babelon, dans la Gazette archéologique y 1885, p. 135; Tissot, Géogr. comp.j t. II, p. 804; Bulletin de P Académie d'Hippone, n® 20, pp. 17 et suiv.).

OXIV. Maison de campagne du consulatanglais.-— Dans le jardin de cette maison on a trouvé une épitaphe funéraire païenne {Delattre, Inscript, trouvées de 1886 à 1888 et communia

TOPOGRAPHIE DE GARTHAGE 175

quées à V Académie d^Hippone, p. 21, n» 90; le même, dans le Cosmos du 24 mars 1888, p. 466).

ex V. — Sur la propriété de M. Cesana on a trouvé un beau sarcophage chrétien en pierre kadel, monolithe. Il est orné de strigiles et porte, au centre, un rectangle en relief, à queues d'arondes et sans inscriptions. Le couvercle imite une toiture formée de tuiles (Delattre, dans le Cosmos du 24 mars 1888, p. 463-466).

CXVI. La nécropole de Gamart. — Le Djebel Khacul ou « la montagne creuse » doit son nom à une vaste nécropole souterraine, de plusieurs kilomètres carrés, qui renferme dc3 milliers de chambres sépulcrales, presque toutes violées à une époque ancienne, sans doute par les Vandales ou les Arabes. Toutes ces chambres, creusées dans un calcaire très tendre, se ressemblent et ne diffèrent que par l'ornementation intérieure. Elles sont identiques aux tombeaux de l'époque romaine qu'on a trouvés en Palestine et en Syrie. « Qu'on se figure donc, dit le P. Delattre, une chambre à laquelle donne accès un escalier descendant dans le sol à une profondeur d'environ 2 mètres. L'entrée est juste suffisante pour le passage d'un homme de petite taille. Après l'avoir franchie, on se trouve dans une salle rectangulaire, ordinairement plus longue que large. A droite et à gauche, dans chaque grand côté, sont pratiqués trois, quatre ou six trous de dimension suffisante pour donner place à un cadavre d'adulte. Ces trous sont rectangulaires et pénètrent dans le tuf de la montagne perpendiculairement à la paroi. Généralement, il existe au fond de la chambre, trois autres trous identiques, et vis-à-vis, il y en a deux autres, un de chaque côté de rentrée. Ces derniers pénètrent dans le tuf parallèlement à Tescalier. On a souvent désigné ces trous sous le nom de fours à cercueils, La hauteur de la chambre est d'environ de lni,50. Le plafond est percé d'un soupirail circulaire, long de 0™,50, qui aboutit à la surface du sol. Tout l'intérieur de ces chambres, plafond et parois, est enduit d'un stuc fort blanc. Souvent, le revêtement s'est détaché. Mais dans les tombeaux où il s'est

conservé, il porte parfois des inscriptions ou des ornements en relief, tels que personnages, rosaces, guirlandes, etc. »

Sur le sluc au-dessus des loculi, le P. Delattre a trouvé des inscriptions funéraires, une, entre autres, avec le chandelier à sept branches; il est certain que des juifs ont été enterrés là. Cependant d'autres épifaphes funéraires paraissent appartenir à des chrétiens (Beulé, Fouilles à Carlhage, pp. 121 et suiv. ; Delattrc, dans le Cosmos du 7 avril 1888, pp. 14-18 ; 4 janvier 1890, pp. 131 et suiv.; 26 mars 1893, p, 496; Cb.Tissol, Gêogr.comp.

Coupe leriicile d'une cbambrs aépulcrate de Gatnart.

de l'anc. prov. d'Afrique, t. I, p. 613; E. de Sainte-Marie, JUission à Carlhage, pp- 32 et suiv.).

Une dernière exploration de la nécropole de Gamart, faite aux frais de M. le marquis de VogQé.aconduit aux constatations suivantes : " Il est certain, dit M. de VogQé, que la nécropole de Gamart, qui forme un tout homogène el limité, est le cimetière de

la colonie juive de Carthage à i'époque romaine De même,

les juifs avaient aux portes de Home, sur la voie Appienne, un cimetière souterrainqui a été décrit parle P. Garrucci (en 1862), Ce cimetière renferme des sarcophages à personnages, des décorations peinlesoùDgurent desgénies.des animaux, des hommes et des femmes, tout un symbolisme plastique que l'on croyait

banni des usages judaïques : or, les inscriptions nombreuses, qui accompagnent cette décoration, ne laissent aucun doute sur son .origine Judaïque. Il faut donc admettre que les juifs établis dans les villes de l'empire romain, s'étaient relâchés de la stricte observance des prescriptions mosaïques et avaient adopté, au moins dans des tombeaux souterrains, tes motifs de l'art paien... Il ne serait pas impossible, d'ailleurs, que quelques-

Flan boriionlil d'une cbambro >épulcrale de Gamart.

unes de ces tombes décorées Hissent chrétiennes ; c'est donc dans les colonies juives que se renconlrèrent les premiers adhérents de la foi nouvelle, et la trace de ces premières conversions pourrait se trouver jusque dans les cimetières. »

M. de Vogiié est d'avis que toute cette nécropole, comme les tombeaux de Syrie et de Palestine qui ressemblent à ceux de Gamarl, n'est pas antérieure à l'époque romaine (M. de VogOé

dans la Revue archéol., 1889, t XII, pp. 163-186. — Inscriptions trouvées à Gamart, C. I. l., t. VIII, Suppl., n<» 14097 à

. 14114). Sur la nécropole, voirsurtout la récente publication du P. Delatlre, Gamarl ou la ttécropùle juive de Cartkage (Lyon,

CXVII. Sinas Uticensis (Sebkha er-Riana ou de Soukhara). — Cette sebkha ou lac salé, aujourd'hui séparé de la mer par un cordon de dunes, faisait, dans Tantiquité, partie du golfe d'Utique (Tissot, Geogr. comp, deVancienne province d'Afrique^ 1. 1, pp. 565 et suiv.). Notre carte indique approximativement le contour de l'ancien littoral vers le temps de la chute de la Garthage punique.

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