CARTOUCHE, DUMÉNIL, BEAULIEU, NICAISE, VOLEURS
CARTOUCHE.—Qu'on dépose le butin de cette nuit. dans le magasin ; plus tard je ferai le partage.
Les voleurs qui sont entrés chargés des effets qu'ils ont pillés chez M. de Méran, ferment d'abord les portes, puis exécutent cet ordre.
BEauLIEu.--Capitaine, le paysan que tu nous as adressé a reçu l'accueil qu’il méritait. Il est maintenant dans une des caves de cette ferme, à ta disposition ; que faut-il en faire ?
CARTOUCHE.—Je m 'occuperai bientôt du sort de monsieur Pierre Leroux, n’est ce pas ainsi qu'il se nomme ?
NICaise (qui est arrivé en pleurant).—Oh ! oh ! oui... hilhil
DumÉéNiz.—Veux-tu bien te taire, imbécile ?
NICaise.—J'peux pas... ah! ah!
Duméniz. —Silence, corbleu !.…. Voilà cependant la musique dont il nous a régalés tout le long du chemin. (A Cartouche.) Qu'est-ce que nous allons faire de ça?
CarroucHe.—Il aidera notre vieux cuisinier dans les soins du ménage.
BEauLIEU.—-C'est bon ; je me charge de le.mettre au fait.
CarToucHEe.—Ah! j'oubliais; vous trouverez sur lui une bourse d’or que je lui ai donnée hier, et qui lui devient tout à fait inutile aujourd'hui.
DumÉNIL.—Je me charge de la restitution.
Nicaise.—C'était ben la peine de me la donner, hé ! hé! (On /e fouille.)
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DuMÉNIL.—Allons, marche ! (77 met la bourse dans sa poche.)
Sur un signe de Duménil, deux voleurs le conduisent dans la ferme.