‹ CarthageChapitre 9 sur 37 · Justin, XXI · texte numérisé non relu

Justin, XXI

Tort avec vÎDgt mille esclaves arméj. Li, tandis qu'il appelle i son secours les Africains et le roi des Maures, il tombe aui

HaUari (sislue colnsiale de 4-*,ïl> ds hiut, icDuvée à Amuthaulc, ca Cipr«], Le dieu a de pslitcs cornei et <a birbe e>t [rigée i l'Dijrieiine ; une peau do lion esl nouée autour de gei reini ; ds in mains vigonnafet, il lient pu lo patlca de derrière une Uoqdb lu^pcudue dsTautlol.

mains tles Carthaginois qui le battent de verges, lui fout cre-

ver les yeux, rompre les bras et les jambes, puis, lui donnent la mort aux yeux du peuple ; enfin, son corps déchiré est mis en croix. Ses fils et tous ses parents, même étrangers à la conspiration, sont livrés au supplice, afin que de cette race odieuse il ne survécût personne qui pût imiter son crime ou venger sa mort. »

Parmi les épisodes de la lutte des Carthaginois contre les Grecs en Sicile, l'un des plus étranges est, à coup sûr, Taudacieux coup de main que le tyran de Syracuse, Agalhocle, tenla contre Carthage elle-même. Les Carthaginois assiégeaientSyracuse lorsqu'Agathocle, laissant dans la ville unegarnison suffisante, et trompant lavigilancede Tennemi, réussit à prendra la mer et à passer en Afrique avec Télile de ses troupes. 11 debarque auprès des Latomies, aux carrières d'EI-Haouria, non loin du cap Bon, brûle ses vaisseaux et s'empare successivement de Neapolis (Nebeul), d'Hadrumète {Sousse),de Thapsus, de Tunis et de deux cents bourgs où les Carthaginois avaient de splendides villas. Alors ceux-ci, saisis d'une terreur soudaine, se mirent à faire de grands sacrifices à Melkart et à Moloch. Ils envoyèrent au Melkart tyrien de riches présents, et immolèrent au terrible Moloch deux cents enfants choisis dans les plus illustres familles de la ville. Ils comptaient par là apaiser la colère des dieux dont ils avaient, au temps de leur prospérité, négligé le service, par fraude ou coupable avarice.

Pour comble d'infortune, une conspiration qui rappelait col le d'Hannon éclata dans Carthage. Les deux chefs de Tarmée, raconte Diodore de Sicile*, Hannon et Bomilcar étaient divisés par des haines héréditaires. Ce dernier, qui depuis longtemps aspirait à la tyrannie, voulut profiter du désarroi général pour réaliser ses espérances. Sous prétexte de passer en revue les troupes réunies dans l'un des faubourgs de Carthage de formation récente, Megara (La Marsa), il fit sortir des rangs tous les soldats sur lesquels il ne pouvait compter, puis à la tête de cinq cents citoyens de Carthage et de 4000 mercenaires soudoyés, il se proclama lui-même tyran de sa patrie. « Il divisa

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