‹ Cartouche drame nouveau en cinq actes huit tableaux (volume 2)Chapitre 15 sur 91 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

D’ORBESSAN, L'EVEILLE, p«i. CARTOUCHE.

l'éveillé.

Monsieur le comte est prié d'attendre icj quelques secondes. d'arbe&san.

C'est bien ! Tiens, voilà un meuble tout pareil au mien !

Ca Kl oi; Cil R, nilrnt.

Soyez le bienvenu cliez moi. monsieur le comte.

D'oUKStAN.

Monsieur... (M rryord* avec wurpn,e ua groupe d« brou»*, et pari* d'un tir diurtii.) Vous voyez... que je suis exact...

Et je vous en suis fort reconnaissant... Que regardez-vous dore ainsi?

J>*08lESSAH.

Moi... je... c’est bien étonnant !..

Quoi?

u'OR&F.SSAN.

Imaginez-vous que je trouve ici des meubles, et jusqu’à des objets d'art tout semblable.*) aux miens.

Vraiment?.. Vous niiez me rendre fier de cette conformité de goût...

d’omeman.

Mais, Dieu me pardonne, c’est mon groupe en bronze de Florence !

C’est charmant, n’est-ce pas?.. J’ai eu cela pour rien.

D*OR URSS AN, «konné.

Ah!

:artolxhc.

Comment trouvez-vous ces girandoles?.. C'est gracieux de forme, n’est-ce pas ?

d’orbessa*.

Mais j’ai les pareilles!..

En vérité ?

d’ohbessan.

Et voilà encore un Apollon comme chez moif.i une Diane

; •« > i : e... connue chez moi L. Ah ! pour le coup, c'est trop fort!., c’est impossible !

Qu'avez-vous, cher comte?

d’orcessah.

Monsieur, d'où vous vient cette mosaïque italienne?

Ma foi, je l’ignore...

d’orbussan.

, Eh bien ! c’est moi. Monsieur, c’est moi-môme qui l’ai couimandée à Doyen! Voyez!.,, elle représente les armes de l’Amour.

Oui, oui...

d'orrkssan.

Remarquez cette guirlande de cœurs enflammés.

Tri-s-joli ! très-galant !

d'orsessan.

L’idée m’en est venue à la lecture d’une poésie fugitive... M’cxpliipierez-vous comment celte mosaïque se trouve ici!.. Notez que je l’ai payée un prix fou, à la condition qu’on n’en ferait pas une Seconde...

Et on en a fait une seconde... ainsi va le commerce... d’oeresmu.

C’est impossible, Monsieur, et je jurerai»...

Regardez donc, monsieur le comte, il y a des deux côtés de cette glace un vide, qui, j’en suis sûr, n'existe pas chez voi* c d'orressar.

Chez moi, Monsieur, il est rempli par des portraits de famille.

Eh !.. j’ai précisément là les miens... fn*,.n»r.} Iaïa portraits !..

(Dm voleur» tpportent Je» tuiles qu'il» »ccroch<at l’uso »|>re» l'aolrc.) D’orBESSaN.

Je ne sais plus si je rêve ou si je veiile.

CARTOUCHE, coalrant l« pttoiUf portrait.

Mu tant,-, Monsieur...

d’orhessan.

C’est ma tante la chanoinesse I

CARTOUCnU, lr.-jr.lnul le frcooil.

Mon oncle ; ta ternel!..

d'obuessan.

C’est mon grand-oncle le commandeur!.. Ah! tenn, Monsieur, ne cherchez pas à m’abuser plu» longtemps!., celte preuve est décisive : on a vidé mon hôtel pour remplir celui-ci. cartouche.

Vous avez deviné.

d'orrissar.

Veuillez me dire alors...

11 s'agit d’uac innocente plaisanterie.

V OAIESSAN.

D’une plaisanterie !

Le coupable, monsieur le comte, en subira toute» les conséquences.

d'orbessak.

Mais expliquez-vous donc !

Ce matin, vous avez été sévère pour le guet comme pour les voleurs. Le guet a voulu vous prouver qu'il n’était pas aussi maladroit que vous le supposiez... ei moi. en vou» faisant dévaliser par mes hommes, j’ai tenu à vous montrer que voua n'étiez pas plus que personne à l’abri d’un coup de mnm. k'ORKMW.

Je vous préviens, Monsieur, que cette explication ne me suffira pas...

Oh! mais ce n’est pas tout! Je ne nie suis pas contenté d faire enlever vos meubles, je me suis permis de les visiter ton l’un après l’autre, et voici les lettres que contenait votre «ocré taire.

d'orbessan.

Vous avez osé I..

Parfaitement!.. Si vous saviez tout ce que j’ose, mur...

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