‹ Cartographie de la Nouvelle France [microforme]Chapitre 2 sur 21 · ICE · texte numérisé non relu

ICE

sans intérêt de

14 a réuni tous lant le siège de la rue de l’Univestibule, Cette ;s des colonies »

dans une sorte

nde-t-il à l’em-

que le ministre es cartons. Puis ment notre car-

yé lui annonce, arrivée, auprès

er M. Harrisse, les colonies sans

onsieur, que les

murs pour venir doute lui trans-

la sur ce thème M. Harrisse de ite) à la Place

rêter, M. Harque les renseiie qui ne nous ui s'était passé il ajouta qu’il aire des Étatsût donné, dans

ambassadeur

us aigres que ons qu'il avait éter.

Dépôt des farà cette mesure às reçu ne rapsez, Grâce à la

bienveillance du colonel Robaud, nos recherches ont été singulièrement faciliées, nous nous faisons ici un devoir de lui en adresser tous nos remerciements.

Ces archives, que le public ne connaît pas, sont singulièrement riches en documents de tout genre sur nos colonies. À côté de mémoires techniques, on y trouve des rapports adressés par nos gouverneurs au ministre de la marine sur les découvertes opérées, sur l’état économique et financier, sur les moyens de développer les ressources, sur les besoins de tout genre de nos établissements. On y rencontre aussi quantité de mémoires relatifs à l’ancienne Compagnie des Indes, sur les menées et les armements des Anglais, sur les rajahs dont l'alliance nous serait utile, ainsi qu’un nombre fort considérable de cartes et de plans manuscrits dont quelques-uns sont d’une exécution véritablement remarquable. Notons au passage de gros et gigantesques albums reliés en maroquin rouge, dont les armes ont été lacérées et les fermoirs écussonnés arrachés sous la Révolution, et des cartes de Saint-Domingue à très grande échelle qui sont de véritables œuvres d’art. Un et peut-être plusieurs cartons renferment des cartes de Madagascar, des plans des établissements et des forts que nous y avions fondés, ainsi que des projets adressés au ministre par MM. de Modave et de Beniowski pour ne citer que les plus célèbres.

De tous ces documents, il existe des inventaires, mais ils ne sont pas toujours exacts, comme nous avons pu nous en apercevoir, et si l’on pensäil à les imprimer, il faudrait auparavant les revoir avec le plus grand soin.

Ajoutons que ce dépôt si intéressant à des titres divers est logé dans une pièce à l’entresol sur une cour étroite, de sorte qu'on ne peut y travailler sans lumière. Ce bureau est en outre occupé par trois gardes d'artillerie qui ne sont là que de passage, qui, par conséquent, ne peuvent être au courant de tout ce qu’il renferme et dont les fonctions n’ont rien à voir avec le classement et l’entretien de ces documents. Ne pourrait-on pas mettre à la tête de ces archives auxquelles, pour leur conserver un caractère historique, on enlèverait les affaires récentes, un archiviste sérieux, érudit, et non plus un commis, qui en publicrait le catalogue ? C’est ce qui se fait aujourd’hui pour les archives de la marine; quand donc en fera-t-on autant pour celles des colonies? Ne pourrait-on les transporter soit aux archives des colonies dont elles font naturellement partie, soit au Dépôt des cartes de la rue de l’Université ? Nous appelons toute l'attention de la Commission présidée par M. de Rozière sur la situation des Archives du dépôt des fortifications. Il y a là des cartes et des plans uniques dont l'intérêt historique est considérable et quantité de mémoires dont la conservation et le classement importent grandement à l’histoire de nos

colonies.

GABRIEL MARCEL, Bibliothècaire à la Bibliothèque nationale (Section des cartes et plans).

Page 1