‹ Cartouche drame nouveau en cinq actes huit tableaux (volume 2)Chapitre 75 sur 91 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les même*, MILADY.

uiLADt. Mon oncle! mon cher oncle!

tiLRUY. Ma chère nièce! <n

milady. Combien j’ai été heureuse en apprenant que vous alliez me faire visite.

de r ht. Je n’en doute pas; et sans mes nombreuses occu-

R atious, je serais venu bien souvent en ce pays. Mais les ouïmes politiques ne s'appartiennent pas.

Williams. Ils apiwrlienucnl à tout le monde : omîtes omnibus. dlrht. Omîtes omnibus, c’est cela.

miladv. Vous avez causé avec sir Williams, avec mon mari? (Kilt rrgarcif wiiiia»*.} Comme moi, il sc faisait une fête de vous recevoir.

derby. Je l’en remercie; nous sommes déjà les meilleurs amis du monde, (a pan » Milady.) Cependant je l’avais rêve autrement. miladv. On >e fait comme ça des idées...

derby. Tes lettres m’entretenaient de toutes les qualités d’un gentlemann...

Williams, a p»H. Un»-' se disent-ils ?.. Et quelles sont ses intentions?

miladv, a lora Derby. C'est un vrai gentleman .. ait fond... (Haut.) Je regrette, mon cher oncle, que vous n’ayez que quelques instants...

debbt. Quelque» jour», ma chère nièce, quelques jours...

MILADV, inqui'lt. QucIljlICS JOUTSl

Williams, * part. Quelques jours!.. Diable! cela menace de se prolonger.

derby. J’ai un compte à régler dans le pays... un compte depuis longtemps en litige; car la justice marche lentement. WILLIAMS. Pt'de clitudieo. Eh! eh I

DF.iiBT . Pede claudien, magister. (a pari.) Décidément, il est très-jovial, («•«ii.) J'ai justement rencontre le fils de lord Sommer», mon adversaire.

miladv, ti» ut. Sir Albert?..

di.riiy. Oui, il arrive de New-York... Il m’a promis de faire entendre raison à son père... J’ai oublié de lui dire que tu étais remariée.

miladv, a pan. Tant mieux!

derby, a <ruii ba«*r. J avant pensé autrefois... mais n’importe... (iia«i.) Voyons, ma chère nièce, voulez-vous profiter de mon séjour pour me faire connaître votre nouvelle habitation? Williams. Oui: Milady, conduisez votre... notre oncle, (a J'ai besoin de respirer.

derby, a p»n. Voilà un mari qui se laissera mener entièrement par sa femme;' sous ce rapport, il convient parfaitement a mu nièce.

mii ady. a pan. Je prévois des embarras.

WILLIAMS. Allez, Milady!., (0 lui btiac la mil.} Il faut bien faire ceci, n’est-ce pas?

Dtutv. il vous baise la main parce que je suis là... Embrasscz-la, morbleu! ne prenez pas garde à moi... Allons, (wîümm

rmbrait* Milady.)

- miladv, i part. Il joue à merveille son rôle.

dkiiby. Eli! voyez donc, ma nièce... Vous avez dérangé le nœud de sa cravate; rcfmtes-inoi cette rosette-là.

miladv, b«iiunt. Vous le voulez?

début. Certainement, /a wiiii»«n.) Vous avez lu une femme charmante, n’esl-cc pu»?

Williams, ar*e ctiaieur. Adorable, milord... adorable!

derby, a pan. Allons. Je ends que tout ira bien.

miladv, a pari. Mon oncle est exigeant!

debbt. Venez, ma uièco, venez!.. Je suis content de votre

mari ! Ill« prient par le Fond.)

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