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petites corrections près dont je puis conuenir auec luy et qu'il seroit très important pour le seruice du Roy que vous fissiez quelques fonds pour les commencer. Cependant, si vous n'en remettez aucun cette année, je trouur que sa présence n’est pas bien nécessaire en Canada et qu’il faudrait luy donner encore le reste de cette année pour se remettre.
» [l'est vray qu’il y a deux ans qu'il est icy, mais les maux de poitrine dont il est attaqué ne vont pas viste, il fera pourtant, à ce qu’il n’a assuré, tout ce que vous désirerez de luy parce qu’il est de bonne volonté.
» Mais je vous supplie très humblement, Monseigneur, d’auoir attention à ce qu'il demande qui me paroit juste. Il souhaiteroit que ses appointemens fussent sur le même pied de l'ingénieur des isles d'Amérique et que vous luy procurassiez une croix de S'-Louis. Il est capitaine depuis dix ans et il a seruy sous mes ordres en plusieurs sièges et entre autres à celuy de Namur; il est dans le génie depuis dix-huit ans; voilà suffisamment de temps pour obtenir cette grâce; comme c’e t moy qui l’ay proposé pour le poste qu’il a, je croy, Monseigneur, que vcis ne trouuerez pas mauvais que je vous recommande ses intérests d’autart plus qu’il est du seruice de Sa Majesté de donner quelque agrément à ceux qui comme luy seruent dans les pays lointains et qui sont des suiets de mérite. Je suis toujours avec beaucoup de respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant seruiteur. VAUBAN. »
Il faut croire que cette recommandation qu’on aurait estimée si puissante n’eut pas grand eflet, car Levasseur ne fut nommé chevalier de S'-Louis qu’en 1704. Voici ses états de service d’après Laffilard, Colonies :
Levasseur de Neré ou de Nerey, de académie de Rennes, en 1680, ingénieur à Bayonne en 1684, puis à Ja Rochelle en 1688, devint capitaine dans le régiment d'Anjou en 1691, capitaine réformé et ingénieur au Canada en 1692, garde-marine au Canada le 1° mars 1693, capitaine en pied et enseigne de vaisseau le 1° avril 1694, chevalier de St-Louis le 1° juin 1704, retiré le 14 juin 1712 et rétabli capitaine réformé au Canada le 29 avril 1717.
Cette liste complémentaire des cartes manuscrites de la Nouvelle
France, bien qu’elle soit déjà longue, est pourtant bien incomplète, nous le savons.
Aux archives des affaires étrangères, un Mémoire de plusieurs papiers concernant la Nouvelle-France, daté du mois de mai 1687, cite les cartes et plans suivants que nous n’avons pu retrouver :
1. Plan de Pentagouet, en Acadie; c’est peut-être celui qui existe au dépôt des fortifications des colonies.
2. Carte du lac Ontario et des habitations qui l’environnent et le pays que M" Dolier et Galinay missionnaires de Saint-Sulpice ont parcouru (1671?)
3. Plan des terres et lacs les plus esloignés que les Français ont descouuerts.
En note on lit: «Ce plan a été envoyé de Canada en 1673 par M. de Frontenac; on voit par ce plan que les Français allaient jusqu’à la baye d'Hudson. » La découverte du Missisipi y figurait-elle ?