‹ CarthageChapitre 8 sur 37 · Protome de cheval couroDOé par U Vidoiro ; grain d'orge · texte numérisé non relu

Protome de cheval couroDOé par U Vidoiro ; grain d'orge

1} /■wifl/^J' {HarlhadschaljCaTlhaSQ). Paloiier. Argent.

2. Même légende. Têle de Perséphone. Û. CbeTal et palmier. Arg.

3. TSte imberbe d'Hercule, avec la peeu de lion, g fif^iy iam AamaAûfiaf.le peuple dncaDip).Têteda cheval, et palmier. Arg.

*. Télé de Véuus, coiffée du bonnet phrygien, â. /* * " '" "? ""? {mam makanal, du peuple du camp). Lïod et palmier. Argent.

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dernier adieu à la foule qui se presse sur ses pas ; puis, il fait fermer les portes, sans môme permettre à ses (ils de paraître devant lui, et il se donne la mort, en regrettant de ne l'avoir pas trouvée plus glorieuse sur un champ de bataille.

Un siècle durant, la lutte continua en Sicile entre Grecs et Carthaginois avec des alternatives de succès et de revers. Les tyrans de Syracuse, Denys l'Ancien, Denys le Jeune, Timoléon, Agathocle luttent tour à tour pour arrêter les Africains qui, parfois refoulés dans leurs anciennes possessions du sudouest de l'île, reviennent sans cesse à la charge *.

Tandis qu'avaient lieu ces luttes extérieures, la conspiration d'Hannon, dans Garthage même, mit la république à deux doigts de sa perte. « Hannon, raconte Justin», Hannon, le premier citoyen de Garthage, dont la richesse excessive était redoutable pour la république, employa ses trésors à l'asservir, et voulut, en égorgeant le sénat, se frayer une route à la royauté. Il choisit, pour l'exécution de son crime, le jour des noces de sa fille, afin de cacher plus aisément, sous le masque de la religion, l'affreux dessein qu'il méditait. Il fait dresser, sous les portiques publics, des tables pour les citoyens, et dans l'intérieur de son palais, un festin pour le sénat, afin de le faire périr en secret et sans témoins par des boissons empoisonnées, et d'envahir plus aisément fempire privé de ses chefs. Instruits de ce dessein par ses serviteurs, les magistrats le déjouèrent sans le punir : ils craignaient qu'avec un homme aussi puissant la découverte du crime ne fût plus funeste à l'État que le projet de son exécution. Se bornant donc à prévenir la conspiration, ils fixèrent les frais des noces par un décret qui, s'appliquant à tous les citoyens, semblait moins désigner le coupable que réformer un abus général. Hannon, entravé par cette mesure, excite les esclaves à la révolte, fixe une seconde fois le jour des massacres, et voyant encore sa trame découverte, s'empare d'un château

1. Sur cette période des guerres de Sicile, voyez les t. lll et IV de £dw. Freeman, TheHistory of Sicily (Oxford, 1892). Le tome IV de cet important ouvrage a été publié en 1894, après la mort de fauteur, par M. Arthur J. Evans.

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