SCÈNE IV
D’ORBESSAN, DE GRANDL1EU, soldats, puis CHARLOT.
d’orressan.
Si vous m’en croyez, monsieur le chevalier du guet, vous ferez faire halle à vos hommes, car cette partie de la forêt est celle qui' nous a été signalée comme servant de refuge à la bande de Cartouche.
DE GRANDLIEU
En ce cas, je ferai fouiller les buissons, les taillis... car il faut qu’à tout prix j’aie raison de ce misérable.
Et je promets de vous seconder de mon mieux... (De Grandiieu cause tout bas avec un lieutenant et donne des ordres; les soldats se dispersent de différents côtés.)
LE LIEUTENANT, amenant Chariot.
Qui es-tu?... qu.e fais-tu ici?...
CHARLOT
Je suis militaire au service du roi, et je demande à parler à monsieur le chevalier du guet, la !
DE f.RANDLIEU.
A moi?... qu’as-tu à me dire?...
CHARLOT
J’ai à vous dire d’abord, monsieur lé chevalier, que je ne suis pas du tout content du gouvernement.
d’orbessan.
• Hein !... vraiment?...
DE GRANDLIEU
Que signifie, drôle?..
CHARLOT
C’est pas pour porter cet uniforme-là... (il montre ion habit.) que je me suis engagé.
DE GRANDLIEU
Cela... un uniforme ?...
d’orbessan.
Voyons, explique-toi donc enfin... tu dis que tu t’es engagé...