‹ Cartouche drame nouveau en cinq actes huit tableauxChapitre 11 sur 91 · TABLEAU 1, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

TABLEAU 1, SCÈNE VI

trouver tout de suite la cousine Jeannette, qui est quelquefois de bon conseil.

FRANÇOIS

C’est vrai, tu m’as tout réconforté... J’irai voir Louise dès qu’il fera jour.

JEANNETTE

Oui, oui... mais en attendant, il faut que tu te reposes : viens avec moi jusqu'à la boutique, je donnerai un coup d’œil à l'étalage, et après je te conduirai moi-même chez le plus honnête logeur du quartier.

FRANÇOIS

Dis-moi, cousine, est-ce que tu ne crains pas de rencontrer des voleurs.

JEANNETTE

Des voleurs?... moi!... je ne sais pas comment ça se fait, mais je n’ai jamais été arrêtée, et cependant je parcours la ville à toute heure de jour et de nuit... Et, ce qu’il y a de plus singulier, quand je passe, les gens à mine suspecte s’effacent le long des murs et me tirent poliment leur chapeau.

FRANÇOIS

Tiens !.. Qu’est-ce que ça veut donc dire ?

JEANNETTE

Eh 1 mon Dieu, ils devinent que je suis pauvre.

FRANÇOIS

Ils auraient bien dû en deviner autant pour moi.

Allons, viens, cousin, partons.

FRANÇOIS

Partons, cousine. (ll< sortent Iras dessus, bras dessous. Au moment où ils s’éloignent, les voleurs rentrent de toutes parts, avec précaution.)

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